L’Unité de gestion des risques de catastrophes, rattachée directement à la Présidence du Conseil des ministres, a diffusé à 17 heures son rapport quotidien officiel sur la situation sécuritaire et humanitaire. Ce document, intitulé « Daily Situation Report », révèle un bilan particulièrement lourd : 100 martyrs supplémentaires enregistrés au cours des dernières vingt-quatre heures, portant le total cumulé à 394 morts causés par les frappes aériennes israéliennes. Les blessés s’élèvent à 1 130 au total, dont 107 rien que pour cette journée. Parallèlement, la plateforme nationale d’enregistrement des déplacés, mosa-relief.com, indiquait à 19 heures que plus de 517 000 personnes avaient été enregistrées comme déplacées internes à travers le pays. Ces chiffres, compilés par les services officiels libanais à partir des données transmises par les hôpitaux, les municipalités, la Protection civile et les centres d’accueil, dressent le portrait d’une crise humanitaire qui s’aggrave d’heure en heure sous l’effet des raids aériens israéliens.
Le rapport gouvernemental, accessible via les canaux officiels de la présidence et de l’Unité de gestion des risques de catastrophes, constitue la source la plus précise et la plus actualisée disponible ce dimanche soir. Il ne laisse aucune place à l’interprétation : les 394 martyrs et les 1 130 blessés résultent directement des hostilités déclenchées par les frappes aériennes israéliennes qui se poursuivent depuis le début du mois. Chaque victime, chaque famille touchée, s’inscrit dans un enchaînement de raids qui ont visé le Sud-Liban, la Békaa, la banlieue sud de Beyrouth et d’autres zones du territoire national. Le Liban, confronté une nouvelle fois à une violence venue du ciel, voit son tissu social et humain se déchirer sous les yeux de la communauté internationale.
394 martyrs au total, dont 100 en une seule journée : le coût humain des raids israéliens
La section « Casualties » du rapport est éloquente. Au cumul, les autorités libanaises ont dénombré 394 martyrs, tous victimes des frappes aériennes israéliennes depuis le déclenchement de cette nouvelle phase d’hostilités. Le chiffre journalier de 100 martyrs ce dimanche marque une accélération tragique. Ces morts s’ajoutent aux précédents et portent le bilan à un niveau qui interpelle par sa rapidité. Parmi eux figurent des civils de tous âges, des familles entières parfois décimées dans leurs habitations ou lors de déplacements.
Les blessés, au nombre de 1 130 cumulés et de 107 nouveaux ce dimanche, saturent les capacités des établissements de santé. Les hôpitaux de Tyr, de Nabatiyeh, de Baalbek et de la banlieue sud de Beyrouth fonctionnent au-delà de leurs limites. Les chirurgiens opèrent sans interruption, les services d’urgence manquent de lits et les stocks de sang diminuent. Le rapport officiel ne détaille pas les profils individuels, mais les témoignages des équipes médicales confirment que les victimes des raids aériens israéliens incluent un nombre important de femmes, d’enfants et de personnes âgées. Chaque blessé transporté sous les décombres ou touché par des éclats représente une vie durablement marquée.
1 015 incidents d’hostilités : la réalité quotidienne des frappes aériennes israéliennes
Le rapport recense 1 015 incidents d’hostilités sur la période couverte. Ces chiffres correspondent, selon les autorités libanaises, pour l’essentiel à des raids aériens israéliens, des tirs d’artillerie et des frappes ciblées qui ont touché des zones résidentielles, des routes et des infrastructures civiles. Chaque incident génère son cortège de destructions et de drames. Les équipes de la Protection civile interviennent en permanence, souvent sous la menace de nouveaux survols, pour dégager des corps ou secourir des survivants. Ce rythme soutenu explique l’alourdissement brutal du bilan humain enregistré aujourd’hui.
