Triste jourâ¦. Noir ! Mon cÅur tangue entre un pays qui se détruit sous mes pieds et mes rêves de construire une nation. Une ! Les mots flambent. Notre terre aussi. La politique sâen fout et se fout de nos gueules. Un peu comme nâimporte quel jeu dâenfants. A qui tire mieux les ficelles. A qui ne pense quâa lui et pas a lâHistoire. Celle qui construit les hommes. Les vrais. Ceux qui ont de principes qui se battent pour des droits. Les nôtres. Des droits de citoyenneté, des droits de vie commune. Loin de Dieu.
Oui Dieu⦠partout ! Nâimporte où. A la moindre occasion, le foutre tant bien que mal dans tous les petits trous. Dieu ! Encore lui ? Toujours lui. Malheureusement. Entre deux lois, entre deux doigts. Comme pour nous emprisonner un peu plus. Nous empoisonner jusquâà la moelle pourrie.
Et si Dieu nâexistait pas ? Et si Dieu nâétait que pure invention ? Et si Dieu nâest supposé quâappartenir à mon cÅur, à mes croyances. Entre moi et moi même. Mâagenouiller mains jointes, ou sur les genoux. Clocher ou minaret. Quelle importance ! Allah, ou Jésusâ¦Une religion. Une croyance. Subjectivité ! Loin de la gérance dâun pays.
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Et si Dieu justement en a marre de nos histoires et voudrait bien quâon lui foute la paix. Un peu⦠Un tout petit peu. Parler de Dieu, lâévoquer. Comme si il nâappartient quâà eux. Eux ces politiciens, ces dépravés de principes, qui veulent acheter les lois des cieux, au nom dâune nation qui nâexiste plus depuis belle lurette.
Dieu ! Mal foutu, toujours bafoué comme pour nous faire peur des anges et de lâenfer qui vient avec. Peur que le ciel nous tombe sur la tête. De Saint Pierre et des vierges qui attendent en dansant une salsa alambiquée. Dieu, qui nâappartient quâ à Nietzche peut être. Qui nâa pas de confessions. Qui nâest quâidée à imaginer et à vivre. Qui nâest ni maronite, ni sunnite, ni druze.
Continuer à vivre au sein dâun pays théocrate. Continuer à supporter ces niaiseries qui nâévoquent que la différence de lâautre. Applaudir des politiciens qui surchargent les différents au lieu de rapprocher le peuple. Qui brandissent des slogans de liberté, dâindépendance et de vie harmonieuse, tout en votant pour une loi qui date des hommes de Cro-Magnon. Qui cela dit, nâavaient toujours pas découverts Dieu, et préféraient prier le soleil. Humanité Païenne ! Transformée en humanité hypocrite. Liban théocrate. Libanais en stagnation constante. Consentante. Une situation qui empire avec les années qui viennent, avec les élections qui se répètent. Les mêmes sièges pour les mêmes têtes. Les mêmes fesses de babouins au sein dâun parlement stérile.
A tous ces politiciens, et tous les gros mots que jâai envie de vous dire. Vous qui faites que notre jeunesse file sous nos pieds, qui nous obligent à nous endetter pour survire, qui nous poussent à signer des contrat de travail Outre-mer, qui débitent des bobards enveloppés sous des noms de liberté et de fraternité. Vous pour qui je nâirai pas voter. Surement. Pas.
Et si Dieu le veut et, me donne des dizaines dâannées à venir, jâirai cracher sur vos tombes. A plein poumons ! A cÅur ouvert et à cris tendus !!!!
Hala Moubarak




