Israël a recommandé que les forces de la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban) se déplacent de cinq kilomètres plus au nord pour éviter d’être prises dans l’intensification des combats entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Cette recommandation a été faite par l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, après que deux casques bleus ont été blessés par des tirs de char israélien près de Naqoura. La FINUL a, quant à elle, rapporté que son quartier général et d’autres positions avaient été touchés à plusieurs reprises par des frappes israéliennes.
En réponse à ces incidents, le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, a rappelé que toute attaque délibérée contre les forces de maintien de la paix constitue une grave violation du droit international humanitaire, ainsi que de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui avait mis fin à la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah. Haq a ajouté que la sécurité des troupes de la FINUL était continuellement réévaluée, mais qu’elles restaient en place pour le moment.
La réduction de la présence de la FINUL en cours
En réponse à l’escalade du conflit, le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a annoncé la réduction de la présence de la FINUL sur certaines positions, notamment celles proches de la Ligne bleue qui sépare le Liban et Israël. Près de 300 casques bleus ont déjà été déplacés vers des bases plus sûres, et d’autres mouvements sont prévus en fonction de l’évolution des conditions de sécurité.
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
Créée en 1978 pour superviser le retrait israélien du sud du Liban, la mission de la FINUL a été renforcée après la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah. Son rôle actuel est de surveiller le respect de la résolution 1701, qui vise à prévenir toute reprise des hostilités. Toutefois, la situation sur le terrain montre que les tensions entre Israël et le Hezbollah compliquent considérablement la mission de ces forces, prises entre deux feux dans un conflit où elles deviennent, de plus en plus, des cibles involontaires.
Les critiques à l’égard d’Israël se multiplient sur la scène internationale. Cependant, Israël persiste à défendre ses actions, affirmant qu’elles sont nécessaires pour garantir la sécurité de ses citoyens du nord, actuellement réfugiés dans leur propre pays en raison des tirs de roquettes du Hezbollah. Le contexte de ces tensions et des accusations croisées rend la situation plus explosive que jamais, tout en soulignant le rôle difficile des forces de maintien de la paix dans cette région instable.
Le Hezbollah accuse Israël d’utiliser la FINUL comme bouclier humain
Parallèlement, le Hezbollah a accusé Israël, il y a quelques jours, d’utiliser les troupes de la FINUL comme « boucliers humains » dans la région de Maroun el-Ras, une zone stratégique au sud du Liban. Selon le groupe chiite, l’armée israélienne se cacherait derrière les positions de la FINUL pour éviter les attaques directes du Hezbollah, après avoir échoué à plusieurs reprises à avancer dans cette zone. Cette accusation vient intensifier un contexte déjà tendu où le Hezbollah et Israël s’accusent mutuellement d’exploiter les civils et les troupes internationales dans leurs manœuvres militaires.



