Tag: dette publique
Liban : Nabih Berri ajourne jusqu’à 18 heures la séance sur le budget 2026...
À Beyrouth, le Parlement libanais ouvre l’examen du budget 2026 dans une séance tendue présidée par Nabih Berri, ajournée à 18 heures après des débats intenses. La commission des finances critique un texte jugé fragile et peu transparent, sur fond de crise économique, réformes exigées par le FMI et enjeux sécuritaires au Sud.
Le Liban affiche une croissance de 3,5 % en 2025 selon la Banque mondiale...
La Banque mondiale estime la croissance du Liban à 3,5 % en 2025, révisant ses prévisions. Le rebond, porté par tourisme, consommation et transferts de la diaspora, reste fragile. L’institution pointe le manque de statistiques nationales, frein majeur aux réformes fiscales, au budget 2026 et aux négociations avec le FMI.
La réouverture de la Bourse de Beyrouth le 22 janvier 1996 : Un tournant...
Le 22 janvier 1996, la Bourse de Beyrouth rouvre après treize ans de fermeture liée à la guerre civile, relançant symboliquement l’économie libanaise. Installée provisoirement à Hamra, elle reprend avec une douzaine de sociétés cotées, dont des banques et Solidere. Un signal pour attirer capitaux, financer la reconstruction et moderniser le marché financier.
70 milliards de pertes et déni bancaire: pourquoi la reprise ressemble à un mirage
Le Liban peut afficher un rebond de croissance, mais l’économie reste bloquée par un “trou noir” bancaire évalué à 70 milliards de dollars. Sans reconnaissance et répartition des pertes, les banques ne redeviennent pas prêteuses, le crédit manque et la reprise reste un mirage. Le coût social monte, entre ajustement et contestation.
La loi sur le trou financier ouvre la voie à l’utilisation des réserves d’or...
La « loi sur le trou financier » approuvée le 26 décembre 2025 évoque l’or de la Banque du Liban comme garantie potentielle pour rembourser les dépôts gelés. L’option divise: elle peut accélérer les paiements, mais menace un actif stratégique, soulève des obstacles juridiques et allège la responsabilité des banques.
Le FMI appelle à des amendements essentiels à la loi sur l’écart financier adoptée...
Le FMI juge la « Gap Law » libanaise, adoptée en décembre 2025, comme un premier pas mais insuffisant. Il réclame des amendements pour clarifier le partage des pertes, protéger au maximum les petits déposants et préserver la soutenabilité de la dette. Le gouvernement Salam doit convaincre banques et Parlement.
Réformes financières: le duel silencieux entre gouvernement, Parlement et Banque du Liban
Le bras de fer sur les réformes financières s’intensifie au Liban: le gouvernement conteste une dette envers la Banque du Liban malgré un mémorandum évoquant 16,5 milliards de dollars. Karim Souaid pousse à clarifier les chiffres, tandis que députés et banques dénoncent un texte sur l’écart financier jugé incomplet. Au centre: le partage des pertes.
Le président libanais Joseph Aoun s’exprime à la télévision pour marquer l’anniversaire de son...
À l’occasion du premier anniversaire de son élection, Joseph Aoun s’exprime sur Télé Liban et dresse le bilan de sa présidence. Sécurité au Sud, résolution 1701, frappes israéliennes, monopole des armes, réformes économiques et négociations avec le FMI: le chef de l’État fixe sa feuille de route et revendique un rôle d’arbitre.
Reconstruction: prêts annoncés, conditions durcies, et retour des créanciers
Le Liban veut lancer la reconstruction depuis le Sud, mais avance sous contrainte: les financements évoqués sont des prêts (75 millions d’euros côté français, 120 millions de dollars via un fonds koweïtien) assortis de conditions durcies. Réformes, transparence, énergie et système financier redeviennent les clés pour convaincre bailleurs et créanciers.
Les déposants : derniers garants ou derniers sacrifiés ?
Au Liban, l’effondrement financier a transféré les pertes vers ceux qui n’avaient ni pouvoir ni responsabilité : les déposants. Sous couvert de « haircut » et de « bail-in », l’épargne a été confisquée pour couvrir fautes publiques et paris bancaires, menaçant le contrat social et la justice, aujourd’hui encore.
Consolidation du secteur bancaire libanais : fusions forcées et nouvelles licences pour capitaux étrangers
Le plan Salam prévoit de consolider le secteur bancaire libanais: fusions forcées, liquidations ordonnées et nouvelles licences à des capitaux étrangers (200 millions $ minimum). Objectif: réduire 60 banques à une vingtaine viables, recapitaliser, moderniser la gouvernance et répondre aux exigences du FMI, malgré risques et résistances de l’ABL fortes.
Le plan bancaire de Nawaf Salam : une étape décisive pour relancer l’aide internationale...
Le plan bancaire présenté par Nawaf Salam vise à répartir les pertes et débloquer l’aide internationale. En protégeant les dépôts sous 100 000 dollars et en restructurant banques et BdL, le texte cherche à relancer les négociations avec le FMI et la Banque mondiale, malgré une crise de liquidité et une fuite persistante des dépôts.
Hausse du trafic aérien à Beyrouth en décembre 2025 : un retour massif des...
En décembre 2025, l’aéroport de Beyrouth voit son trafic grimper de 5 à 10%, porté par le retour des expatriés pour les fêtes. Mais l’afflux reste surtout familial: séjours courts, logements chez l’habitant, dépenses limitées. Hôtels et régions profitent peu, malgré plus de 6,49 millions de passagers en 2025 déjà.
Les ministres à Beirut 1: petites phrases, grandes promesses et peu d’actes
À Beirut 1, ministres et hauts responsables multiplient les annonces: hôpitaux « réhabilités », agriculture « pilier stratégique », finances publiques « sous discipline », centrale électrique « en préparation ». Mais derrière les petites phrases, les investisseurs s’interrogent: quelles réformes ont réellement été appliquées, et lesquelles restent au stade du discours calibré ?
Et surtout, l'état est-il capable de réaliser ces promesses faute d'un système financier fiable?















