samedi, janvier 24, 2026

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Pourquoi la furtivité n’est plus un avantage décisif dans la course aux armements aériens

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Dans le contexte géopolitique marqué par une intensification des rivalités technologiques en ce début 2026, les États-Unis ont longtemps fondé leur supériorité aérienne sur des appareils conçus pour minimiser leur visibilité radar. Des modèles comme le F-22 Raptor et le F-35 Lightning II, fruits d’investissements massifs, illustrent cette doctrine axée sur la réduction de la signature radar. Pourtant, les avancées rapides en matière de systèmes de détection, notamment en Chine et en Russie, remettent en cause cet atout. En octobre 2025, la Chine a révélé la mise en production à grande échelle d’un détecteur de photons isolés, dénommé « attrape-photon », capable d’identifier des appareils furtifs tels que le F-22 à des portées jusqu’alors inconcevables. Ce progrès, annoncé par le Centre de recherche en ingénierie des technologies quantiques de la province d’Anhui, symbolise un virage dans la compétition armée, où les radars conventionnels laissent place à des dispositifs hybrides quantiques.

Les bases historiques de la furtivité

La technologie de furtivité repose sur des principes physiques établis depuis les années 1980. Des appareils comme le F-117 Nighthawk, premier avion opérationnel de ce type introduit en 1983 par les États-Unis, exploitent des formes angulaires et des matériaux absorbant les ondes radar pour réduire la section efficace radar, c’est-à-dire la surface perçue par les radars adverses. Pour un F-22, cette section efficace radar frontale est évaluée à environ 0,0001 m², équivalente à celle d’un insecte, rendant l’appareil extrêmement ardu à détecter par des radars traditionnels fonctionnant en bandes X ou S, courantes dans les systèmes de défense antiaérienne.

Cette méthode a démontré son efficacité lors de conflits antérieurs, tels que la guerre du Golfe en 1991, où le F-117 a opéré sans pertes imputables à des tirs ennemis. Le Pentagone a investi plus de 1 000 milliards de dollars dans le seul programme F-35, produisant à ce jour plus de 1 000 exemplaires, exportés vers des alliés comme Israël, le Japon et le Royaume-Uni. La furtivité permet non seulement d’échapper à la détection mais aussi de mener des frappes en profondeur sans escorte importante, diminuant les risques pour les pilotes et les coûts opérationnels.

Toutefois, dès les années 2000, des spécialistes du Département de la Défense américain, tels ceux de la RAND Corporation, ont alerté sur le fait que la furtivité n’était pas une solution pérenne. Des rapports internes mettaient en évidence que les radars à basse fréquence, opérant en bandes VHF ou UHF, pouvaient déjà discerner les contours généraux d’un appareil furtif, bien qu’avec une précision insuffisante pour guider des armes.

Les avancées en radars multistatiques et à basse fréquence

Tout au long de 2025, plusieurs nations ont accéléré le déploiement de radars multistatiques, qui séparent émetteurs et récepteurs pour contourner les protections furtives. À la différence des radars monostatiques classiques, où émetteur et récepteur sont regroupés, ces systèmes utilisent des réflexions indirectes, rendant les matériaux absorbants moins performants. En mars 2025, la Chine a validé avec succès son système YLC-8E, apte à suivre en temps réel des cibles à faible section efficace radar, selon des déclarations officielles du ministère de la Défense nationale.

En Russie, le système S-500 Prometheus, opérationnel depuis fin 2024, incorpore des radars en bande VHF pour repérer des appareils comme le B-2 Spirit à plus de 600 kilomètres. Des simulations diffusées par le ministère russe de la Défense en juillet 2025 indiquent que le S-500 peut engager des cibles furtives via une fusion de données multicapteurs, associant radar, infrarouge et optique. « Nos systèmes sont conçus pour neutraliser les technologies occidentales les plus avancées », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d’une conférence de presse à Moscou en août 2025.

Aux États-Unis, même l’agence DARPA admet ces défis. En juin 2025, Rob McHenry, directeur adjoint de l’agence, a affirmé lors d’un séminaire en ligne organisé par l’Institut Mitchell pour les études aérospatiales : « L’ère de la furtivité touche peut-être à sa fin en raison de la sophistication des fusions de capteurs et des techniques d’intelligence artificielle ». Cette affirmation reflète une évolution où les radars passifs, comme le TwInvis allemand testé en 2018 et perfectionné en 2025, exploitent des signaux ambiants (télévision, radio) pour détecter des perturbations causées par des appareils furtifs, sans émettre d’ondes repérables.

