Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a signalé une nouvelle âvague de déplacementsâ dans les banlieues sud de Beyrouth, où lâarmée israélienne a émis de nouveaux ordres dâévacuation. Peu après ces ordres, la zone a été la cible de frappes aériennes intenses, selon le porte-parole Jens Laerke, citant des informations recueillies auprès de responsables locaux.
Cette situation vient sâajouter aux déplacements massifs déjà observés dans lâest du Liban. Laerke a précisé que des ordres dâévacuation similaires dans la ville de Baalbek ont provoqué le départ dâenviron 50 000 personnes, principalement vers la vallée de la Bekaa au nord.
LâOCHA sâefforce de fournir une aide aux civils restés dans des zones difficiles dâaccès. âà ce jour, 15 convois humanitaires ont pu atteindre des zones dans quatre villes libanaises, dont Baalbeck,â a déclaré Laerke lors dâun briefing à Genève. Cependant, il a souligné que lâinsécurité limite les capacités dâaction des équipes sur le terrain.
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Préoccupations sanitaires et humanitaires en augmentation
Lors de la même conférence de presse, Margaret Harris, porte-parole de lâOrganisation mondiale de la santé, a exprimé ses inquiétudes quant à la situation de la malnutrition dans la bande de Gaza, où lâaccès à la nourriture est devenu critique. âAucune aide alimentaire nâest parvenue au nord de Gaza depuis le 2 octobre. Les systèmes alimentaires se sont effondrés et les populations nâont plus de moyens pour subsister,â a-t-elle expliqué, déplorant que les soins pour les plus vulnérables ne soient plus assurés.
Les deux crises, au Liban et à Gaza, soulignent lâurgence pour les organisations humanitaires dâaccéder aux populations dans le besoin, malgré des conditions de sécurité dégradées. Le nombre croissant de déplacés et la détérioration des systèmes de santé et dâapprovisionnement en nourriture illustrent la gravité de la situation humanitaire dans les zones touchées par le conflit.



