Budget, impôts et dette : à quoi ressemblera l’année 2026 pour les finances publiques...
Avec des recettes publiques divisées par trois depuis 2019, le Liban aborde le budget 2026 entre urgences sociales, dette explosive et crise bancaire non résolue. Entre refus de nouvelles taxes, réforme fiscale à bout de souffle et débat sur la contribution de l’État au sauvetage des banques, l’année s’annonce comme une transition sous très haute surveillance.
Sud-Liban 2025 : cessez-le-feu, 1701 et la reconstruction sous bombardement politique
En 2025, le Sud-Liban vit une paix incomplète après le cessez-le-feu du 27 novembre 2024. Application de la 1701, déploiement de l’armée, avenir de la FINUL, retours de déplacés, munitions non explosées et reconstruction estimée à 11 milliards s’entremêlent. La frontière reste un théâtre politique et un test de souveraineté.
2015: Dollarisation de fait, salaires en miettes : l’économie libanaise “fonctionne”, par contournement
En 2025, l’économie libanaise “fonctionne” surtout par contournement : cash en dollars, transferts de la diaspora et achats d’actifs, tandis que banques et crédit restent cassés. L’inflation ralentit sans relever le niveau de vie, les salaires en livres s’effondrent et la société se fracture selon l’accès aux dollars.
La recapitalisation fantôme: comment les banques veulent survivre sans capital, et faire payer l’attente
Au Liban, la “recapitalisation fantôme” permet aux banques de survivre sans capital frais en transformant l’attente en transfert de pertes. Derrière les promesses de stabilité, la crise se prolonge par décote, délais et instruments papier. Sans tri bancaire ni apports réels, les déposants restent les otages.
Énergie au Liban en 2025 : l’État en courant partiel, le diesel en système,...
En 2025, l’électricité au Liban reste une frontière sociale : EDL fournit un courant partiel et instable, tandis que le générateur diesel structure le quotidien à coût élevé. Le solaire progresse comme échappatoire privée, donc inégalitaire. Pertes du réseau, recouvrement fragile, pollution et arbitrages des ménages dessinent une “normalité” dégradée.
La liquidité sans justice est une violence
Au Liban, la crise financière n’est pas qu’un problème de liquidité: c’est une rupture de responsabilité. Sans audit, vérité et justice, injecter de l’argent ne fait que prolonger le système qui transfère les pertes aux plus faibles. Seule une justice institutionnelle rend la liquidité durable et utile à l’économie réelle.
La guerre du cash: comment les banques ont transformé les déposants en otages
Au Liban, les banques ont imposé des restrictions sans loi, transformant les déposants en otages et l’économie en royaume du cash. Taux multiples, délais, inflation et arbitraire ont fait “évaporer” les dépôts. Le débat sur la réforme vise une question centrale: qui paie d’abord, les actionnaires ou la société.
Personnalité de l’année 2025 au Liban : Nawaf Salam, l’homme qui a rouvert le...
En 2025, Nawaf Salam s’impose comme l’homme de l’année au Liban pour avoir remis au centre le dossier explosif des dépôts. Avec la loi du “financial gap”, l’État commence à nommer les pertes et à organiser leur répartition. Un tournant politique qui rouvre la bataille sur l’équité, les actifs publics et la confiance bancaire.
85% des comptes, 16% de la masse: la loi qui divise pour sauver les...
La réforme financière libanaise se joue sur une arithmétique explosive: 85% des comptes sous 100.000 dollars ne pèsent qu’une fraction des dépôts, tandis que 16% concentrent l’essentiel de la masse. Les banques misent sur seuils, délais et titres pour diviser les déposants et légaliser une confiscation déguisée.
المرصد الاوروبي للنزاهة في لبنان: قانون الفجوة المالية لن يكون مستداما دون تحديد المسؤوليات...
اشار المرصد الاوروبي للنزاهة في لبنان، تعليقا على قانون الفجوة المالية الذي اقر بمجلس الوزراء، الى انه من حيث المضمون، فإن القانون المتعلق بعجز...
La Gap Law et la question de la responsabilité politique et financière
Bernard Raymond Jabre critique la Gap Law: une loi qui répartit les pertes sans établir les fautes risque de sanctuariser l’impunité. Après l’échec du plan Lazard, il dénonce l’absence de capital controls, les transferts sélectifs et la dilution des responsabilités entre État, Banque du Liban et banques, au détriment des déposants.
Inflation 2025 au Liban : l’indice ralentit, mais les prix montent en livres et
En 2025, l’inflation ralentit au Liban, mais la vie continue de renchérir. Avec un change stabilisé, la hausse des prix devient aussi une inflation en dollars : éducation, loyers, énergie privée. La dollarisation se transforme en piège social, écrasant les revenus en livres et creusant les inégalités.
2025, l’année du “retour de l’État” au Liban : promesse de réformes ou mirage...
En 2025, le Liban connaît un « retour de l’État » : président élu, gouvernement formé, municipales organisées, enquête du port relancée et projet de répartition des pertes bancaires approuvé. Mais la reprise reste fragile, négociée et incomplète. Réformes réelles ou mirage politique ? L’État se heurte aux rapports de force.
Budget 2025 au Liban : un “zéro déficit” comptable, payé par la consommation et...
Le budget 2025 affiche un déficit zéro, mais repose surtout sur TVA, douanes et frais. Dans un Liban massivement appauvri, cette stabilité de caisse est payée par la consommation et renforce les inégalités. L’équilibre comptable masque le transfert des coûts vers les ménages et l’absence de réforme fiscale aujourd’hui encore.















