Tag: souveraineté
Le Liban en mode “attente”: retraits, points occupés, opérations ciblées
Au Sud-Liban, l’attente se résume à cinq points encore occupés, aux survols et aux opérations ciblées. Depuis l’accord du 28 novembre 2024, une zone grise empêche le retour durable, bloque la reconstruction et durcit le débat sur les armes. Beyrouth cherche des gestes visibles pour rétablir une normalité au Sud.
Normaliser à tout prix ? La paix ne se négocie pas en effaçant la...
#EDITO: Au Liban, la normalisation avec Israël est vendue comme raccourci vers l’argent. Mais depuis la guerre civile, une rare unanimité traverse encore chrétiens, chiites et sunnites: pas d’installation permanente ni de naturalisation des Palestiniens. Effacer camps et statut pour signer vite, c’est préparer la prochaine crise—sauf pour ceux qui monnayent le pays.
Yanouh et inspections: quand la sécurité devient politique locale
À Yanouh, une inspection de l’armée libanaise accompagnée par la FINUL, déclenchée via le mécanisme de coordination du cessez-le-feu, a transformé un acte sécuritaire en crise politique locale. L’avertissement israélien d’évacuation a amplifié la peur. L’épisode alimente le débat sur souveraineté, inspections et armes du Hezbollah au Sud, sous tension.
Liban : sous le voile de la souveraineté, les banques libanaises masquent une défense...
Au Liban, les banques brandissent la “souveraineté” comme paravent pour bloquer les réformes exigées par le FMI et protéger leurs actionnaires. En refusant une répartition équitable des pertes du gouffre de 80 milliards de dollars, elles transfèrent la facture aux déposants, aggravent la fuite des dépôts et prolongent l’asphyxie économique.
La bataille de la loi électorale : pourquoi Nabih Berri refuse tout changement sans...
Nabih Berri durcit le ton: les législatives ne se tiendront qu’avec la loi électorale en vigueur, tant que l’accord de Taëf n’est pas appliqué dans toutes ses dimensions (Sénat, scrutin national). Le débat mêle réforme, risque de report, rôle des expatriés et pressions internationales sur le calendrier institutionnel.
Joseph Aoun entre martyrs, souveraineté et chrétiens d’Orient : anatomie d’un discours présidentiel
À Baabda, Joseph Aoun construit un discours présidentiel fondé sur trois piliers : martyrs (Tueni et François El Hajj), souveraineté de l’État et protection des chrétiens d’Orient. Analyse d’une rhétorique calibrée pour l’intérieur et l’extérieur, entre refus des tutelles, appui à l’armée et prudence face au Hezbollah, malgré l’effondrement social.
Le « mechanism » au Sud : champ de bataille diplomatique entre France, États-Unis...
Au Sud, le «mechanism» du cessez-le-feu devient une arène où Washington impose le tempo, Paris refuse la marginalisation et le Hezbollah redoute un outil de contrôle. Entre désarmement visible, violations israéliennes, représentation civile et reconstruction, le Liban cherche un équilibre de souveraineté dans un dispositif à hauts risques pour l’État.
Le Liban sous pression : désarmement au Sud et projet de « zone économique...
Au sud du Litani, Beyrouth subit un calendrier: désarmement partiel du Hezbollah sous suivi international et projet américain de «zone économique» frontière. Le Liban craint une zone tampon déguisée et conditionne toute discussion au retrait israélien, aux prisonniers et à la liberté d’action de l’armée, sur fond d’escalade militaire possibl
Joseph Aoun, Nabih Berri, Hezbollah : qui tient encore la barre de l’État libanais...
Le Liban gouverne sous un triangle instable: Joseph Aoun mise sur l’armée et la souveraineté, Nabih Berri arbitre Taëf et la loi électorale, le Hezbollah de Naim Kassem résiste entre mécanisme du Sud et pression économique. Dans l’ombre, Nawaf Salam compose avec conditionnalités internationales et risques d’escalade à court terme.
QUAND LES MAIRES SE PRENNENT POUR DES MINISTRES: LA DÉRIVE DES DISCOURS LOCAUX SUR...
Au Liban, certains maires se comportent comme des ministres de l’Intérieur, annonçant couvre-feux, interdictions de louer aux Syriens et contrôles ciblés. Cette dérive sécuritaire transforme les municipalités en fabriques d’une politique migratoire de fait, nourrie par la peur et le vide laissé par l’État central, au détriment du droit et de la cohabitation.
LE TRIANGLE JOSEPH AOUN – NAWAF SALAM – NAIM KASSEM FACE AU FRONT SUD
Le Liban est désormais structuré autour d’un triangle de pouvoir Joseph Aoun – Nawaf Salam – Naim Kassem. Entre front sud sous cessez-le-feu, crise financière et pressions internationales, ce nouvel équilibre institutionnel tente de préserver la stabilité minimale du pays, tout en révélant les tensions entre sécurité, réformes économiques et rôle de la «résistance».
Baabda sous les projecteurs: protocole, invités et exclus de la visite pontificale
La cérémonie de Baabda, millimétrée autour de la visite du pape, transforme le palais présidentiel en théâtre du récit national. Plan de salle, symboles, absents et contre-discours révèlent les fractures d’un pays en crise, où chaque geste protocolaire devient un message politique sur la représentation chrétienne, la souveraineté et l’unité affichée.
Le double bind de l’Etat libanais face au Hezbollah : entre faiblesse étatique, porosité des flux financiers, faiblesse...
Pris dans un double bind face au Hezbollah, l’État libanais souffre de faiblesse militaire, de porosité des flux financiers et d’une corruption systémique. Incapable de contrôler ses frontières et ses ressources, il oscille entre coopération contrainte et risque d’affrontement, rendant urgente la reconstruction d’institutions souveraines et d’un contrôle financier indépendant.
Législatives sous tension: le bras de fer sur le vote des expatriés et la...
À l’approche des législatives, le Liban se déchire sur le vote des expatriés et la réforme de la loi électorale. Entre sièges réservés à la diaspora, projets de circonscription nationale, double voix préférentielle et rumeurs de report, le scrutin devient un bras de fer central sur la représentation, la souveraineté et la crédibilité des institutions.















