Tag: crise économique
Accord‑cadre et mémoire du 17 mai : comparaison politique et limites de l’analogie
L’accord‑cadre signé en juin 2026 entre le Liban et Israël ravive le souvenir du traité du 17 mai 1983. À l’époque, l’occupant imposait un texte décrié et aussitôt abrogé. Aujourd’hui, la comparaison est mobilisée par les opposants pour dénoncer un « contrat de reddition ». Pourtant, le contexte géopolitique, l’état de l’armée, le rôle du Hezbollah et la crise économique rendent l’analogie fragile.
Réformes bancaires : Jaber mise sur la France
Le ministre des finances, Yassine Jaber, a reçu une délégation française à Beyrouth pour examiner les réformes économiques, la restructuration bancaire et les projets de connexion régionale. Cette rencontre intervient dans un Liban toujours fragilisé par l’effondrement financier de 2019, la perte de confiance dans les banques, la dégradation des services publics et les tensions régionales. L’enjeu dépasse la coopération bilatérale : il s’agit de restaurer les conditions minimales d’un retour des investissements.
Le Liban dans une économie de guerre prolongée
Au Liban, la guerre ne détruit plus seulement des routes, des ponts ou des maisons. Elle reprogramme toute l’économie autour de l’urgence, du court terme et de la survie. Aides d’urgence, investissements gelés, retours partiels et finances publiques exsangues dessinent désormais une véritable économie de guerre prolongée dans le pays.
Les bailleurs reviennent, mais à quelles conditions
Les bailleurs reviennent au Liban après la trêve, mais jamais sans conditions. Transparence, hiérarchie des priorités, réforme, ciblage social et capacité d’absorption structurent déjà leur retour. L’enjeu n’est pas seulement d’obtenir des fonds, mais de définir une ligne nationale capable d’utiliser cet argent sans subir entièrement sa grammaire.
Vendredi saint, le temps de l’humilité et de l’espérance d’une Résurrection
Le Vendredi saint invite au silence, au recueillement et à l’humilité face à la souffrance. Dans un Liban meurtri par les crises, les deuils et la guerre, cette journée rappelle une exigence simple : rester proche des blessés, des oubliés et des plus vulnérables, sans jamais renoncer à l’espérance intérieure.
Le bilan officiel franchit un nouveau seuil, des crimes de guerre se succèdent d’heure...
Le Liban clôt cette journée du 28 mars sur un nouveau bilan officiel en forte hausse. Selon le Centre d’opérations d’urgence sanitaire du ministère de la Santé, 1 189 personnes ont été tuées et 3 427 blessées depuis le 2 mars. Pour la seule journée de samedi, 47 morts et 112 blessés ont été recensés. Sur le terrain, les frappes israéliennes ont de nouveau visé des secouristes, tandis que trois journalistes ont été tués dans le secteur de Jezzine.
En direct: Liban, tensions politiques et pression économique et bombardements
Le Liban fait face à une aggravation des tensions politiques, à une pression économique persistante et à de nouveaux bombardements. Cette situation illustre l’ampleur de la crise que traverse le pays, entre blocages institutionnels, fragilité sociale et risques sécuritaires croissants, dans un climat d’incertitude nationale et régionale durable.
Santé mentale et économie de l’attention: pourquoi les jeunes s’épuisent, même sans “craquer”
Chez les jeunes, l’épuisement s’installe souvent sans crise visible: attention fragmentée, sommeil abîmé, anxiété renforcée. À la pression économique s’ajoute l’économie de l’attention, qui capte les écrans en continu et réduit la récupération mentale. Cette boucle quotidienne use la concentration, l’humeur et l’espoir.
Liban : recul de 80 % du secteur du tourisme et des voyages sous...
Au Liban, le secteur du tourisme et des voyages s’effondre sous l’effet de la guerre, avec une baisse de 80 % de l’activité selon Jean Abboud. Les agences ne gèrent plus que des annulations, tandis que les vols supprimés et les restrictions aériennes aggravent la crise économique.
Le Liban augmente le prix du pain à 70 000 LL face à la...
Le Liban a relevé le prix de la ristourne de pain blanc à 70 000 livres libanaises, contre 65 000 auparavant. Le ministère de l’Économie justifie cette hausse par la flambée du mazout, qui alourdit les coûts de production, de transport de la farine et de distribution du pain.
Sous les bombes et face aux prix, le quotidien impossible des ménages libanais
Entre guerre, inflation de 45 % et déplacement de plus de 500 000 personnes, les ménages libanais font face à un quotidien intenable. Alimentation, logement, santé, transport et école deviennent des dépenses de crise, dans un pays où les revenus s’effondrent plus vite encore que les capacités de survie.
Art libanais à l’étranger: la diaspora culturelle comme stratégie de survie
Face à l’effondrement des financements et à la fragilité des infrastructures, l’art libanais s’appuie de plus en plus sur la diaspora culturelle. Festivals, galeries et institutions étrangères deviennent relais financiers et symboliques, permettant aux œuvres de circuler et de survivre. Mais cette stratégie a un coût: dépendance aux agendas externes et risque d’exil durable.
Guerre des infrastructures énergétiques: du drone au prix du pain
Des frappes contre des infrastructures énergétiques peuvent transformer une attaque militaire en crise mondiale: arrêt du GNL, risque sur Ormuz, envolée des coûts de transport et d’assurance. L’onde de choc gagne les intrants (urée, pétrochimie), puis l’agriculture et les prix alimentaires. Au Liban, économie fragile, le choc se répercute jusqu’au prix du pain.
Vieillir sans retraite: indemnités dévaluées, médicaments rationnés et aides sociales saturées
Au Liban, vieillir devient une épreuve: indemnités de fin de service dévaluées, accès à l’argent incertain et dépenses médicales en hausse. Beaucoup de seniors rationnent leurs médicaments ou reportent les soins, coincés entre pharmacie et alimentation. Les aides sociales s’élargissent mais restent lentes, saturées et inégales selon les régions.