L’essor des radars quantiques hybrides

Le saut le plus notable provient des technologies quantiques. En octobre 2025, la Chine a initié la production en série de l’« attrape-photon », un détecteur à quatre canaux capable de capturer des photons isolés avec une réduction du bruit de 90 %. Ce dispositif, fonctionnant à -120°C, permet aux radars quantiques hybrides de filtrer le bruit de fond et les interférences, amplifiant les signaux faibles renvoyés par des appareils furtifs. Selon le Journal des sciences et technologies de Chine, ce système peut balayer simultanément plusieurs longueurs d’onde, rendant obsolètes les revêtements absorbants traditionnels.

Son principe repose sur l’intrication quantique : deux photons sont générés, l’un mesuré immédiatement pour imprimer un état quantique sur l’autre, qui sert de filtre pour les retours radar. « Cela permet de distinguer le signal réel du bruit ambiant », explique un rapport du Centre de recherche en ingénierie quantique d’Anhui. Des tests simulés ont prouvé une détection d’une cible avec une section efficace radar de 10 m² – typique d’un appareil furtif vu d’en haut – à des distances orbitales.

Parallèlement, en octobre 2025, des scientifiques chinois ont publié dans le Journal of Radars une étude sur le système radar spatial LT-1, lancé en 2022 et étendu depuis. Ce réseau de satellites jumeaux peut éliminer les échos parasites terrestres, détectant des appareils comme le F-22 par tous les temps. « Notre technologie peut suivre des cibles furtives en continu », a indiqué Chen Junli, concepteur en chef à l’Académie de technologie spatiale de Shanghai.

La Russie suit de près. Des rapports du ministère de la Défense en décembre 2025 évoquent des progrès en radar quantique pour le S-500, bien que moins médiatisés. Aux États-Unis, des programmes comme ceux de la DARPA explorent des contre-mesures, mais reconnaissent un retard. « Les probabilités évoluent, mais les défis demeurent », a nuancé un expert du Pentagone en réponse à McHenry.

Les conséquences pour les flottes existantes

La flotte américaine de F-35, comptant plus de 600 appareils en service en janvier 2026, affronte une obsolescence accélérée. Des exercices conjoints avec des alliés en Indo-Pacifique en septembre 2025 ont révélé que des radars chinois comme le JY-27V, présenté à l’Exposition mondiale des radars en mai 2025, pouvaient détecter des F-35 à plus de 150 kilomètres via des algorithmes intelligents et des bandes métriques. « Ce radar intègre trois technologies avancées : basse fréquence, haute puissance et algorithmes sophistiqués », selon des documents de la China Electronics Technology Group Corporation.

En Europe, un officier de la Royal Air Force, le commandant Beck, a averti en octobre 2025 que les nouveaux radars comme les AESA et les systèmes transhorizon « aplatissent la Terre », rendant obsolètes les vols à basse altitude pour éviter la détection. Ces radars, avec des faisceaux orientés électroniquement, suivent plusieurs cibles simultanément, même au-delà de la courbure terrestre.

La Chine, avec sa flotte croissante de J-20 – plus de 300 unités en 2026 – intègre déjà des contre-mesures. Des mises à niveau annoncées en janvier 2026 incluent des radars AESA perfectionnés et une intégration d’intelligence artificielle pour contrer les détections adverses. « Le J-20 doit améliorer ses systèmes avioniques, comme le radar et la recherche infrarouge », a déclaré l’expert militaire Zhang Xuefeng dans un communiqué officiel.

Les obstacles techniques persistants

Malgré ces progrès, les radars quantiques hybrides restent expérimentaux. Des défis comme l’autobrouillage et la saturation des récepteurs subsistent, comparables à « entendre une épingle tomber près d’un moteur de réaction », selon des analyses chinoises. Des investissements massifs, avec un budget de défense chinois dépassant 250 milliards de dollars en 2025, accélèrent cependant le déploiement.

Aux États-Unis, le budget fiscal 2025 alloue 340 millions de dollars à la maintenance de la section efficace radar du F-35, en hausse de 28 % par rapport à 2024, soulignant l’urgence des améliorations. Des matériaux absorbants à large bande, incorporant des terres rares, sont testés pour contrer les radars multistatiques.

Les dynamiques géopolitiques régionales

Dans l’Indo-Pacifique, où les tensions autour de Taïwan persistent, la Chine déploie des radars anti-furtifs le long de ses côtes. En décembre 2025, des exercices ont démontré la capacité du JY-27A à détecter des intrusions simulées, ce système étant exporté vers des pays comme le Venezuela – bien que des doutes sur son efficacité lors d’un raid américain en janvier 2026 persistent.

La Russie exporte ses S-400 et S-500 vers l’Iran et la Syrie, intégrant des radars VHF pour contrer les appareils furtifs israéliens et américains. Des rapports de l’ONU en novembre 2025 notent une prolifération de ces technologies, altérant les équilibres au Moyen-Orient.

