Le président de la République française, Emmanuel Macron, a fait une entrée remarquée ce mardi 20 janvier 2026 au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Prononçant un discours très attendu sur les défis géopolitiques et économiques actuels, il est apparu sur scène avec une paire de lunettes de soleil au style aviateur, aux verres miroités bleutés. Ce choix vestimentaire, inhabituel pour une intervention intérieure, n’a pas manqué d’attirer l’attention des observateurs et des médias internationaux. Derrière cet accessoire, se cache un problème de santé mineur affectant son œil droit, un incident qui s’est manifesté pour la première fois lors des vœux aux Armées, jeudi dernier. Ce détail, bien que anecdotique en apparence, illustre la transparence du chef de l’État sur des questions personnelles tout en soulignant sa détermination à poursuivre ses engagements publics sans interruption.
Un vaisseau sanguin rompu : l’origine médicale d’un accessoire imposé
L’apparition des lunettes de soleil sur le nez du président Macron trouve son explication dans un incident oculaire survenu récemment. Selon les précisions fournies par l’entourage du chef de l’État, un petit vaisseau sanguin de l’œil droit a saigné, provoquant une rougeur visible et une sensibilité accrue à la lumière. Ce type d’hémorragie sous-conjonctivale, comme l’ont qualifié des sources médicales proches de l’Élysée, est un phénomène courant et sans gravité. Il résulte souvent d’un effort physique, d’une toux violente ou même d’une variation de pression artérielle, sans nécessiter de traitement spécifique autre que du repos oculaire. Le médecin-chef de l’Élysée a confirmé que l’affection est “totalement bénigne” et devrait se résorber d’elle-même en quelques jours, sans impact sur la santé générale du président.
Cette explication médicale a été rendue publique dès les premières apparitions du chef de l’État avec cet œil injecté de sang. Lors des vœux aux Armées, prononcés jeudi 15 janvier sur la base aérienne d’Istres dans les Bouches-du-Rhône, Emmanuel Macron est arrivé le regard dissimulé derrière ces mêmes lunettes aviateur. Devant un parterre de hauts gradés et de personnel militaire, il a pris la parole avec humour pour désamorcer toute inquiétude. “Je vous prie d’excuser ce caractère inesthétique de mon œil”, a-t-il déclaré, ajoutant que ce n’était “que quelque chose de totalement anodin”. Il a même ironisé en y voyant une référence involontaire à “l’œil du tigre”, évoquant la détermination symbolisée par cette expression tirée du film Rocky III, et reliant cela à la figure historique de Georges Clemenceau, surnommé “le Tigre” pour sa ténacité durant la Première Guerre mondiale. Cette base d’Istres, dédiée à la dissuasion nucléaire française, offrait un cadre solennel à cette allocution, où le président a insisté sur le renforcement des capacités militaires nationales face aux menaces actuelles, telles que les tensions en Europe de l’Est et au Moyen-Orient.
Le vendredi suivant, lors d’une réunion à l’Élysée consacrée au devenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron a réitéré ses excuses pour cet accessoire imposé. “Veuillez m’excuser pour ces lunettes qui sont liées à un problème bénin”, a-t-il indiqué aux participants, précisant : “Je suis obligé de les porter pendant quelque temps, donc vous allez me subir ainsi.” Cette rencontre, qui réunissait des représentants des différentes sensibilités politiques calédoniennes, visait à avancer sur les réformes post-référendaires, dans un contexte de tensions persistantes depuis les émeutes de 2024. Le président, fidèle à sa ligne de dialogue, a souligné l’importance d’un accord équilibré respectant les aspirations locales tout en maintenant le lien avec la métropole. Les lunettes, loin d’être un simple détail esthétique, ont ainsi servi de protection contre la lumière vive des salles de réunion, évitant une gêne supplémentaire lors de ces discussions marathon.
