Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a annoncé jeudi 8 octobre 2026 que le gouvernement préparait des solutions pour augmenter les heures d’approvisionnement en électricité, améliorer la régularité du service et réduire les coûts. Les ministères de l’Énergie et des Finances travaillent à ces mesures, dont les détails seront présentés dans les prochaines semaines. Le projet de budget 2027 prévoit également des crédits pour financer des prêts aux ménages souhaitant installer des panneaux solaires.
Le gouvernement libanais prépare de nouvelles mesures pour améliorer l’approvisionnement en électricité et réduire les dépenses énergétiques des ménages. Le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé, jeudi 8 octobre, que les ministères de l’Énergie et des Finances travaillaient à des solutions durables pour le secteur électrique. L’objectif consiste à augmenter les heures de distribution, à assurer une alimentation plus régulière et à réduire son coût. Le chef du gouvernement n’a toutefois pas précisé les moyens techniques ou financiers envisagés. Il a indiqué que des informations complémentaires seraient communiquées dans les prochaines semaines.
Cette annonce intervient dans un contexte de difficultés persistantes pour le secteur électrique libanais. Depuis plusieurs années, l’insuffisance de l’approvisionnement public contraint de nombreux ménages et entreprises à utiliser des générateurs privés ou des installations solaires. Cette situation entraîne des dépenses supplémentaires, qui s’ajoutent aux factures d’Électricité du Liban. Les mesures annoncées par Nawaf Salam visent donc deux problèmes directement liés : la disponibilité de l’électricité publique et le coût global supporté par les consommateurs.
Électricité au Liban : augmenter les heures de distribution
La première priorité annoncée par Nawaf Salam concerne l’augmentation des heures d’alimentation électrique. Le gouvernement souhaite améliorer la quantité d’électricité disponible sur le réseau public et assurer une distribution plus régulière. Ces deux objectifs sont complémentaires, mais ils répondent à des difficultés distinctes. Une augmentation de la production ne garantit pas, à elle seule, une amélioration durable du service si les contraintes techniques et financières du réseau persistent.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de réduire les coûts. Cette orientation concerne un secteur dont les difficultés financières ont longtemps pesé sur les finances publiques et sur les consommateurs. Pour les ménages, la dépense énergétique réelle dépend de plusieurs facteurs : le tarif de l’électricité publique, les abonnements aux générateurs privés et les éventuels investissements dans des systèmes solaires. Une amélioration de l’approvisionnement public pourrait diminuer le recours aux générateurs, mais les économies effectives dépendront des tarifs et du nombre d’heures supplémentaires fournies.
Les déclarations gouvernementales ne permettent pas encore de déterminer comment ces objectifs seront atteints. Nawaf Salam n’a annoncé ni nouvelle centrale électrique, ni contrat d’approvisionnement énergétique, ni investissement particulier dans les infrastructures. Il n’a pas davantage précisé si les mesures comprendront une modification de la gestion du réseau ou des mécanismes de financement du secteur. Ces questions devront être éclaircies lors de la présentation du programme gouvernemental annoncée pour les prochaines semaines.
Les ministères de l’Énergie et des Finances associés au projet
Le chef du gouvernement a indiqué que les solutions étaient élaborées conjointement avec les ministères de l’Énergie et des Finances. Cette coordination reflète les contraintes du secteur électrique, dont le redressement nécessite à la fois des décisions techniques et des ressources financières. L’amélioration de la production et de la distribution doit notamment tenir compte des capacités budgétaires de l’État. Le gouvernement devra donc préciser comment il entend financer les mesures envisagées sans créer de nouvelles charges difficilement soutenables.
Le secteur électrique libanais connaît des difficultés structurelles anciennes, aggravées par la crise économique et financière déclenchée en 2019. Les problèmes de financement, les contraintes d’approvisionnement et les limites des infrastructures ont contribué à réduire la capacité du service public à répondre aux besoins de la population. Le recours aux générateurs privés s’est ainsi imposé comme une solution de substitution dans de nombreuses régions. Les installations photovoltaïques se sont également développées, notamment parmi les ménages et les entreprises capables de financer leur équipement.
