Le ministre des Télécommunications Charles Hajj a émis, le 11 mars 2026, un décret permettant aux abonnés contraints de quitter leur domicile ou dont les résidences ont été endommagées par l’offensive israélienne de demander la mise hors service de leurs lignes téléphoniques fixes ou de leurs abonnements internet sans aucun coût supplémentaire. Cette mesure, applicable via l’opérateur public Ogero, entraîne l’arrêt immédiat de l’émission des factures et de la perception des redevances mensuelles à compter de la date de dépôt de la demande. Les requêtes sont strictement limitées aux personnes affectées directement par les hostilités ou déplacées des zones touchées.
Le texte du décret précise que la demande peut être formulée par téléphone au centre d’appel 1515 ou par courrier électronique à l’adresse thepeople@ogero.gov.lb. Il s’agit d’une facilitation administrative directe destinée à alléger la charge pesant sur les ménages contraints à l’exode ou confrontés à des destructions matérielles. Le dispositif s’inscrit dans un contexte où les déplacements internes se sont accélérés de manière spectaculaire depuis le début de l’escalade militaire le 2 mars 2026.
Le décret ministériel va plus loin en prévoyant une disposition spécifique pour les cas de dysfonctionnement des centraux téléphoniques. Lorsqu’un centre de commutation cesse d’opérer en raison de dommages causés par les frappes, l’arrêt de la facturation et de la perception des redevances s’applique automatiquement à tous les abonnés rattachés à ce central, et ce dès la date constatée de l’interruption du service. Cette clause vise à couvrir les situations où l’infrastructure elle-même est atteinte, sans que les usagers n’aient à initier une démarche individuelle.
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Parallèlement, le texte autorise la réactivation des abonnements suspendus ou leur transfert vers une nouvelle adresse une fois les conditions de retour ou de relocalisation réunies. Cette opération se fait également sans frais additionnels. La facturation reprend uniquement à compter de la date effective de remise en service de la ligne. Ces dispositions visent à faciliter la transition vers une normalisation des services une fois la situation sécuritaire stabilisée dans les zones d’origine.
Le ministre Charles Hajj, en fonction depuis la formation du gouvernement Nawaf Salam en février 2025, a ainsi étendu un cadre d’assistance déjà testé lors des phases précédentes de tensions. Ogero, l’établissement public chargé des télécommunications filaires et d’une partie des connexions haut débit, se trouve au centre de ce dispositif. L’opérateur gère l’ensemble des lignes fixes du pays et assure la continuité des réseaux malgré les contraintes opérationnelles récurrentes.
La mesure intervient au moment où le nombre de déplacés internes atteint des niveaux records. Selon les données communiquées par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, plus de 667 000 personnes s’étaient enregistrées sur la plateforme gouvernementale dédiée au 10 mars 2026. La représentante du HCR au Liban, Karolina Lindholm Billing, a indiqué lors d’un point de presse à Genève que cette figure incluait une augmentation de plus de 100 000 inscriptions en l’espace de vingt-quatre heures seulement. Les autorités libanaises font état de chiffres encore plus élevés, approchant les 760 000 à 800 000 personnes enregistrées selon les bilans actualisés du ministère des Affaires sociales.
Ces déplacements massifs concernent principalement les régions du sud du Liban, la plaine de la Bekaa et les quartiers sud de Beyrouth, zones régulièrement mentionnées dans les rapports officiels comme les plus exposées aux opérations militaires. Des ordres d’évacuation émis par l’armée israélienne ont couvert des dizaines de villages et secteurs urbains, contraignant des familles entières à abandonner leurs habitations dans des délais très courts. Dans certains cas, les résidences ont subi des dommages directs, rendant impossible le maintien des abonnements actifs.
Le ministère de la Santé libanais a parallèlement documenté un bilan humain qui s’élève, au 11 mars 2026, à plus de 570 morts et près de 1 500 blessés dans les attaques recensées depuis le début de la phase actuelle d’hostilités. Ces chiffres, actualisés quotidiennement, soulignent l’ampleur des perturbations affectant la vie quotidienne, y compris l’accès aux moyens de communication essentiels pour les familles séparées ou en recherche de refuge.
Dans ce cadre, le décret du ministre Hajj s’applique exclusivement aux abonnements relevant du réseau Ogero. Il exclut les contrats mobiles opérés par les compagnies privées, se concentrant sur les lignes fixes et les connexions internet domestiques qui constituent souvent le seul lien stable pour les ménages en situation de précarité. Les demandes doivent être étayées par une situation de déplacement ou de dommage vérifiable, afin d’éviter tout usage abusif du dispositif.
La procédure de suspension est simple et rapide. Une fois la demande validée par le centre d’appel ou le service dédié d’Ogero, le compteur de facturation est bloqué. Aucun arriéré n’est généré pendant la période de mise hors service. Cette approche administrative évite aux personnes déjà confrontées à des difficultés de logement et de subsistance d’accumuler des dettes auprès de l’opérateur public.
