Les ambassades des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Australie, du Canada et du Japon ont réaffirmé, jeudi 5 novembre, leur soutien au monopole étatique des armes au Liban. Elles demandent aussi aux parlementaires et aux partis un engagement public clair en faveur du pouvoir exclusif de l’État de décider de la guerre et de la paix.
Dans cette déclaration commune intitulée « Amis du Liban », les cinq représentations soutiennent les démarches du gouvernement libanais pour rétablir son autorité. Les ambassades américaine et britannique ont diffusé le texte sur leurs comptes officiels.
Le monopole étatique des armes et la décision de guerre
Les signataires associent la maîtrise des armes à celle des décisions militaires. Ils appellent l’ensemble des députés et des formations politiques à soutenir publiquement les positions exprimées sur ce point par le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam.
Leur demande porte sur une compétence exclusive de l’État. Les cinq ambassades plaident également pour le rétablissement complet d’une autorité souveraine libanaise effective sur l’ensemble du territoire.
Dahr el-Baïdar : une procédure sans ingérence politique
La déclaration aborde directement l’affaire de Dahr el-Baïdar. Les signataires prennent acte des démarches engagées par les autorités libanaises. Ils encouragent une procédure judiciaire rapide et indépendante, à l’abri des ingérences politiques, qui garantisse que les responsables répondent pleinement de leurs actes.
Le texte appelle à garantir l’indépendance du processus judiciaire en cours. Il ne demande ni l’ouverture d’une nouvelle enquête ni la création d’une enquête internationale. Il ne se prononce pas non plus sur la culpabilité des personnes poursuivies.
Cette prise de position intervient le jour où la première juge d’instruction militaire, Ghada Bou Alwan, a délivré deux mandats d’arrêt dans l’affaire de la cargaison d’explosifs saisie à Dahr el-Baïdar. Elle a interrogé Ali al-Kourdi et Haytham Amhaz, déjà détenus, en présence de leur avocat. Ces mandats ne constituent pas une condamnation.
La magistrate a reporté au 17 novembre les auditions d’autres personnes poursuivies qui ne sont pas détenues. Leur défense a soulevé des exceptions de procédure. Le parquet militaire doit donner son avis avant que la juge ne statue sur ces objections.


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