Rodolphe Haykal défend l’armée libanaise et réaffirme sa mission de protection de la stabilité intérieure. Réuni vendredi 6 novembre 2026 à Yarzé avec les responsables militaires, le commandant en chef a assuré que l’institution appliquerait les décisions du pouvoir politique. Il a également plaidé pour le maintien de la FINUL.
La réunion a rassemblé les membres du commandement, des chefs d’unités et de régiments opérationnels ainsi que plusieurs officiers. Elle portait sur la situation au Liban et dans la région, les défis sécuritaires et les opérations militaires.
Haykal défend l’armée libanaise face aux critiques
Le général a rejeté les critiques adressées à l’institution par des acteurs qu’il situe au Liban et à l’étranger, sans les nommer. Il estime qu’elles méconnaissent son travail. Il a salué les efforts des soldats pour la sécurité intérieure, la surveillance des frontières et la lutte contre la contrebande.
Rodolphe Haykal a lié la défense de la souveraineté à l’extension de l’autorité de l’État sur tout le territoire. Il a présenté la présence israélienne dans les territoires libanais occupés comme le principal danger pour le pays. Il a demandé aux militaires de rester prêts à toutes les éventualités, sans miser sur des changements régionaux ou internationaux.
Le maintien de la FINUL et la préparation de l’après
Le chef de l’armée a défendu la poursuite de la mission onusienne. Il met en avant son rôle dans l’observation de l’application des résolutions internationales et dans la documentation des violations. Son intervention associe ainsi la sécurité intérieure, le retrait israélien et la présence d’observateurs internationaux.
Le même vendredi, Rodolphe Haykal a reçu à Yarzé Jean Arnault, coordinateur spécial des Nations unies au Liban. Leur entretien a porté sur la situation dans le pays et la région ainsi que sur les difficultés auxquelles le Liban fait face. Ils ont également examiné les solutions possibles pour la période suivant la FINUL.
Selon le compte rendu du commandement, Jean Arnault a salué le travail de l’institution militaire en faveur de la stabilité intérieure. Le document ne détaille toutefois aucune formule de remplacement de la force onusienne. Il n’annonce ni accord ni décision sur une future présence internationale.
Cette discussion intervient alors que Nabih Berri a, lui aussi, défendu le rôle de la FINUL le 6 novembre. Devant l’ambassadrice de l’Union européenne, Sandra De Waele, le président du Parlement l’a présentée comme le cadre opérationnel de la résolution 1701. La position exprimée par Haykal reste une demande de maintien, tandis que les modalités d’un éventuel dispositif ultérieur demeurent à préciser.
Photo d’illustration : blindés et militaires de l’armée libanaise sur une photographie d’archives de 2025. Elle ne représente pas la réunion du 6 novembre. © Armée libanaise, direction de l’Orientation / photothèque Libnanews.


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