Le volet relatif aux centraux endommagés répond à une réalité technique observée lors des épisodes de violence antérieurs. Les installations de commutation, souvent situées dans des zones urbaines ou semi-urbaines, peuvent être affectées par des impacts directs ou par des coupures d’alimentation prolongées. Dans ces cas, Ogero constate l’interruption du service et applique automatiquement la mesure de non-facturation pour l’ensemble des abonnés concernés. Cette automatisation permet une prise en charge collective sans délai administratif supplémentaire.
La possibilité de réactivation ou de transfert d’abonnement constitue un élément clé du décret. Une fois les abonnés en mesure de regagner leur domicile ou d’établir une nouvelle résidence stable, ils peuvent contacter à nouveau le centre 1515 ou l’adresse électronique dédiée. La remise en service s’effectue sans frais de raccordement ou de pénalité. La facturation reprend strictement à la date de connexion effective, préservant ainsi la continuité du lien contractuel sans rupture financière.
Ce mécanisme s’inscrit dans la continuité des efforts déployés par le ministère des Télécommunications pour maintenir la résilience du réseau national. Ogero, malgré les défis structurels du secteur, a poursuivi ses opérations de maintenance et d’extension des infrastructures fibre optique dans les périodes précédentes. Le décret du 11 mars 2026 renforce cette orientation en adaptant les modalités commerciales aux urgences humanitaires immédiates.
Les régions les plus touchées par les déplacements correspondent aux zones où les infrastructures de télécommunications ont historiquement subi des pressions. Les rapports des autorités ont régulièrement fait état de pannes localisées liées à des dommages matériels, particulièrement dans le sud du pays et la banlieue sud de la capitale. Le décret anticipe ces scénarios en couvrant à la fois les cas individuels et les interruptions collectives au niveau des centraux.
Les abonnés concernés par la mesure appartiennent à divers profils : familles originaires de villages frontaliers, résidents de quartiers urbains densément peuplés, ou encore personnes ayant vu leurs habitations partiellement ou totalement affectées. La limitation des demandes aux seuls déplacés ou sinistrés vérifiés garantit que le dispositif reste ciblé et conforme à son objectif d’assistance d’urgence.
Le centre d’appel 1515, opéré par Ogero, constitue le point d’entrée principal pour les demandes. Il traite les appels entrants 24 heures sur 24 afin de répondre à l’afflux prévisible de requêtes dans un contexte de crise humanitaire en évolution rapide. L’adresse électronique thepeople@ogero.gov.lb permet quant à elle une transmission documentaire sécurisée, facilitant le suivi administratif pour les personnes disposant d’un accès internet temporaire.
Une fois la suspension effective, les abonnés ne reçoivent plus de factures mensuelles pour la période concernée. Cette interruption temporaire de la perception ne porte pas atteinte aux droits contractuels à long terme. Elle représente une adaptation pragmatique aux circonstances exceptionnelles générées par les hostilités.
Le décret prévoit également que la réactivation des services se fasse dans les délais techniques habituels d’Ogero, sans priorité spécifique mais sans surcoût. Les transferts d’abonnement vers une nouvelle adresse suivent la procédure standard, adaptée aux situations de relocalisation temporaire ou définitive.
Dans les jours qui ont suivi l’émission du décret, les autorités ont continué à enregistrer de nouveaux déplacés sur la plateforme gouvernementale. Les chiffres communiqués par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ont confirmé une progression constante, avec des pics journaliers dépassant les 100 000 inscriptions. Ces mouvements de population ont touché des secteurs variés, des villages du sud aux quartiers périphériques de Beyrouth.
Le ministère des Affaires sociales a parallèlement ouvert et géré des centaines de centres d’accueil temporaires, souvent installés dans des écoles ou des bâtiments publics. Dans ces sites, l’accès aux communications reste un besoin prioritaire pour les familles cherchant à maintenir le contact avec leurs proches ou à suivre les évolutions sécuritaires.
Le réseau Ogero, en tant qu’opérateur public, continue d’assurer la couverture des zones encore accessibles malgré les contraintes opérationnelles. Les techniciens de l’établissement procèdent aux réparations nécessaires sur les segments de réseau endommagés lorsque les conditions de sécurité le permettent.
Le décret du ministre Charles Hajj s’applique à l’ensemble du territoire libanais où des abonnements Ogero sont actifs. Il ne distingue pas entre les régions mais exige une vérification de la situation de déplacement ou de dommage pour chaque demande individuelle.
Les centraux téléphoniques situés dans les zones les plus exposées font l’objet d’une surveillance particulière. Lorsqu’une interruption de service est constatée, le blocage automatique de la facturation se déclenche sans intervention supplémentaire des abonnés concernés.
