En direct 25 mars
Le Liban s’est réveillé ce matin dans une atmosphère de guerre durable, marquée par la poursuite des frappes israéliennes, la menace d’une occupation militaire israélienne jusqu’au Litani et l’enlisement du pays dans une crise régionale qui dépasse largement sa frontière sud. Durant la nuit, les échanges militaires n’ont pas ralenti. Des frappes israéliennes ont de nouveau touché le territoire libanais, alors que la pression diplomatique s’est déplacée sur un autre terrain, celui du rapport de Beyrouth à Téhéran et à l’influence du Hezbollah.

Trump veut « travailler » avec Téhéran sur le nucléaire enfoui
Donald Trump a affirmé le 8 avril que les États-Unis allaient travailler avec l’Iran pour extraire du matériel nucléaire « enfoui », au lendemain du cessez-le-feu de deux semaines conclu entre Washington et Téhéran. Cette déclaration replace le nucléaire au centre des négociations, mais Téhéran n’a pas confirmé publiquement ce schéma. Entre affichage politique américain et flou sur les modalités concrètes, ce dossier s’annonce comme l’un des premiers tests de solidité de la trêve.

Série de frappes israéliennes au Liban : Beyrouth, Saïda, la Békaa et le Sud visés
Israël a revendiqué une opération de grande ampleur au Liban, affirmant avoir frappé environ 100 sites du Hezbollah en une dizaine de minutes à Beyrouth, dans la Békaa et au sud du pays. Sur le terrain, des frappes ont été signalées sur Saïda, Hey el-Sellom, la banlieue sud de Beyrouth, les hauteurs de Shamshtar, Arab Salim, Tiri, Jouya, Qlaouiyeh, Kounine et Majdal Selm. Cette séquence confirme que le front libanais reste pleinement actif malgré la trêve régionale.

Le Hezbollah évoque une « victoire historique » et demande aux déplacés de ne pas rentrer
Le Hezbollah se dit proche d’une « victoire historique » et demande aux déplacés de ne pas rentrer avant une annonce officielle de cessez-le-feu au Liban.

Joseph Aoun veut arrimer le Liban à la paix
Joseph Aoun a salué la trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, tout en affirmant que le Liban travaillait à être inclus dans la paix régionale de manière stable et durable. Cette prise de position intervient alors qu’Israël poursuit ses frappes au Liban et affirme que le front libanais n’est pas concerné par le cessez-le-feu. En réagissant ainsi, la présidence libanaise tente de réinscrire Beyrouth dans une séquence diplomatique qui risquait de se jouer sans lui.

Israël a perdu la bataille du Liban
Le cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran change profondément la lecture de la guerre au Liban. Israël a frappé massivement, déplacé des centaines de milliers de civils et cherché à imposer une profondeur stratégique jusqu’au Litani. Pourtant, l’État hébreu n’a ni détruit le Hezbollah, ni consolidé une victoire politique. Pis, le règlement a été engagé par Donald Trump malgré les pressions de Netanyahu et de plusieurs alliés arabes. L’influence iranienne, loin de reculer, sort renforcée au Liban, y compris dans la définition du cessez-le-feu. La séquence révèle aussi une usure israélienne croissante, sur le plan humain comme sur les capacités de défense.

Israël poursuit ses frappes au Liban et menace déjà le cessez-le-feu
Le cessez-le-feu annoncé entre Washington et Téhéran se heurte déjà au front libanais. Israël affirme que la trêve ne s’applique pas au Liban et menace directement plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth : Haret Hreik, Ghobeiry, Lailaki, Hadath, Bourj el-Barajneh, Tahwitat al-Ghadir et Chiyah. En face, l’Iran laisse entendre qu’une poursuite des opérations israéliennes pourrait entraîner des représailles contre Tel-Aviv. Le Liban redevient le point de rupture de la trêve régionale.

Pourquoi les États-Unis sortent perdants de la guerre du Golfe
Pourquoi les États-Unis sortent perdants de la guerre du Golfe : Ormuz, alliés, sécurité régionale et isolement diplomatique.

Les autorités libanaises, grandes perdantes du cessez-le-feu
Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a révélé bien plus qu’une tentative de désescalade régionale. Il a surtout exposé l’affaiblissement de l’État libanais. Beyrouth n’a pas pesé au centre de la négociation, l’Iran a défendu plus visiblement l’inclusion du Liban dans la trêve, Israël a poursuivi ses opérations, et l’armée libanaise n’a pas restauré la crédibilité souveraine que promettait son déploiement au sud. Contestées par leurs adversaires comme par leurs alliés, les institutions apparaissent aujourd’hui plus vulnérables que jamais.

Macron veut arrimer pleinement le Liban à la trêve
Emmanuel Macron a salué le cessez-le-feu annoncé entre Washington et Téhéran, tout en posant une exigence nette : le Liban doit être pleinement inclus dans la trêve. Devant le Conseil de défense, le président a rappelé que la situation restait critique et qu’un règlement durable devait aussi traiter les dimensions nucléaire, balistique et régionale du dossier iranien. Cette prise de position intervient alors que le périmètre même du cessez-le-feu fait débat et que Paris tente d’éviter que le front libanais ne soit relégué au rang d’angle mort diplomatique.