À Davos, ce mardi, l’accessoire a pris une dimension plus internationale. Arrivant sur la scène du Forum économique mondial, Emmanuel Macron a maintenu ses lunettes tout au long de son intervention, qui a porté sur les défis posés par les transitions énergétiques, les rivalités commerciales et les instabilités géopolitiques. Devant un auditoire composé de dirigeants d’entreprises, de chefs d’État et d’experts, il a plaidé pour une Europe plus unie et résiliente, évoquant la nécessité de “mesures miroir” face aux pratiques déloyales de certains partenaires commerciaux. La présence des lunettes n’a pas altéré la force de son message, mais elle a ajouté une note inattendue à cette prestation, rappelant que même les leaders mondiaux ne sont pas à l’abri de petits aléas de santé.
Les lunettes aviateur : un style iconique au service d’une nécessité médicale
Au-delà de la raison médicale, l’attention s’est portée sur le modèle précis des lunettes portées par le président Macron. Il s’agit d’une paire au design aviateur classique, caractérisée par une monture métallique fine, des verres larges en forme de goutte d’eau et une teinte mirourée bleutée qui reflète la lumière ambiante. Ce style, popularisé dans les années 1930 par les pilotes de l’armée américaine pour protéger leurs yeux des reflets solaires en altitude, évoque une image de robustesse et de modernité. Les verres miroités, en particulier, offrent une protection supplémentaire contre les rayons UV et la luminosité intense, ce qui s’avère pertinent dans le cas d’une sensibilité oculaire accrue.
Les tentatives d’identification de la marque ont suscité un intérêt médiatique notable. Bien que l’Élysée n’ait pas communiqué officiellement sur le fabricant, des analyses détaillées publiées par des médias spécialisés en mode et lifestyle suggèrent qu’il pourrait s’agir d’un modèle Louis Vuitton “Pilot Attitude” issu de la collection automne-hiver 2009. Cette attribution repose sur des comparaisons visuelles : les lignes gravées sur le pont nasal et les branches rappellent le motif Damier emblématique de la maison française, tandis que les verres bleutés miroitants correspondent à une variante de cette ligne. Ce choix, s’il est confirmé, s’inscrirait dans la préférence du président pour des produits hexagonaux, renforçant l’image d’un leader soutenant l’industrie du luxe nationale. Louis Vuitton, sous l’égide du groupe LVMH, a d’ailleurs souvent été associé à des figures publiques françaises, bien que sans endorsement officiel dans ce cas.
D’autres spéculations ont émergé, notamment sur des forums en ligne et des réseaux sociaux, où des utilisateurs ont comparé le modèle à des alternatives comme les Bajío ‘Solado’, qui présentent une configuration similaire en termes de couleur et de forme. Cependant, ces hypothèses restent non vérifiées, et l’absence de logo visible sur les images publiques rend l’identification définitive ardue. Ce qui est certain, c’est que les lunettes ne sont pas un accessoire de mode improvisé, mais un outil fonctionnel adapté à la situation. Elles mesurent environ 140 mm de largeur, avec des verres de 58 mm, offrant une couverture optimale pour masquer l’œil affecté sans obstruer la vision périphérique.
Dans le contexte plus large du style présidentiel d’Emmanuel Macron, ces lunettes s’inscrivent dans une lignée d’accessoires qui mêlent praticité et élégance. Depuis son élection en 2017, le chef de l’État a cultivé une image moderne, souvent inspirée des codes vestimentaires internationaux, tout en évitant les excès. Ses costumes ajustés, signés de tailleurs parisiens, et ses montres discrètes contrastent avec ce choix temporaire, qui rappelle plutôt des figures hollywoodiennes ou des pilotes d’élite. Cette apparition à Davos, avec ses verres bleutés reflétant les lumières de la salle, a ainsi ajouté une touche cinématographique à un événement par ailleurs dominé par des débats austères sur l’économie mondiale.
