dimanche, janvier 25, 2026

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Nawaf Salam : « Le Liban a soif de justice »

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La justice comme pilier d’un État fonctionnel
Dans un discours marquant, Nawaf Salam a exprimé son engagement en faveur de la justice, affirmant : « Le Liban a soif de justice ». Selon Al Akhbar (15 janvier 2025), Salam considère que le rétablissement de l’État de droit est essentiel pour restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions. Il insiste sur la nécessité de réformes judiciaires pour garantir une justice indépendante et accessible à tous.
Un système judiciaire affaibli
Depuis des décennies, le système judiciaire libanais est miné par la corruption et l’ingérence politique. Selon Transparency International, les nominations des juges sont souvent influencées par des considérations partisanes, compromettant l’impartialité des tribunaux. Salam a souligné que « sans une justice équitable, le Liban ne pourra jamais surmonter ses crises actuelles ».

Les enquêtes bloquées : un symbole de l’impunité

Explosion du port de Beyrouth
L’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth, qui a dévasté la capitale en août 2020, est actuellement dans l’impasse. Selon Nida’ Al Watan (15 janvier 2025), cette enquête a été paralysée par des recours judiciaires et des pressions politiques, empêchant le juge Tarek Bitar d’identifier les responsables. Les partis influents, notamment le Hezbollah, auraient activement œuvré pour limiter la portée de l’enquête, invoquant des « motifs d’immunité parlementaire » pour protéger leurs alliés.
Crise des banques et déposants spoliés
Les enquêtes sur les fonds bloqués dans les banques libanaises stagnent également. Selon Ad Diyar (15 janvier 2025), les dirigeants des principales institutions bancaires ont échappé aux poursuites malgré les accusations de fraude et de gestion désastreuse. Le refus des banques de divulguer leurs transactions, combiné à l’absence de lois claires sur la protection des déposants, complique davantage la résolution de cette crise.
Détournement de fonds publics
Les cas de détournements de fonds publics restent largement impunis. Selon Al Quds (15 janvier 2025), près de 3 milliards de dollars disparaissent chaque année à travers des contrats publics frauduleux et des subventions détournées. Ces scandales touchent des secteurs essentiels comme l’énergie, où des entreprises proches des figures politiques influentes continuent de prospérer.
Riad Salamé et les accusations de corruption
L’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, est sous le coup d’enquêtes locales et internationales pour blanchiment d’argent et enrichissement illicite. Cependant, les procédures avancent lentement en raison de sa proximité avec certains acteurs politiques. Selon Al Joumhouriyat (15 janvier 2025), « les retards dans cette enquête illustrent l’incapacité du système judiciaire à agir contre des personnalités influentes ».

Les réformes proposées par Nawaf Salam

Renforcer l’indépendance judiciaire
Nawaf Salam appelle à la mise en place de mécanismes garantissant l’indépendance des juges. Cela inclut la création d’un Conseil supérieur de la magistrature indépendant, chargé de superviser les nominations et les carrières des juges. Selon Nida’ Al Watan (15 janvier 2025), cette réforme est considérée comme une priorité absolue pour Salam.
Simplifier les procédures judiciaires
Pour rendre la justice plus accessible, Salam propose de moderniser les tribunaux en introduisant des technologies numériques et en simplifiant les procédures administratives. Cela pourrait réduire les délais et les coûts pour les citoyens cherchant à faire valoir leurs droits.
Créer un tribunal anti-corruption
Dans le cadre de sa lutte contre la corruption, Salam souhaite instaurer un tribunal spécialisé dans les affaires de corruption. Ce tribunal serait doté de pouvoirs étendus pour enquêter et juger les responsables impliqués dans des détournements de fonds publics.

Les défis pour mettre en œuvre ces réformes

Les réseaux d’influence
L’un des principaux obstacles aux réformes judiciaires est la résistance des réseaux d’influence profondément enracinés dans le système politique. Selon Al Akhbar (15 janvier 2025), ces réseaux protègent les responsables corrompus et s’opposent à toute tentative de réforme.
L’absence de volonté politique
Malgré les appels répétés à une justice indépendante, de nombreux dirigeants politiques hésitent à soutenir les réformes proposées par Salam, craignant que celles-ci ne remettent en cause leurs privilèges. Salam a averti que « l’avenir du Liban dépendra de la capacité de ses dirigeants à mettre de côté leurs intérêts personnels pour l’intérêt national ».

Perspectives pour un État de droit renforcé

Le rôle de la société civile
Salam appelle à une mobilisation de la société civile pour soutenir ses réformes. Les organisations non gouvernementales et les citoyens jouent un rôle crucial dans la dénonciation des abus et la promotion d’une culture de la responsabilité.
Un soutien international nécessaire
Selon Al Quds (15 janvier 2025), Salam a entamé des discussions avec des partenaires internationaux pour obtenir un soutien financier et technique pour ses réformes judiciaires. Ce soutien pourrait inclure la formation de juges, l’achat d’équipements modernes pour les tribunaux et l’assistance à la mise en œuvre des nouvelles lois.

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Newsdesk Libnanews
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