Tag: Banque du Liban (BDL)
Riad Salameh visé par un nouveau mandat d’arrêt
Le Liban a émis un nouveau mandat d'arrêt contre Riad Salameh, ancien gouverneur de la Banque du Liban, déjà en détention depuis septembre. À...
L’éducation en péril : l’impact de la crise économique sur le système éducatif libanais
Le Liban, autrefois considéré comme un centre d’excellence pour l’éducation au Moyen-Orient, est aujourd'hui confronté à une crise profonde qui menace de paralyser son système éducatif. La crise économique, qui a débuté en 2019, a non seulement dévasté les secteurs économiques clés du pays, mais a également profondément affecté l'éducation. Ce secteur, jadis perçu comme un pilier de la société libanaise, se trouve aujourd'hui au bord du précipice, avec des conséquences graves pour les générations futures.
La situation du secteur tertiaire : tourisme et commerce à l’aube d’une reprise post-conflit
Le secteur tertiaire libanais, longtemps perçu comme le pilier de l’économie nationale, fait face à une crise majeure. Avec la montée des tensions au Liban, les secteurs du tourisme et du commerce sont parmi les plus durement touchés.
Les défis monétaires et le taux de change, vers un risque de dévaluation de...
Avec l’aggravation du conflit, la stabilité monétaire du Liban se voit menacée. Les réserves de change de la Banque du Liban (BDL) continuent de chuter, mettant en péril la valeur de la livre libanaise et la capacité de l'État à soutenir ses dépenses. En octobre 2024, la BDL a enregistré une baisse de 343 millions de dollars dans ses réserves, une réduction alarmante après une période de stabilité relative.
Impact de la guerre sur l’économie libanaise : stagnation et perspectives de reprise
La pression monétaire devient également plus forte, alors que les réserves de la Banque centrale du Liban (BDL) continuent de s’éroder. En octobre, les réserves ont chuté de 343 millions USD pour atteindre 10,3 milliards USD, une baisse inédite depuis le changement de gouvernance de la BDL en 2023. La Banque Audi prévient qu’une guerre prolongée pourrait entraîner la dévaluation de la livre libanaise et un retour de l’inflation à trois chiffres, ajoutant une pression supplémentaire sur l’économie déjà fragile.
Baisse de 8 % de l’activité conteneurs au port de Beyrouth en août 2024
L’activité conteneurs au port de Beyrouth a reculé de 8,07 % sur un an, atteignant 513 866 unités équivalentes vingt pieds (TEU) d’ici août 2024. Ce déclin survient dans un contexte de conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban, ce qui a accru les risques et les primes d’assurance pour les navires, entraînant une réorientation des cargaisons vers d'autres ports plus sûrs.
Le rôle du blanchiment d’argent et de l’immobilier au Liban
L'immobilier, en particulier, a joué un rôle déterminant non seulement dans l'effondrement du système bancaire, mais aussi comme vecteur de blanchiment d'argent, exacerbant une surévaluation massive des prix. Aujourd'hui, le plan gouvernemental visant à annuler les dépôts dont l'origine des fonds sont frauduleux pourrait encore exacerber ce phénomène de blanchiment d'argent dans ce secteur. Ce phénomène a, par ailleurs, amplifié les difficultés du secteur bancaire, alors que la demande pour l'immobilier s'était déjà effondrée dès 2015 sans que les prix ne soient corrigés, accentuant ainsi le déséquilibre entre offre et demande.
Analyse comparative des pratiques d’enrichissement illicite au Liban avec d’autres pays en crise
Le Liban, confronté à une crise économique profonde, est devenu un terrain fertile pour diverses pratiques d'enrichissement illicite. Ces pratiques ne sont pas uniques au Liban et peuvent être observées dans d'autres pays ayant traversé des crises économiques sévères. Cette analyse comparative vise à explorer les méthodes d'enrichissement illicite au Liban, en les comparant à celles observées dans d'autres pays en crise, tels que la Grèce, le Venezuela et l'Argentine. À travers cette comparaison, nous chercherons à tirer des leçons applicables pour mieux comprendre et potentiellement combattre ces phénomènes.
Le Liban dépose une plainte au Conseil de sécurité contre les attaques israéliennes visant...
