15 octobre 2026
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Le point à 18: Journée noire au Liban, 274 morts et des 1024 blessés.

En une seule journée, les israéliens ont tué plus de libanais que la journée la plus sanglante du conflit de 2006. Le 30 juillet 2006, lors du massacre de Cana, une frappe aérienne israélienne a touché un bâtiment abritant des civils dans le village de Cana, au sud du Liban avait tué 28 à 54 civils dont de nombreux enfants, bien que le nombre exact de victimes soit parfois contesté.

Nouvelle vague d'attaques israéliennes : l'armée annonce une intensification des frappes

Le Liban connaît aujourd’hui l’une des journées les plus sanglantes de son conflit avec Israël, marquée par une série de bombardements aériens israéliens qui ont frappé plusieurs régions du sud du Liban et de la vallée de la Békaa. Selon le ministre de la Santé, Firas Abiad, 274 personnes ont perdu la vie, dont 21 enfants et 39 femmes, tandis que 1024 blessés ont été recensés. Ces frappes ont touché aussi bien des zones du sud que la vallée de la Békaa, notamment le Hermel et la Békaa de l’Ouest.

Ce massacre dépasse en ampleur la journée la plus meurtrière du conflit israélo-libanais de 2006. En effet, lors du 30 juillet 2006, un bombardement aérien israélien avait frappé le village de Cana, faisant entre 28 et 54 victimes, principalement des civils, dont de nombreux enfants. Cet événement est resté gravé dans les mémoires comme le moment le plus tragique de cette guerre, jusqu’à aujourd’hui.

Intensification des frappes aériennes

L’armée israélienne a intensifié ses frappes sur différentes régions du Liban, particulièrement dans la Békaa et le sud. Les raids ont notamment ciblé des localités comme Nabi Sheet, Brital, et Mashghara, provoquant des destructions massives et de nombreuses victimes civiles. Le district de Baalbek a également été visé à plusieurs reprises, aggravant la situation humanitaire dans la région.

Le ministre israélien de la Défense a déclaré que ces frappes visaient à démanteler les infrastructures militaires du Hezbollah, mais les victimes civiles se multiplient. La journée d’aujourd’hui a vu un véritable déchaînement de violence, avec des alertes aux roquettes activées dans plusieurs localités israéliennes, notamment dans les régions de Haïfa et de la Galilée.

Destruction et chaos

La vallée de la Békaa, souvent épargnée par les frappes lors des précédents conflits, a été sévèrement touchée cette fois-ci. Des frappes ont eu lieu à Burj Rahal, dans le district de Tyr, et dans plusieurs villages du sud tels que Ainatha, Bint Jbeil, et Majdal Zun. L’armée israélienne a également ciblé des infrastructures civiles, notamment des routes et des ponts, rendant l’évacuation des populations locales de plus en plus difficile. Selon les rapports, plus de 80 000 tentatives d’appels téléphoniques ont été effectuées par Israël, exhortant les habitants du Liban à évacuer leurs maisons, ce qui semble relever de la guerre psychologique.

Réactions internationales

Face à cette escalade de la violence, la communauté internationale a exprimé de vives inquiétudes. L’ONU, via la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban), a demandé l’évacuation de ses employés civils au nord du fleuve Litani, tandis que des discussions sur un possible cessez-le-feu sont en cours.

La gravité de cette journée et le lourd bilan humain marquent un tournant tragique dans le conflit israélo-libanais de 2024, avec des frappes qui rappellent les heures sombres du conflit de 2006, mais avec un coût humain bien plus lourd pour la population civile libanaise.

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Newsdesk Libnanews

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