Un contexte de crise sans précédent
L’activité à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth a connu une baisse importante en octobre 2024, marquant le dixième mois consécutif de recul. Cette chute s’explique principalement par l’intensification de la guerre entre Israël et le Hezbollah, qui a poussé de nombreux pays à demander à leurs citoyens de quitter le Liban immédiatement.
Toutes les compagnies aériennes, à l’exception de Middle East Airlines, ont suspendu leurs vols vers le Liban en raison des préoccupations de sécurité. Les billets d’avion ont enregistré une augmentation significative des prix, rendant les départs non seulement coûteux mais également difficiles à organiser en raison du nombre limité de vols disponibles.
Baisse des passagers entre janvier et octobre 2024
Les chiffres publiés par l’aéroport révèlent une baisse généralisée de l’activité sur la période de janvier à octobre 2024, comparée à la même période en 2023 :
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
| Catégorie | Octobre 2024 | Variation annuelle (YoY) |
|---|---|---|
| Passagers totaux | 5 091 058 | -19,16 % |
| Arrivées totales | 2 455 296 | -19,86 % |
| Départs totaux | 2 631 337 | -18,35 % |
| Passagers en transit | 4 425 | -60,73 % |
La baisse la plus marquée concerne les passagers en transit, qui ont diminué de 60,73 % en raison de l’annulation de nombreux vols internationaux transitant par Beyrouth. Par ailleurs, les arrivées et départs ont également chuté respectivement de 19,86 % et 18,35 %, reflétant l’impact des restrictions et des craintes liées au conflit.
Effondrement de l’activité entre septembre et octobre 2024
Le mois d’octobre 2024 a particulièrement été marqué par une chute dramatique de l’activité par rapport à septembre :
| Catégorie | Octobre 2024 | Variation mensuelle (MoM) |
|---|---|---|
| Passagers totaux | 193 292 | -60,17 % |
| Arrivées totales | 41 005 | -80,49 % |
| Départs totaux | 152 197 | -44,58 % |
| Passagers en transit | 90 | -84,13 % |
Cette baisse mensuelle s’explique en grande partie par les départs massifs des employés des ambassades et de leurs ressortissants en septembre, à la suite de l’escalade du conflit. En octobre, ces mouvements ont considérablement ralenti, limitant davantage l’activité de l’aéroport.
Menaces sur l’aéroport
La crainte d’une frappe israélienne sur l’aéroport international Rafic Hariri, alimentée par des bombardements à proximité immédiate de l’infrastructure, a accentué la situation critique. Ces menaces ont dissuadé les voyageurs et conduit à une diminution supplémentaire des activités aériennes, rendant l’aéroport de Beyrouth encore moins accessible.
Conséquences économiques et logistiques
Les perturbations à l’aéroport international Rafic Hariri ont des répercussions majeures sur l’économie libanaise. En tant que principal point d’entrée et de sortie du pays, l’aéroport joue un rôle crucial dans les échanges commerciaux et les voyages. La diminution de l’activité aggrave la situation économique déjà fragile du Liban et limite les efforts de secours internationaux.
De plus, la suspension des vols par la plupart des compagnies aériennes étrangères complique le retour à une normalité opérationnelle. Les voyageurs dépendent presque exclusivement de Middle East Airlines, ce qui met une pression accrue sur la compagnie nationale.