Dans ce contexte, la question centrale reste celle de la continuité du service. Une augmentation ponctuelle des heures de distribution ne suffirait pas à garantir une amélioration durable si elle ne s’accompagnait pas de conditions de financement et d’exploitation stables. Le gouvernement devra également déterminer comment les mesures annoncées s’intégreront au fonctionnement d’Électricité du Liban. Aucun calendrier de réalisation ni objectif chiffré concernant les heures d’alimentation supplémentaires n’a été communiqué jeudi.
Des prêts pour les panneaux solaires prévus au budget 2027
Parallèlement aux mesures concernant le réseau public, Nawaf Salam a annoncé une initiative destinée à faciliter l’accès des familles à l’énergie solaire. Le projet de budget 2027 prévoit des crédits pour l’Établissement public de l’habitat, afin de financer des prêts destinés à l’achat de systèmes photovoltaïques. L’objectif est de permettre aux ménages de réduire leur dépendance aux générateurs privés et de diminuer leurs factures mensuelles. Cette mesure constituerait un dispositif de financement public de l’équipement solaire résidentiel, sous réserve de son adoption et de la définition de ses modalités.
L’acquisition d’une installation solaire représente une dépense initiale qui peut limiter son accès aux familles disposant de revenus modestes. Le coût dépend notamment de la puissance des panneaux, des équipements électriques et de la capacité de stockage nécessaire. Le recours au crédit permettrait d’étaler cet investissement dans le temps, plutôt que de devoir le financer intégralement au moment de l’achat. L’intérêt économique du dispositif dépendra cependant des conditions de remboursement et des économies réellement réalisées sur les dépenses d’électricité.
Le Premier ministre n’a pas précisé le montant des crédits envisagés dans le projet de budget 2027. Les taux d’intérêt, les durées de remboursement, les plafonds de financement et les critères d’éligibilité restent également inconnus. Aucune estimation du nombre de ménages susceptibles de bénéficier de ces prêts n’a été communiquée. Ces informations seront nécessaires pour déterminer si le dispositif pourra toucher une large partie de la population ou s’il restera réservé aux familles disposant déjà d’une certaine capacité financière.
Le rôle opérationnel de l’Établissement public de l’habitat devra aussi être défini. L’annonce ne précise pas si cet organisme distribuera directement les prêts ou s’il interviendra à travers un mécanisme associant des établissements financiers. Les conditions de garantie et les modalités de sélection des bénéficiaires pourraient avoir une influence importante sur l’accessibilité du programme. À ce stade, il s’agit d’une orientation inscrite dans la préparation budgétaire, et non d’un dispositif de crédit déjà ouvert aux particuliers.
Réduire la facture des générateurs privés
Le soutien aux installations solaires répond directement à la dépendance des ménages libanais aux générateurs privés. Lorsque l’électricité publique ne couvre pas leurs besoins, les consommateurs doivent recourir à d’autres sources d’alimentation. Cette situation entraîne une multiplication des dépenses énergétiques, particulièrement lourde pour les familles qui disposent de revenus limités. Le gouvernement présente les prêts solaires comme un moyen de réduire progressivement cette charge.
Les systèmes photovoltaïques peuvent couvrir une partie de la consommation domestique pendant les heures d’ensoleillement. Lorsqu’ils comprennent des batteries, ils permettent également de stocker une partie de l’électricité produite pour une utilisation ultérieure. Leur efficacité dépend toutefois de la puissance installée, des conditions météorologiques, des besoins du ménage et de la capacité de stockage. Une installation solaire ne garantit donc pas nécessairement une autonomie complète par rapport au réseau public ou aux générateurs.