La réactivation des lignes suspendues s’effectue sur simple demande une fois les abonnés de retour ou installés dans un nouveau lieu. Le processus technique permet une remise en service rapide, généralement dans les délais standards d’intervention d’Ogero.
Les autorités gouvernementales maintiennent à jour la plateforme d’enregistrement des déplacés, qui sert de référence pour l’ensemble des mesures d’assistance, y compris celles relevant du secteur des télécommunications. Les inscriptions continuent d’augmenter au rythme des évolutions sur le terrain.
Le ministère des Télécommunications, par l’intermédiaire d’Ogero, assure le suivi technique des demandes reçues via le centre 1515 et l’adresse électronique dédiée. Chaque cas est traité selon les critères définis dans le décret du 11 mars 2026.
Les abonnements transférés vers de nouvelles adresses bénéficient du même régime de gratuité pour la phase de mise en service. La facturation ne reprend qu’après confirmation opérationnelle de la connexion effective.
Dans le contexte actuel des opérations militaires, plusieurs secteurs du sud du Liban et de la banlieue sud de Beyrouth ont enregistré des mouvements de population significatifs. Les frappes ont visé des zones où les infrastructures de communication sont implantées, entraînant parfois des interruptions localisées.
Le décret prévoit une couverture exhaustive des cas liés à ces interruptions, qu’elles soient individuelles ou collectives au niveau des centraux. Les abonnés affectés par une panne de central voient leur situation prise en charge sans démarche préalable.
Les efforts de maintenance d’Ogero se poursuivent sur les segments de réseau encore opérationnels. Les équipes techniques interviennent dans les limites imposées par les conditions sécuritaires du moment.
Le centre d’appel 1515 reste la voie privilégiée pour les demandes de suspension ou de réactivation. Il traite un volume élevé d’appels provenant des personnes récemment déplacées.
L’adresse électronique thepeople@ogero.gov.lb permet d’envoyer les pièces justificatives nécessaires à la validation des demandes. Ce canal complémentaire facilite le traitement administratif pour les abonnés disposant d’un accès internet.
La suspension des facturations s’applique rétroactivement à la date de dépôt de la demande ou à la date d’interruption du central. Aucun montant n’est dû pour la période couverte par la mesure.
La réactivation des services s’effectue sans frais de rétablissement ou de pénalité. La facturation mensuelle ordinaire reprend uniquement à partir du jour où la ligne est effectivement remise en fonctionnement.
Les autorités continuent de recenser les inscriptions sur la plateforme dédiée aux déplacés. Les chiffres actualisés font état d’une progression constante du nombre de personnes enregistrées depuis le début de l’escalade.
Le ministère des Télécommunications assure le suivi opérationnel du dispositif mis en place par le décret du ministre Charles Hajj. Ogero applique les dispositions de manière systématique pour tous les cas éligibles.
Les abonnés dont les centraux ont cessé de fonctionner bénéficient d’un arrêt automatique de la facturation. Cette mesure collective couvre l’ensemble des lignes rattachées à l’installation endommagée.
Les demandes individuelles de suspension sont traitées dans les plus brefs délais par les services d’Ogero. La validation entraîne l’arrêt immédiat des prélèvements.
Le processus de transfert d’abonnement vers une nouvelle résidence se déroule selon les procédures techniques habituelles, sans coût additionnel lié à la situation exceptionnelle.
Les centres d’accueil temporaires ouverts par le gouvernement accueillent une partie des déplacés. Dans ces sites, le maintien d’un accès aux communications reste un élément essentiel pour la coordination des aides.
Ogero maintient ses opérations de surveillance du réseau national malgré les contraintes du moment. Les interventions de réparation sont planifiées en fonction des priorités sécuritaires.
Le décret du 11 mars 2026 reste en vigueur tant que les conditions qui l’ont motivé persistent. Les abonnés peuvent à tout moment demander la suspension ou la réactivation selon leur situation personnelle.
Les chiffres d’enregistrement des déplacés publiés par les autorités et confirmés par le HCR continuent d’évoluer au jour le jour. Les plateformes gouvernementales actualisent les données en temps réel.
Le ministère des Télécommunications et Ogero traitent les demandes reçues via les canaux officiels. Chaque dossier fait l’objet d’une vérification conforme aux critères du décret.
Les lignes suspendues en raison d’une panne de central restent hors facturation jusqu’à la reprise effective du service technique.
Les réactivations s’effectuent sans délai supplémentaire une fois les conditions de sécurité et de localisation réunies. La facturation reprend strictement à la date de mise en service confirmée.
Les efforts techniques d’Ogero se concentrent sur le maintien de la couverture dans les zones encore accessibles. Les équipes assurent le suivi des installations affectées par les événements récents.



