En direct 8 avril

Frappes israéliennes massives au Liban : un bilan préliminaire d’au moins 200 morts
La frappe israélienne qui a touché le supermarché Nasereddine à Hay El Sellom a provoqué une nouvelle onde de choc dans la banlieue sud de Beyrouth. Dans les heures qui ont suivi, de nombreux appels au don du sang ont circulé pour répondre à l’afflux de blessés. Cette attaque s’inscrit dans une journée de bombardements intenses sur Beyrouth, Saïda, la Békaa et le Sud-Liban, malgré la trêve annoncée entre Washington et Téhéran.

Trump veut « travailler » avec Téhéran sur le nucléaire enfoui
Donald Trump a affirmé le 8 avril que les États-Unis allaient travailler avec l’Iran pour extraire du matériel nucléaire « enfoui », au lendemain du cessez-le-feu de deux semaines conclu entre Washington et Téhéran. Cette déclaration replace le nucléaire au centre des négociations, mais Téhéran n’a pas confirmé publiquement ce schéma. Entre affichage politique américain et flou sur les modalités concrètes, ce dossier s’annonce comme l’un des premiers tests de solidité de la trêve.

Série de frappes israéliennes au Liban : Beyrouth, Saïda, la Békaa et le Sud visés
Israël a revendiqué une opération de grande ampleur au Liban, affirmant avoir frappé environ 100 sites du Hezbollah en une dizaine de minutes à Beyrouth, dans la Békaa et au sud du pays. Sur le terrain, des frappes ont été signalées sur Saïda, Hey el-Sellom, la banlieue sud de Beyrouth, les hauteurs de Shamshtar, Arab Salim, Tiri, Jouya, Qlaouiyeh, Kounine et Majdal Selm. Cette séquence confirme que le front libanais reste pleinement actif malgré la trêve régionale.

Le Hezbollah évoque une « victoire historique » et demande aux déplacés de ne pas rentrer
Le Hezbollah se dit proche d’une « victoire historique » et demande aux déplacés de ne pas rentrer avant une annonce officielle de cessez-le-feu au Liban.

Joseph Aoun veut arrimer le Liban à la paix
Joseph Aoun a salué la trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, tout en affirmant que le Liban travaillait à être inclus dans la paix régionale de manière stable et durable. Cette prise de position intervient alors qu’Israël poursuit ses frappes au Liban et affirme que le front libanais n’est pas concerné par le cessez-le-feu. En réagissant ainsi, la présidence libanaise tente de réinscrire Beyrouth dans une séquence diplomatique qui risquait de se jouer sans lui.

Israël a perdu la bataille du Liban
Le cessez-le-feu conclu entre Washington et Téhéran change profondément la lecture de la guerre au Liban. Israël a frappé massivement, déplacé des centaines de milliers de civils et cherché à imposer une profondeur stratégique jusqu’au Litani. Pourtant, l’État hébreu n’a ni détruit le Hezbollah, ni consolidé une victoire politique. Pis, le règlement a été engagé par Donald Trump malgré les pressions de Netanyahu et de plusieurs alliés arabes. L’influence iranienne, loin de reculer, sort renforcée au Liban, y compris dans la définition du cessez-le-feu. La séquence révèle aussi une usure israélienne croissante, sur le plan humain comme sur les capacités de défense.

Israël poursuit ses frappes au Liban et menace déjà le cessez-le-feu
Le cessez-le-feu annoncé entre Washington et Téhéran se heurte déjà au front libanais. Israël affirme que la trêve ne s’applique pas au Liban et menace directement plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth : Haret Hreik, Ghobeiry, Lailaki, Hadath, Bourj el-Barajneh, Tahwitat al-Ghadir et Chiyah. En face, l’Iran laisse entendre qu’une poursuite des opérations israéliennes pourrait entraîner des représailles contre Tel-Aviv. Le Liban redevient le point de rupture de la trêve régionale.

Pourquoi les États-Unis sortent perdants de la guerre du Golfe
Pourquoi les États-Unis sortent perdants de la guerre du Golfe : Ormuz, alliés, sécurité régionale et isolement diplomatique.

Les autorités libanaises, grandes perdantes du cessez-le-feu
Le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a révélé bien plus qu’une tentative de désescalade régionale. Il a surtout exposé l’affaiblissement de l’État libanais. Beyrouth n’a pas pesé au centre de la négociation, l’Iran a défendu plus visiblement l’inclusion du Liban dans la trêve, Israël a poursuivi ses opérations, et l’armée libanaise n’a pas restauré la crédibilité souveraine que promettait son déploiement au sud. Contestées par leurs adversaires comme par leurs alliés, les institutions apparaissent aujourd’hui plus vulnérables que jamais.

Macron veut arrimer pleinement le Liban à la trêve
Emmanuel Macron a salué le cessez-le-feu annoncé entre Washington et Téhéran, tout en posant une exigence nette : le Liban doit être pleinement inclus dans la trêve. Devant le Conseil de défense, le président a rappelé que la situation restait critique et qu’un règlement durable devait aussi traiter les dimensions nucléaire, balistique et régionale du dossier iranien. Cette prise de position intervient alors que le périmètre même du cessez-le-feu fait débat et que Paris tente d’éviter que le front libanais ne soit relégué au rang d’angle mort diplomatique.

