À Manama, la sécurité maritime est discutée avec une double priorité : protéger les navires et empêcher une nouvelle escalade régionale. Selon Al Sharq Al Awsat du 2 novembre, la clôture du forum, dimanche, a réuni des appels au renforcement de la défense et au maintien de la diplomatie avec l’Iran.
L’Arabie saoudite défend une responsabilité internationale dans la protection des détroits. Bahreïn propose, pour sa part, une organisation régionale ouverte à l’Iran sous condition de respect de la souveraineté et du droit international. Ces positions ne constituent pas un accord conclu avec Téhéran.
Une initiative défensive franco-britannique
Dans son compte rendu détaillé, mis en ligne le 1er novembre, le quotidien décrit une initiative franco-britannique consacrée à la protection de la navigation et aux mines marines. L’amiral français Yannick Bossu évoque la participation de représentants de plus de quinze pays et un exercice de terrain à venir. Il présente le dispositif comme défensif et insiste sur la nécessité d’une issue diplomatique.
L’enjeu politique est de distinguer deux décisions : sécuriser un passage maritime et entrer dans une guerre. La première exige des moyens opérationnels ; elle ne vaut pas, à elle seule, autorisation de la seconde. C’est cette frontière que les déclarations de Manama cherchent à maintenir, sans transformer une préparation militaire en garantie de désescalade.


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