Le barrage de Chabrouh, construit en 2007 près de Faraya, est un réservoir essentiel pour l’approvisionnement en eau des districts de Kesrouan et du Metn au Liban. Avec une capacité de stockage de plus de 8 millions de mètres cubes, ce barrage est vital pour la gestion des ressources hydriques du pays, particulièrement face aux pénuries régulières.
Récemment, plusieurs associations environnementales ont tiré la sonnette d’alarme sur une pollution croissante affectant le lac artificiel. The Earth Association – Lebanon a publié un communiqué soulignant des activités dangereuses pour l’environnement autour du site. Un bulldozer a été repéré en train de créer des routes le long des berges du lac, provoquant des éboulements et endommageant les rives. De plus, les activités nautiques, comme le jet-ski, contribuent à la contamination des eaux par des hydrocarbures, avec des couches de pétrole visibles à la surface du lac.
Ces activités menacent directement la qualité de l’eau, essentielle pour les populations locales. La purification devient de plus en plus coûteuse en raison de la dégradation du lac. The Earth Association a donc déposé une plainte auprès des autorités compétentes, notamment le procureur général de l’environnement du Mont-Liban et le ministère de l’Environnement, afin de stopper ces activités destructrices.
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La situation du barrage de Chabrouh reflète un problème plus large de gestion des infrastructures hydrauliques au Liban, où le manque d’entretien et la pollution industrielle et agricole affectent de nombreux autres réservoirs d’eau. Le cas de Chabrouh est particulièrement préoccupant, car il pourrait entraîner des conséquences graves pour les populations dépendantes de cette ressource.



