La crise économique libanaise de 2024, aggravée par les conflits et l’instabilité politique, a touché presque tous les secteurs de l’économie. Cependant, certains secteurs ont subi des impacts plus sévères, reflétant à la fois la nature structurelle de la crise et ses effets immédiats sur la production et la consommation.
méthodologie du classement
Le classement des secteurs les plus touchés repose sur trois critères principaux :
- Contraction du chiffre d’affaires : Réduction de l’activité économique mesurée par les volumes de production et de ventes.
- Perte d’emplois : Répercussions sur l’emploi formel et informel.
- Dépendance aux importations : Vulnérabilité aux fluctuations des devises et aux restrictions d’accès aux intrants.
Tableau 1 : Classement des secteurs les plus touchés en 2024
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
| Secteur | Contraction (%) | Facteurs principaux |
|---|---|---|
| Immobilier | -59,0 | Effondrement des ventes, perte de pouvoir d’achat. |
| Tourisme | -33,0 | Chute du nombre de visiteurs internationaux. |
| Industrie | -26,5 | Manque d’intrants importés, instabilité énergétique. |
| Agriculture | -21,0 | Dommages causés par le conflit, manque d’irrigation. |
| Commerce de détail | -18,0 | Réduction de la consommation des ménages. |
secteur immobilier : une perte de confiance généralisée
Le secteur immobilier a été le plus durement touché, avec une contraction de 59 %. Les ventes immobilières, évaluées à 2,5 milliards USD en 2024 contre 6,1 milliards USD en 2023, reflètent la perte de pouvoir d’achat et la dollarisation de l’économie. De nombreux projets résidentiels et commerciaux restent inachevés, faute de financement.
tourisme : un secteur à l’arrêt
Le tourisme, autrefois un pilier de l’économie libanaise, a enregistré une baisse de 33 % du nombre de visiteurs, principalement en raison de la guerre. Cette chute a gravement affecté les recettes en devises étrangères, contribuant à la dégradation des balances commerciales et des paiements.
industrie : une production paralysée
L’industrie libanaise a vu sa production chuter de 26,5 %, en raison de l’instabilité énergétique et des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement. Les usines locales, fortement dépendantes des importations d’équipements et de matières premières, ont réduit ou cessé leurs activités.
agriculture : un secteur fragile en crise
L’agriculture, qui emploie une grande partie des populations rurales, a connu une contraction de 21 %, exacerbée par les destructions causées par le conflit. Le manque d’accès à l’eau, combiné à des coûts d’importation élevés pour les intrants agricoles, a amplifié les pertes.
commerce de détail : une consommation en berne
La baisse de 18 % du commerce de détail reflète l’effondrement de la consommation des ménages. La dévaluation de la livre libanaise, combinée à l’inflation élevée, a considérablement réduit le pouvoir d’achat, impactant les ventes des biens non essentiels.


