Aujourd’hui, 19 août, Journée mondiale de la photographie, rappelons les tout premiers jalons photographiques de l’actuel Liban et la primauté du daguerréotype de Baalbek daté de 1843.
1839 : essais à Baalbek, non conservés
L’année 1839 marque l’annonce officielle du daguerréotype à Paris. Des récits signalent des expérimentations photographiques à Baalbek la même année dans le cadre de voyages scientifiques. Aucune plaque n’a été conservée. Ces essais relèvent d’une hypothèse documentée mais dépourvue de trace matérielle.
1840 : première image connue de Beyrouth, original perdu
En 1840, Horace Vernet et Goupil-Fesquet réalisent un daguerréotype de Beyrouth où figure notamment la mosquée Amir Assaf. Le cliché original est perdu. Une impression subsiste, ce qui en fait la plus ancienne représentation photographique connue de la capitale, sans qu’il s’agisse d’un daguerréotype conservé.
1843 : premier cliché conservé du Liban, Baalbek
La plus ancienne photographie authentifiée et conservée du territoire libanais date de 1843. Joseph-Philibert Girault de Prangey réalise alors un daguerréotype du Temple de Jupiter à Baalbek, notamment l’Hexagonal Court. Ce tirage constitue la première trace photographique durable du Liban et l’un des tout premiers usages du médium pour documenter des ruines antiques au Proche-Orient.
Pourquoi Baalbek
Baalbek, dans la plaine de la Békaa, était une étape majeure du voyage d’Orient au XIXe siècle. L’ampleur des structures romaines et leur intérêt archéologique en font un sujet privilégié des premiers opérateurs. Que le plus ancien cliché conservé du Liban y ait été pris souligne la place centrale du site dans la mémoire visuelle régionale.
Repères chronologiques
1839 : essais rapportés à Baalbek, non conservés.
1840 : première image connue de Beyrouth, daguerréotype perdu, impression survivante.
1843 : premier daguerréotype conservé du Liban, Baalbek, par Girault de Prangey.
Le 19 août est la Journée mondiale de la photographie, en référence à 1839, année de l’annonce du daguerréotype. Moins de quatre ans plus tard, la technique documentait déjà Baalbek, inscrivant le Liban dans les débuts de l’histoire photographique.