L’intérêt de la mesure annoncée réside dans la possibilité de rendre ces équipements accessibles à davantage de familles. Les ménages qui ne peuvent pas supporter immédiatement le coût d’une installation pourraient envisager cet investissement si les conditions de crédit sont adaptées à leurs ressources. Les économies réalisées sur les abonnements aux générateurs pourraient alors contribuer au remboursement des prêts. Ce résultat dépendra néanmoins du coût des équipements, des conditions financières proposées et de la consommation réelle de chaque foyer.
Le développement de l’énergie solaire ne dispense pas le gouvernement de rétablir un service électrique public fiable. Les installations individuelles répondent aux besoins des ménages équipés, tandis que le réseau national doit assurer une alimentation accessible à l’ensemble de la population. Les deux orientations annoncées par Nawaf Salam poursuivent ainsi des objectifs complémentaires. L’une vise à améliorer le service collectif, tandis que l’autre cherche à réduire les dépenses des familles grâce à des équipements privés financés par emprunt.
Des conséquences attendues pour les ménages et les entreprises
L’amélioration de l’approvisionnement électrique pourrait avoir des effets sur les dépenses quotidiennes des ménages, mais aussi sur le fonctionnement des entreprises. Les commerces, les ateliers et les établissements de services ont besoin d’une alimentation régulière pour maintenir leurs activités. Les interruptions du réseau imposent souvent le recours à des équipements de secours, dont l’exploitation représente un coût supplémentaire. Une distribution publique plus stable pourrait réduire certaines de ces dépenses, à condition que les tarifs restent compétitifs.
Les entreprises ne sont toutefois pas directement concernées par le programme de prêts solaires présenté jeudi. Nawaf Salam a indiqué que les crédits envisagés dans le budget 2027 seraient destinés aux familles, par l’intermédiaire de l’Établissement public de l’habitat. Aucun dispositif comparable pour les commerces ou les petites entreprises n’a été annoncé. Les effets économiques des futures mesures dépendront donc principalement des améliorations apportées au réseau public et des conditions de leur mise en œuvre.
Pour les consommateurs, l’enjeu sera également de savoir si l’augmentation des heures d’alimentation permettra une réduction effective des abonnements aux générateurs. Cette évolution dépend des modalités de facturation de ces services et de la régularité de l’approvisionnement public. Une amélioration limitée ou irrégulière pourrait ne pas suffire à modifier sensiblement les dépenses des familles. Le gouvernement devra donc préciser les résultats attendus et les moyens prévus pour en assurer la continuité.
Un calendrier encore limité aux prochaines annonces
Nawaf Salam a fixé une première échéance pour la présentation des solutions concernant l’électricité publique. Les ministères de l’Énergie et des Finances doivent communiquer des précisions dans les prochaines semaines. Cette présentation permettra de connaître les mesures retenues, leur coût éventuel et les délais envisagés pour leur application. Elle devra également préciser si le gouvernement prévoit des investissements supplémentaires ou des modifications dans l’organisation du secteur.
Le programme de prêts solaires suivra un calendrier différent, puisqu’il dépend du projet de budget 2027. Les crédits annoncés devront être précisés dans le texte budgétaire, puis faire l’objet des procédures nécessaires à leur mise en œuvre. Les ménages intéressés ne disposent donc pas encore d’informations suffisantes pour déposer une demande ou évaluer les conditions d’un éventuel financement. Les autorités n’ont communiqué ni date d’ouverture des prêts ni modalités pratiques d’inscription.
Les annonces du 8 octobre établissent ainsi deux échéances distinctes pour le secteur énergétique libanais. La première concerne la présentation prochaine des mesures destinées à améliorer l’approvisionnement public et à réduire les coûts. La seconde porte sur les crédits envisagés pour l’énergie solaire dans le budget 2027. Le gouvernement doit encore préciser les financements, les modalités d’application et les résultats chiffrés attendus de ces deux initiatives.


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