Plus de 517 000 déplacés internes enregistrés : l’exode provoqué par les raids
À 19 heures, la plateforme mosa-relief.com, mise en place par le gouvernement pour centraliser les demandes d’aide, affichait un total de plus de 517 000 personnes déplacées internes inscrites. Ce chiffre, mis à jour en temps réel, reflète l’ampleur de l’exode déclenché par les frappes aériennes israéliennes. Des villages entiers du Sud-Liban et de la Békaa se sont vidés en quelques heures. Des familles ont tout abandonné – maisons, terres, bétail – pour fuir les raids qui s’abattent sans relâche.
Le rapport de 17 heures précise que 117 228 de ces personnes sont actuellement hébergées dans les 538 abris collectifs ouverts à travers le pays. Ces 117 228 déplacés internes représentent 27 775 familles entières qui ont trouvé refuge dans des écoles transformées, des centres communautaires, des gymnases ou des hangars aménagés en urgence. Le nombre de 538 abris ouverts témoigne de l’effort national de mobilisation : municipalités, ministères et sociétés civiles ont travaillé jour et nuit pour offrir un toit provisoire à ces familles arrachées à leurs foyers par les bombardements israéliens.
Les 538 abris collectifs sous tension maximale face à l’afflux des déplacés
L’ouverture de 538 abris collectifs constitue une réponse logistique sans précédent. Ces structures, réparties sur l’ensemble du territoire, accueillent les plus vulnérables : mères avec enfants en bas âge, personnes âgées dépendantes, malades chroniques. Avec 117 228 occupants, la capacité des sites est souvent dépassée dans les régions les plus touchées. Des tentes ont été dressées dans les cours d’école, des salles de classe converties en dortoirs collectifs. Des équipes médicales mobiles circulent entre ces abris pour prodiguer les premiers soins et assurer un suivi psychologique aux familles traumatisées par les frappes aériennes israéliennes.
Les 27 775 familles hébergées dans ces centres dépendent entièrement de l’aide distribuée : repas chauds, matelas, couvertures, kits d’hygiène. Beaucoup d’entre elles ont perdu leur source de revenus – agriculteurs privés de leurs vergers, commerçants dont les boutiques ont été détruites. Le rapport officiel souligne que ces familles ne représentent qu’une partie visible des déplacés ; des dizaines de milliers d’autres se sont réfugiées chez des proches ou dans des logements de fortune, portant le total enregistré à plus de 517 000 personnes sur la plateforme mosa-relief.com.
La plateforme mosa-relief.com : outil central de la réponse humanitaire nationale
La plateforme mosa-relief.com, lancée par les autorités libanaises, a permis d’enregistrer en quelques jours plus de 517 000 personnes déplacées. Chaque inscription déclenche un suivi personnalisé : attribution d’aide alimentaire, médicale ou financière. Le site, accessible à tous les citoyens, continue de recevoir des demandes à un rythme soutenu. À 19 heures ce dimanche, le compteur affichait +517 000, un chiffre qui évolue d’heure en heure au gré des nouveaux arrivants fuyant les raids israéliens.
Les autorités appellent tous les déplacés, même ceux qui ne sont pas dans un abri collectif, à s’inscrire sans délai. L’objectif est de cartographier précisément les besoins et de coordonner l’aide avec les partenaires internationaux. Le rapport gouvernemental met en avant le caractère inclusif de cette démarche : aucun Libanais touché par les frappes aériennes israéliennes ne doit rester sans soutien.
Les services de santé et de secours face à l’afflux continu des victimes des raids
Avec 100 martyrs et 107 blessés supplémentaires en une journée, les hôpitaux et les équipes de secours sont en état d’urgence permanent. La Croix-Rouge libanaise, la Protection civile et les établissements publics multiplient les interventions. Les ambulances circulent entre les zones frappées et les centres de tri, tandis que les blocs opératoires tournent sans relâche. Les stocks de médicaments et de sang s’épuisent rapidement. Le bilan cumulé de 394 morts et 1 130 blessés causés par les frappes aériennes israéliennes pousse le système de santé libanais dans ses derniers retranchements.
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