Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth a affirmé dimanche matin que les forces des Émirats arabes unis ont mené les frappes contre une installation de dessalement située en territoire iranien. Selon le journal, qui cite des sources non précisées, les Émirats arabes unis seraient directement à l’origine de l’attaque sur cette infrastructure vitale pour l’approvisionnement en eau douce de la République islamique.
L’installation visée n’a pas été identifiée nommément dans les informations publiées par Yedioth Ahronoth. Cette révélation intervient au neuvième jour du conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël, marqué par une escalade d’attaques sur des sites énergétiques et civils.
Contexte immédiat des accusations iraniennes contre les États-Unis
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Samedi 7 mars, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait accusé les États-Unis d’avoir détruit une usine de dessalement d’eau douce sur l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz. Selon Téhéran, cette frappe a privé d’eau potable une trentaine de villages. Le chef de la diplomatie iranienne avait qualifié l’attaque de « crime flagrant et désespéré » et averti que Washington avait ouvert un dangereux précédent.
Aucune confirmation officielle n’a été apportée dans l’immédiat par les autorités émiraties, américaines ou israéliennes concernant l’implication des Émirats arabes unis. Abou Dhabi n’a pas réagi à l’information du journal israélien.
Les infrastructures de dessalement au cœur des échanges de frappes
Les usines de dessalement sont devenues un enjeu critique dans la guerre en cours. Dimanche matin, le royaume de Bahreïn a annoncé que un drone iranien avait causé des « dommages matériels » à l’une de ses installations de dessalement. C’est la première fois qu’un pays du Golfe rapporte une frappe directe iranienne sur ce type d’infrastructure depuis le début du conflit.
Dans les jours précédents, l’Iran avait déjà touché une centrale électrique à Fujairah, aux Émirats arabes unis, qui alimente l’une des plus grandes usines de dessalement du monde. Au Koweït, des débris d’un missile intercepté ont provoqué un incendie sur un site combiné de production d’électricité et d’eau dessalée.