Le Hezbollah dit avoir respecté le cessez-le-feu malgré les frappes israéliennes
Le Hezbollah affirme avoir respecté le cessez-le-feu malgré la poursuite des frappes israéliennes au Liban, où la trêve reste contestée.

Liban exclu de la trêve ? La bataille du récit
Netanyahu exclut le Liban du cessez-le-feu, tandis que l’Iran et le Pakistan disent l’inverse. Tyr redevient le test décisif de la trêve.

Cessez-le-feu avec l’Iran : ce que Téhéran réclame, ce que Washington cherche, et pourquoi le Liban reste l’angle mort
Le cessez-le-feu provisoire entre Washington et Téhéran a suspendu l’escalade, sans régler le fond du conflit. L’Iran a transmis un plan en dix points qui articule sécurité, sanctions, Ormuz et protection de ses alliés. En face, la fameuse liste des « 15 points de Trump » reste floue dans les grandes sources internationales, même si les priorités américaines sont identifiables. Entre répit militaire, bataille diplomatique et exclusion du Liban du périmètre reconnu de la trêve par Netanyahu, cette séquence redéfinit le rapport de force sans encore produire d’accord durable.

Liban : Israël ordonne l’évacuation maritime du Sud jusqu’à Tyr
Israël appelle tous les bateaux à quitter le littoral sud du Liban jusqu’à Tyr, ouvrant une nouvelle phase maritime du conflit.

ONU : cibler les infrastructures civiles est « un crime de guerre »
L’ONU rappelle que viser les infrastructures civiles est un crime de guerre, alors que des ponts, routes et structures de santé ont été touchés au Liban et que des menaces US/israéliennes visent spécifiquement des infrastructures en Iran.

Ormuz : la Russie et la Chine bloquent l’ONU, le front diplomatique se durcit
La Russie et la Chine ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité sur la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz. Pourtant fortement édulcoré, le texte soutenu par Bahreïn et appuyé par Washington n’a pas survécu au refus de Moscou et Pékin, qui accusent les États-Unis et Israël d’avoir déclenché la crise par leurs frappes contre l’Iran. Ce vote révèle une fracture diplomatique majeure, au moment où l’ultimatum de Donald Trump arrive à échéance et où l’ONU apparaît plus paralysée que jamais.

Liban : le point à 18 heures, plus de 1 500 morts depuis le 2 mars
Au Liban, le bilan humain franchit un seuil dramatique avec 1 530 morts et 4 812 blessés depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé. Pour la seule journée du 7 avril, 33 morts et 173 blessés sont recensés, confirmant l’installation d’une guerre plus vaste, plus meurtrière et durable.

Liban : des tirs bloquent un convoi du Vatican, un Casque bleu français blessé
Au Liban-Sud, un convoi du Vatican escorté par la Finul a dû rebrousser chemin sous les tirs, dans une zone où le contingent français reste exposé. Un casque bleu français a été blessé dans cet incident.

L’Iran en rempart humain pour sauver ses ponts
En Iran, la population est appelée à protéger ponts et centrales électriques face aux menaces américaines contre les infrastructures vitales.

Ingérences américaines : Vance vient sauver Orban à Budapest
JD Vance soutient Viktor Orban à Budapest : un nouvel épisode des ingérences américaines dans les élections européennes.

« Une civilisation mourra ce soir » : Trump franchit un seuil dans l’horreur
Trump menace l’effacement d’une civilisation en Iran, tandis que des frappes sur Kharg font bondir le pétrole et ravivent le spectre d’un crime de guerre.

Aïn Saadé : l’armée libanaise démonte la rumeur du motard
À Aïn Saadé, l’armée libanaise affirme que l’homme vu quittant l’immeuble ciblé à moto était un livreur de médicaments, et non un suspect en fuite. Cette mise au point vise à stopper les rumeurs, désamorcer les spéculations sécuritaires et éviter qu’une frappe israélienne ne provoque une fracture intérieure durable.

L’armée israélienne annonce sa ligne avancée au Liban, loin des objectifs affichés
L’armée israélienne affirme avoir achevé son déploiement avancé dans le sud du Liban. Présentée comme une étape stratégique, cette annonce révèle pourtant un décalage croissant entre la communication israélienne et la réalité du terrain. Car si Tsahal consolide une ligne défensive contre le Hezbollah, rien ne montre qu’elle ait atteint l’ensemble des objectifs politiques affichés ces dernières semaines, notamment la mise sous contrôle de tout le sud libanais jusqu’au Litani.

Masnaa, la frontière vitale du Liban
Masnaa, axe vital du Liban : commerce, civils, souveraineté et diplomatie se jouent sur ce poste-frontière menacé.

