Le Premier ministre sortant du Liban, Najib Mikati, s’est rendu récemment en Italie pour participer à un forum international consacré à la Méditerranée. Ce déplacement s’inscrit dans un contexte de crise multidimensionnelle au Liban, marqué par l’effondrement économique, la vacance présidentielle et les tensions géopolitiques croissantes.
Un appel à l’aide internationale
Lors de son intervention, Najib Mikati a mis en avant l’urgence de débloquer une assistance internationale pour aider le Liban à surmonter ses crises. Il a estimé les besoins financiers du pays à environ 5 milliards de dollars pour stabiliser l’économie et relancer les secteurs essentiels comme la santé, l’éducation et les infrastructures publiques.
Mikati a souligné que cette aide dépendra de la capacité des dirigeants libanais à mettre en œuvre les réformes exigées par la communauté internationale. Parmi ces réformes figurent la restructuration du secteur bancaire, la lutte contre la corruption et l’amélioration de la transparence budgétaire.
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La question de la vacance présidentielle
Le Premier ministre a également abordé la crise politique au Liban, notamment la vacance présidentielle qui dure depuis plus de deux ans. Selon lui, cette situation paralyse les institutions publiques et retarde la mise en œuvre des réformes nécessaires. Mikati a exhorté les acteurs politiques libanais à surmonter leurs divergences et à élire rapidement un président capable de rassembler les différentes factions.
Réactions internationales
Plusieurs partenaires internationaux ont exprimé leur inquiétude quant à la situation au Liban. L’Union européenne a rappelé son soutien au pays, mais insiste sur la nécessité de réformes structurelles avant tout déblocage d’aides supplémentaires.
Le ministre italien des Affaires étrangères a souligné l’importance de stabiliser le Liban dans un contexte régional tendu, évoquant les implications pour la sécurité et la stabilité de la Méditerranée.
Un dialogue avec les pays arabes
Au cours de son séjour, Mikati a également rencontré des représentants de plusieurs pays arabes pour discuter des moyens de renforcer la coopération régionale. Ces échanges se sont concentrés sur la relance des investissements dans le secteur énergétique et sur le soutien au système bancaire libanais, deux domaines cruciaux pour la reprise économique du pays.
Un impact limité sur le terrain
Malgré ces appels à l’aide, les résultats concrets de cette visite restent incertains. Les partenaires internationaux conditionnent leur soutien à des réformes que le système politique libanais, marqué par des divisions profondes, peine à mettre en œuvre.
Pour de nombreux Libanais, ces initiatives sont perçues comme insuffisantes face à l’ampleur des défis quotidiens, tels que l’effondrement des services publics, les pénuries de carburant et les coupures d’électricité prolongées.