Réactions internationales et échos médiatiques autour d’un détail visuel
L’apparition du président Macron avec ces lunettes a rapidement fait le tour des médias internationaux, générant un mélange de curiosité et d’humour bienveillant. À Davos, où les leaders mondiaux se succèdent sur scène, ce détail a été noté par les journalistes présents, certains y voyant un symbole de résilience face aux petites adversités personnelles. Des chaînes comme CNN et la BBC ont relayé des images de l’intervention, soulignant que le président français a maintenu son discours sans interruption, abordant des thèmes cruciaux comme la souveraineté énergétique européenne et les relations transatlantiques. Sur les réseaux sociaux, des posts ont afflué, avec des commentaires allant de l’empathie pour le problème de santé à des plaisanteries sur un “look de star” inattendu dans un cadre aussi formel.
En France, les réactions ont été plus mesurées, avec une couverture médiatique focalisée sur le contenu du discours plutôt que sur l’accessoire. Néanmoins, des quotidiens comme Le Parisien ont rapporté les excuses répétées du président lors de ses apparitions précédentes, soulignant sa volonté de transparence. Des experts en communication politique ont analysé ce choix comme une stratégie habile : en expliquant publiquement l’origine médicale, Emmanuel Macron évite les spéculations et transforme un inconvénient en opportunité pour humaniser son image. Cela contraste avec des précédents historiques, où des leaders comme François Mitterrand ont parfois dissimulé des problèmes de santé plus graves.
Sur la scène internationale, des comparaisons ont émergé avec d’autres figures publiques ayant porté des lunettes pour des raisons similaires. Par exemple, en 2025, le président américain Joe Biden avait été vu avec des verres teintés lors d’une conférence de presse, attribués à une sensibilité à la lumière post-opératoire. De même, des célébrités comme Bono du groupe U2 portent des lunettes en permanence en raison d’un glaucome chronique. Dans le cas de Macron, l’incident reste mineur, mais il illustre comment un détail personnel peut intersecter avec l’agenda public, surtout dans un forum comme Davos, où l’image compte autant que les mots.
Les lunettes aviateur dans l’histoire : de l’armée à la présidence
Le style aviateur des lunettes portées par Emmanuel Macron n’est pas anodin ; il puise ses racines dans l’histoire militaire et aéronautique. Développées initialement par la société Bausch & Lomb pour l’US Army Air Corps en 1937, sous le nom de Ray-Ban Aviator, ces lunettes étaient conçues pour protéger les pilotes des rayons solaires à haute altitude. Leur forme en goutte d’eau permettait une vision claire des instruments de bord tout en couvrant les yeux des reflets. Popularisées par des figures comme le général Douglas MacArthur durant la Seconde Guerre mondiale, elles sont devenues un symbole de virilité et d’aventure.
Au fil des décennies, les aviateur ont transcendé leur usage militaire pour s’imposer dans la culture pop. Tom Cruise dans Top Gun (1986) en a fait un icône cinématographique, tandis que des présidents comme Ronald Reagan ou George W. Bush les ont adoptées lors de visites sur des porte-avions. En France, ce style a été porté par des personnalités comme Jacques Chirac lors de déplacements ensoleillés, bien que de manière plus sporadique. Pour Macron, ce choix s’aligne avec son image de leader dynamique, souvent associé à des références culturelles modernes. Les verres miroités bleutés, une variante contemporaine, ajoutent une touche de mystère, reflétant littéralement l’environnement sans révéler le regard.
Dans le contexte actuel, où les tensions géopolitiques exigent une vigilance accrue, ces lunettes évoquent subtilement la “détermination” mentionnée par le président lui-même. Elles protègent non seulement l’œil physique, mais symbolisent aussi une barrière contre les distractions, permettant au chef de l’État de se concentrer sur les enjeux majeurs, comme la réforme de l’Union européenne ou la transition écologique.
Implications immédiates sur l’agenda présidentiel
Malgré cet incident oculaire, l’agenda d’Emmanuel Macron reste chargé. À Davos, son intervention a été suivie de rencontres bilatérales avec des dirigeants d’entreprises et des homologues étrangers, où les lunettes ont persisté comme un élément visuel constant. De retour en France, des engagements intérieurs l’attendent, notamment sur les questions budgétaires et les réformes sociales.