Revue de presse: le Liban sous pression maximale entre intensification des frappes et bataille pour ses accès vitaux
La presse arabe décrit un Liban sous pression maximale, entre intensification des frappes, menace sur le passage de Masnaa, lourdes pertes humaines et bataille diplomatique pour ses accès vitaux. Cette revue de presse libanaise montre comment la guerre déborde du front pour toucher la souveraineté, l’économie et la cohésion intérieure.

Liban : le point ce matin à 10h30
Au Liban, la matinée du 7 avril est marquée par de nouveaux bombardements dans le Sud, une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth et des victimes parmi les secouristes. À 10h30, le pays fait face à une guerre plus dispersée, plus meurtrière et politiquement de plus en plus déstabilisatrice.

Carburants : la France se tend, Beyrouth nie
Carburants : la France subit des ruptures partielles, tandis qu’au Liban le calme officiel masque le coût réel du diesel et de l’électricité.

Aïn Saadé : l’armée libanaise dément la thèse de « nouveaux locataires »
L’armée libanaise affirme qu’aucun nouveau locataire n’a été identifié dans l’immeuble visé par la frappe israélienne à Aïn Saadé. Ce démenti contredit une rumeur rapidement diffusée après l’attaque et relance les questions sur le renseignement ayant conduit à un bombardement aussi ciblé en pleine zone résidentielle.

Sud-Liban : Israël diffuse une nouvelle menace d’évacuation visant des dizaines de localités
Israël a diffusé un nouvel ordre d’évacuation visant des dizaines de localités du Sud-Liban, de Nabatiyé à Zahrani. En invoquant des activités du Hezbollah, l’armée israélienne appelle les habitants à fuir immédiatement au nord du fleuve Zahrani, faisant craindre une nouvelle phase de frappes élargies et de panique civile.

Liban : 1 497 morts et 4 639 blessés depuis le 2 mars
Le bilan de l’offensive israélienne au Liban atteint 1 497 morts et 4 639 blessés depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé. Entre frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bombardements au Sud et déplacements massifs, la pression humanitaire et sanitaire s’aggrave sur l’ensemble du pays.

L’OPEP+ augmente sa production sur fond de choc pétrolier
L’OPEP+ annonce une hausse de production de 206 000 barils par jour dès mai 2026, mais le choc pétrolier lié à la guerre autour de l’Iran et aux tensions dans le détroit d’Ormuz limite sa portée réelle. Plus qu’un apport massif, cette décision apparaît comme un signal stratégique aux marchés mondiaux.

Séisme en Méditerranée orientale : une secousse ressentie au large d’une zone gazière sensible
Un tremblement de terre de magnitude préliminaire 4,6 a été signalé lundi matin en Méditerranée orientale, au large du Liban-Sud. S’il n’existe à ce stade aucun indice de dégâts, la secousse attire l’attention en raison de sa localisation dans le bassin levantin, une zone maritime à fort enjeu énergétique où se concentrent exploration offshore, rivalités régionales et espoirs gaziers pour le Liban.

Le CPL appelle le Hezbollah à ne pas se cacher parmi les déplacés
Le CPL appelle le Hezbollah à ne pas se cacher parmi les déplacés civils et les familles hôtes, estimant que leur présence accroît les risques pour la population. Dans un Liban frappé par la guerre et les déplacements massifs, le parti place la protection des civils, la paix civile et le tissu national.

Iran-Golfe : l’heure du basculement
Guerre Iran : bombardements, menaces de Trump, Ormuz, Golfe et Israël, le point le plus complet sur l’escalade en cours.

Liban : 48 heures de guerre totale
Liban : le point le plus actualisé sur 48 heures de bombardements, FINUL, Aïn Saadé, Jnah, Ghobeiry et ripostes du Hezbollah.

Liban : 1 422 morts et 4 294 blessés, Tyr sous évacuation à 18 heures
À 18 heures ce 4 avril 2026, le Liban compte 1 422 morts et 4 294 blessés depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé. Pour la seule journée, 54 morts et 156 blessés sont recensés, sur fond d’évacuation à Tyr, d’hôpital touché et de combats persistants au Sud.

Israël a appelé samedi les habitants de plusieurs secteurs de…
Israël a appelé samedi les habitants de plusieurs secteurs de Tyr, dans le sud du Liban, à évacuer vers le nord du fleuve Zahrani. Peu avant, un hôpital de la ville côtière avait été endommagé par deux frappes aériennes israéliennes visant des bâtiments situés à proximité, selon des sources locales.

Bouchehr : la frappe qui fait franchir un seuil
Des frappes américano-israéliennes ont visé samedi le secteur de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, dans le sud de l’Iran. Selon l’agence officielle Irna, un agent de sécurité a été tué, tandis qu’aucun dommage n’a été recensé sur les installations. L’incident ravive les tensions autour du dossier nucléaire iranien régional.

Liban-Sud : quand la guerre atteint les cimetières
Au sud du Liban, la destruction des cimetières alimente la crainte d’un effacement territorial et identitaire au-delà de la seule logique militaire.