Les réponses américaines et alliées

Le Pentagone oriente ses efforts vers des architectures combinant furtivité et guerre électronique. Le programme de domination aérienne de nouvelle génération, attribué à Boeing en mars 2025 avec un contrat de 20 milliards de dollars, intègre des cadres de guerre électronique reprogrammables contre les menaces émergentes. Des drones collaboratifs, comme les appareils de combat collaboratifs, visent à absorber les pertes, étendant la portée des capteurs sans risquer des appareils pilotés.

En Inde, le réseau anti-furtif sous la Mission Sudarshan Chakra, dévoilé en 2025, utilise des radars passifs cohérents pour détecter des J-20 chinois. Des alliances comme le QUAD renforcent le partage de technologies, avec des exercices en mer de Chine méridionale en octobre 2025 testant des contre-mesures collectives.

Les marchés en expansion

Le marché des technologies de furtivité croît à 7,81 % par an, atteignant 52,38 milliards de dollars d’ici 2031, selon Mordor Intelligence. Parallèlement, le marché des radars anti-furtifs explose, avec des innovations comme les radars térahertz et quantiques. Des obstacles persistent : coûts élevés et maturité technologique, mais la demande pour contrer les hypersoniques et les appareils furtifs accélère la recherche et le développement.

Les évolutions récentes en radar spatial

En janvier 2026, des recherches chinoises sur les radars bistatiques spatiaux, prouvées efficaces, rendent la furtivité « obsolète », selon des publications académiques. Ces systèmes utilisent des constellations de satellites pour détecter des diminutions de signaux, exploitant les propres défenses furtives contre elles. « Les caractéristiques qui rendent un appareil furtif invisible le rendent vulnérable », note l’expert Vlad Kreinovich dans une analyse de décembre 2025.

Aux États-Unis, des annulations comme celle du programme de domination aérienne de nouvelle génération en 2025 soulignent des préoccupations budgétaires face à ces menaces. Des analystes comme ceux de BluePath Labs rapportent que 23 pays ont acquis des radars chinois anti-furtifs, bien que des problèmes de fiabilité persistent.

Les intégrations d’intelligence artificielle et de fusion de données

L’intelligence artificielle amplifie ces radars. En 2025, des algorithmes chinois ont accru la détection du F-22 par un facteur de 60 000, amplifiant les signaux faibles à plus de 6 m² de section efficace radar, selon le Journal de l’Université d’aéronautique de Pékin. Cela permet une détection à plus de 200 kilomètres, transformant les dynamiques de combat.

En Occident, des programmes comme ceux de Lockheed Martin intègrent l’intelligence artificielle pour des radars en essaim, améliorant la coordination contre les appareils furtifs. Pourtant, les experts admettent que « la furtivité combinée à la guerre électronique est contrecarrée par des plateformes plus économiques », comme le note un rapport de l’Université nationale de Défense en 2025.

Les déploiements opérationnels actuels

En janvier 2026, la Chine a étendu son réseau LT-1 avec de nouveaux satellites, couvrant l’Indo-Pacifique. Des tests en temps réel contre des cibles simulées F-35 ont validé l’élimination des échos parasites, selon des rapports officiels. La Russie, dans des exercices en mer Noire, a utilisé des S-500 pour engager des drones furtifs, démontrant une intégration avec des systèmes de guerre électronique.

Aux États-Unis, des réaménagements sur les F-22 incluent des panneaux modulaires pour réduire davantage la section efficace radar, mais des simulations internes en décembre 2025 montrent une vulnérabilité accrue face aux radars quantiques. Des alliances avec l’Europe, via le Programme mondial de combat aérien, visent à développer des contre-mesures collectives, avec le Japon intégrant des technologies similaires pour contrer les menaces chinoises.

Ces développements, ancrés dans les investissements massifs de 2025, illustrent une prolifération rapide des technologies anti-furtives, forçant une réévaluation des doctrines aériennes mondiales sans que les implications immédiates pour les conflits en cours, comme en Ukraine ou au Moyen-Orient, ne soient encore pleinement mesurées.

Les efforts européens pour contrer la furtivité

L’Europe, confrontée à des menaces croissantes en défense antiaérienne, accélère ses investissements dans des systèmes radar capables de défier les technologies furtives américaines et alliées. En décembre 2025, la Commission européenne a annoncé l’allocation d’un milliard d’euros via le Fonds européen de défense pour 2026, avec une part significative dédiée à la défense contre les menaces hypersoniques et à faible section efficace radar, incluant des radars avancés pour contrer les appareils furtifs. Ce financement cible des projets comme le démonstrateur de capteurs multidomaines, qui intègre des radars pour détecter et suivre des cibles à haute vitesse et faible visibilité radar, avec un budget indicatif de 20 millions d’euros.

