Les citations rapportées dans la presse libanaise en 2024 ne sont pas de simples mots. Elles incarnent des prises de position, des appels à l’action ou encore des témoignages poignants d’un pays en proie à des crises multiples. À travers des déclarations politiques, économiques, sociales et culturelles, elles traduisent les aspirations d’une nation déterminée à surmonter les obstacles.
1. Les citations politiques : Vers un consensus introuvable
Lors de sa visite à Damas, Walid Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste, a déclaré : « Nous avons besoin d’une coopération fondée sur la souveraineté mutuelle. » Prononcée lors d’une rencontre avec Ahmad Charâ, cette phrase reflète la volonté de rétablir des relations équilibrées entre le Liban et la Syrie. Joumblatt cherchait ainsi à rassurer l’opinion publique sur l’intégrité nationale, tout en appelant à tourner la page des tensions passées.
Elias Hankach, député Kataëb, a affirmé : « Si modifier la Constitution est la seule solution pour élire un président, faisons-le. » Cette déclaration, rapportée dans Al Sharq, illustre les blocages politiques autour de la présidentielle 2025, où des ajustements juridiques sont envisagés pour débloquer la situation.
Nabih Berri, président du Parlement, a rappelé lors d’un débat parlementaire : « Les réformes ne doivent pas être perçues comme des impositions étrangères, mais comme une nécessité pour notre survie. » Dans un contexte où les lois économiques sont débattues, Berri insistait sur l’importance de mener ces réformes pour restaurer la confiance nationale et internationale.
Michel Moawad, député réformiste, a averti : « Nous avons besoin d’un consensus national, pas d’une répétition des divisions passées. » Ce message, rapporté dans Ad Diyar, reflète une tentative de dépasser les lignes sectaires pour permettre au Liban d’adopter les réformes structurelles réclamées par le FMI.
2. Les citations économiques : Des défis urgents à relever
Lors d’une conférence de presse, Wassim Mansouri, gouverneur par intérim de la Banque centrale, a déclaré : « Nous devons d’abord restaurer la stabilité monétaire pour regagner la confiance des Libanais. » Ces mots, prononcés en réponse à l’effondrement de la livre libanaise, traduisent l’urgence d’une gestion stricte des politiques économiques pour limiter les impacts de l’inflation.
Lors d’un forum sur l’énergie, Rita El Hage, entrepreneure, a affirmé : « Investir dans l’énergie solaire est la seule voie pour réduire notre dépendance aux carburants importés. » Ces propos, relayés par Al Akhbar, montrent comment des initiatives locales tentent de pallier les pénuries chroniques d’électricité en adoptant des solutions durables.
Ahmed Darwich, agriculteur du Sud, a déclaré dans Ad Diyar : « Si l’eau manque, tout s’effondre. » Ce cri d’alarme met en lumière l’impact du changement climatique sur l’agriculture libanaise, qui souffre de sécheresses répétées et d’un manque d’infrastructures adéquates.
3. Les citations sociales : Résilience et frustration
Ali Mansour, enseignant en grève, a déclaré : « Nous enseignons pour préparer l’avenir, mais notre propre avenir est dans l’obscurité. » Ces paroles, rapportées par Al Nahar, reflètent les frustrations des enseignants confrontés à des salaires dévalués et des conditions de travail précaires.
Layla Khalaf, mère de famille à Beyrouth, a confié : « Nous n’avons pas besoin de beaucoup, juste de pouvoir vivre sans crainte du lendemain. » Cette déclaration, recueillie sur un marché local et relayée par Al Liwa’, illustre la précarité quotidienne des citoyens face à une inflation galopante.
Rami Salhab, jeune diplômé en grève, a affirmé : « Si nous ne trouvons pas d’opportunités ici, nous serons obligés de partir. » Ces mots, publiés dans Al Akhbar, reflètent l’amertume d’une jeunesse désabusée par le manque de perspectives d’avenir dans son propre pays.
Enfin, Mona Khalil, mère de trois enfants, a déclaré dans Al Quds : « Nous ne voulons pas de charité, mais d’un système qui fonctionne pour tous. » Cette phrase illustre un besoin urgent de réformes sociales pour répondre aux attentes fondamentales des familles libanaises marginalisées.
4. Les citations culturelles : Protéger un patrimoine menacé
Lors d’une visite à la gare de Beyrouth, Georges Khoury, restaurateur, a déclaré : « Chaque pierre de cet endroit porte une histoire, et nous avons le devoir de la préserver. » Cette phrase traduit l’importance symbolique de restaurer des monuments historiques pour sauvegarder l’identité culturelle libanaise.
Samira Rami, artiste exposant à Paris, a affirmé : « Nos œuvres racontent l’histoire d’un peuple qui refuse de disparaître. » Ces propos, rapportés dans Nida’ Al Watan, montrent comment l’art peut servir de mémoire collective et d’outil de résilience face aux crises.
Rania Matar, membre de la diaspora, a rappelé lors d’un événement culturel : « Peu importe où nous sommes, le Liban vit en nous. » Cette déclaration, relayée par Nahar Int’l, illustre l’attachement des expatriés au patrimoine culturel de leur pays.



