Une frappe israélienne a visé jeudi la faculté des sciences de l’Université libanaise, à Hadath, dans la banlieue sud de Beyrouth. Selon l’Agence nationale d’information libanaise, l’attaque a tué le directeur de la faculté, le Dr Hussein Bazzi, ainsi qu’un autre enseignant universitaire, le Dr Murtada Srour. À l’heure de publication, aucune source officielle fiable consultée ne confirme la mort d’un recteur. Les éléments recoupés pointent donc vers la mort du directeur de la faculté des sciences, et non du président de l’Université libanaise.
Il s’agit d’une première frappe sur une institution libanaise, symbolisant donc une montée en puissance des pressions israéliennes sur le Liban. L’état hébreu franchi dont une nouvelle étape alors que le Liban avait pourtant envoyé une délégation à Chypre en vue de négociations directes pour obtenir la cessation du conflit.
Ce que l’on sait de la frappe sur l’Université libanaise
Le fait principal est désormais établi : la faculté des sciences de l’Université libanaise, située à Hadath, a été touchée par une frappe attribuée à Israël par la presse officielle libanaise. La NNA a d’abord signalé qu’un drone israélien avait visé le site, avant de préciser l’identité des deux morts. Cette double publication reste, à cette heure, la base factuelle la plus solide sur le lieu et sur les victimes.
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Le second point, plus délicat, concerne la qualité exacte de la victime principale. Le site officiel de l’Université libanaise permet de vérifier que Hussein Bazzi occupait bien la fonction de directeur de la faculté des sciences.
Le président de l’Université libanaise est Bassam Badran, selon le portail de l’établissement. Aucun élément crédible consulté au moment de la rédaction ne l’inclut parmi les victimes. Le bilan confirmé se limite donc, pour l’instant, à deux morts identifiés par l’agence officielle libanaise : Hussein Bazzi et Murtada Srour.
Une frappe dans une journée d’escalade à Beyrouth
La frappe sur l’Université libanaise s’inscrit dans une séquence beaucoup plus large. Reuters a rapporté ce 12 mars une intensification des opérations israéliennes au Liban, avec extension des ordres d’évacuation dans le sud du pays, menaces accrues et nouvelles frappes sur Beyrouth. Dans le même temps, l’agence a relevé une montée des tensions après des salves de roquettes tirées depuis le Liban vers Israël.
Cette toile de fond change la lecture de l’événement. La frappe de Hadath ne survient pas comme un incident isolé. Elle intervient alors que Beyrouth a déjà subi des attaques récentes, y compris au centre-ville et sur le front de mer, selon Reuters et d’autres médias internationaux. Le conflit s’étend donc à des zones urbaines de plus en plus sensibles, avec un impact direct sur les civils, les déplacements et le fonctionnement des institutions.
Hadath figurait par ailleurs parmi les zones mentionnées dans des avertissements israéliens relayés par plusieurs médias ce 12 mars. Cela n’enlève rien au fait central : un site universitaire public a été touché, et deux universitaires ont été annoncés morts. Dans le paysage libanais, un tel lieu n’est pas un site ordinaire. Il concentre des fonctions d’enseignement, de recherche et de service public, dans un pays où l’université publique reste un point d’accès décisif à l’enseignement supérieur.