Le ministère libanais des Affaires étrangères et des Emigrés a annoncé, en coordination avec le ministère de l'Information, le dépôt d'une plainte officielle auprès du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette démarche, menée par la mission permanente du Liban à l'ONU à New York, fait suite aux récentes attaques israéliennes contre des journalistes et des installations médiatiques dans les régions de Hasbaya, au sud du Liban, et d'Al-Ouzai. Ces frappes ont entraîné la mort de deux photographes, Wissam Qassem et Ghassan Najar, ainsi que du technicien Mohammad Reda, en plus de plusieurs journalistes et photographes blessés.
FocusLiban : Banques et multiplicateur keynésien: Une occasion manquée pour la croissance
Dans le contexte libanais, bien que le pays ne produise pas de dollars, les transferts de la diaspora libanaise, représentant chaque année des milliards de dollars, auraient pu en théorie alimenter un cycle de croissance dynamique, si ces fonds avaient été orientés vers des secteurs productifs. Cependant, la politique monétaire et financière de la Banque du Liban (BDL), avec la coopération des banques privées, a détourné ces ressources de leur potentiel productif pour les concentrer dans un système circulaire de financement de la dette publique, privant ainsi l’économie d’une création de richesse durable.
Le rebond des Eurobonds, ou quand la spéculation joue aux montagnes russes
La montée de la valeur des eurobonds coïncide avec l'opération militaire d'Israël contre le Hezbollah, perçue par certains investisseurs comme un facteur potentiel de réforme. Moody's, néanmoins, reste sceptique. L'organisation a récemment placé le Liban sur sa liste grise, une décision qui aggrave les perspectives économiques. D’après Moody’s, les conflits internes et le déplacement de population minent les efforts de dollarisation et de reprise économique. Pourtant, certains traders voient dans la possible éradication du Hezbollah une opportunité de réformes.
Ces projections montrent que la restructuration des eurobonds reste plausible uniquement dans le cadre de réformes. Dans un scénario de paralysie politique, la valeur des eurobonds pourrait retomber à des niveaux extrêmement bas, voire proches de zéro.
Les inégalités et la corruption au Liban : freins aux réformes et à la...
La corruption se manifeste également à travers l’évasion fiscale massive et la fuite des capitaux, qui privent l'État de ressources essentielles pour financer les services publics et les infrastructures. Selon le FMI, plus de 10 milliards de dollars ont quitté le Liban entre 2019 et 2023, fuyant un système financier en faillite.
Cette évasion fiscale est facilitée par des lois laxistes et par des connivences politiques qui permettent aux élites de déplacer leurs fonds à l’étranger sans crainte de répercussions. Cela aggrave les inégalités économiques et affaiblit encore plus les capacités de l'État à redistribuer les richesses ou à financer des programmes sociaux.
Pourquoi le placement du Liban dans la liste grise est positif
Le placement du Liban sur la liste grise de la Financial Action Task Force (GAFI ou FATF), annoncé le 25 octobre, est souvent vu comme une sanction qui stigmatise le pays. Cependant, cette mesure pourrait paradoxalement devenir un levier de changement positif en incitant les banques à accepter enfin des réformes structurelles qu’elles ont jusqu’ici bloquées, tout en redonnant à la population un rôle crucial de contrepoids. Dans un contexte où les banques contrôlent de nombreux leviers politiques, cet événement pourrait représenter une rare opportunité pour les Libanais de pousser vers une transformation radicale du secteur financier, malgré les effets négatifs immédiats que la crise actuelle impose aux citoyens.
Revue de presse libanaise: Intensification des affrontements et pertes humaines majeures côté israélien
Les journaux libanais convergent sur un même constat : la situation sécuritaire dans le sud du Liban est critique. Israël intensifie ses frappes contre le Hezbollah, provoquant de lourdes pertes humaines et matérielles. Al Akhbar met en avant la résilience de la résistance libanaise face aux tentatives israéliennes de démanteler les positions du Hezbollah. Selon le journal, Israël se retrouve dans une impasse stratégique, incapable d'affaiblir durablement le mouvement. Amos Harel de Haaretz, cité par Al Akhbar, reconnaît que les forces israéliennes ont sous-estimé la force de riposte du Hezbollah, un facteur de prolongement potentiel du conflit.