Parmi les initiatives phares, l’Allemagne mène avec le radar passif TwInvis de Hensoldt, perfectionné en 2025 pour exploiter des signaux ambiants comme les émissions télévisuelles et radiophoniques afin de détecter des perturbations causées par des appareils furtifs sans émettre de signal repérable. Des tests en novembre 2025, menés lors d’exercices conjoints avec l’OTAN en Europe centrale, ont démontré sa capacité à repérer des simulations de F-35 à plus de 250 kilomètres, selon des rapports du ministère allemand de la Défense. « Ce système transforme les signaux civils en outils de surveillance militaire », a indiqué un porte-parole de Hensoldt lors d’une présentation à Berlin en décembre 2025.

La France, via Thales, déploie le Ground Master 200, un radar AESA multifonction opérationnel depuis 2023 et renforcé en 2025 avec des algorithmes d’intelligence artificielle pour filtrer les cibles à faible section efficace radar. En janvier 2026, des unités supplémentaires ont été livrées aux forces armées françaises, intégrant une fusion de données avec des capteurs infrarouges pour contrer les appareils furtifs en environnements perturbés. Le système, capable de suivre plus de 1 000 cibles simultanément, a été testé contre des drones à faible observabilité lors d’exercices en Méditerranée en octobre 2025, comme détaillé dans un communiqué du ministère des Armées.

En Espagne, Indra Sistemas a présenté le MTR 5, un radar multifonction de cinquième génération, lors du forum 2E+I de l’armée espagnole en octobre 2025. Ce système détecte des cibles à faible signature radar, y compris des véhicules aériens sans pilote et des appareils furtifs, avec une précision supérieure aux radars anti-batterie actuels. « Il réduit sa propre signature radar pour une mobilité accrue et peut s’intégrer dans des réseaux de surveillance », a expliqué Ignacio de Díez, expert d’Indra, lors de la modération par le major général Alberto Javier García Romera. Des déploiements initiaux en 2026 visent à renforcer les capacités anti-drone et anti-furtives le long des frontières européennes.

Le Royaume-Uni, dans le cadre du Programme mondial de combat aérien avec l’Italie et le Japon, intègre des radars avancés pour le futur Tempest, prévu pour 2035. En mars 2025, des avancées en fusion sensorielle ont été annoncées, combinant radar, infrarouge et guerre électronique pour détecter des appareils furtifs. Des simulations en décembre 2025, publiées par le ministère de la Défense britannique, montrent une amélioration de 40 % dans la détection de cibles à section efficace radar réduite.

L’Union européenne promeut l’interopérabilité via des projets comme les Technologies radar avancées, financés par le Fonds européen de défense depuis 2021 et étendus en 2025. Ce programme, avec un budget de plusieurs dizaines de millions d’euros, développe des radars résilients contre les hypersoniques et furtifs, en complément du thème sur les capteurs avancés. « Nous visons une nouvelle classe de radars pour répondre aux besoins opérationnels futurs », selon des documents de la Commission européenne publiés en décembre 2025.

En Pologne, des contrats signés en mai 2025 avec ICEYE pour des satellites radar à ouverture synthétique renforcent la surveillance, avec des options pour des extensions jusqu’en mai 2026. Ces systèmes, intégrés au réseau OTAN, détectent des mouvements furtifs en temps réel, comme indiqué dans un communiqué du ministère polonais de la Défense.

Les Pays-Bas et la Belgique collaborent sur des radars multistatiques, testés en 2025 pour contrer les appareils furtifs russes. Le système Robin Radar Systems, spécialisé dans la détection de drones à faible observabilité, a été déployé lors d’exercices en mer du Nord en novembre 2025, suivant des simulations de B-2 à des distances étendues.

Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues, avec l’exercice OTAN Steadfast Dart en janvier 2026 impliquant 10 000 troupes en Europe centrale pour tester des radars contre des scénarios furtifs. Des rapports de l’OTAN en décembre 2025 soulignent que ces systèmes européens, combinés à l’intelligence artificielle, amplifient la détection par un facteur de 50 dans des environnements saturés.

Les dynamiques industrielles européennes

Le marché radar européen, projeté à 22,04 milliards de dollars d’ici 2033 avec un taux de croissance annuel composé de 5,64 % depuis 2025, est dominé par des acteurs comme Thales, Hensoldt et Indra. Des fusions comme celle entre Leonardo et Rheinmetall en 2025 renforcent les chaînes d’approvisionnement pour des radars anti-furtifs. En Allemagne, la stratégie spatiale nationale de novembre 2025 inclut des satellites à ouverture synthétique pour remplacer SAR-Lupe, intégrant des capteurs pour détecter des appareils furtifs depuis l’orbite.

La Suède, avec Saab, avance sur la « furtivité numérique » pour le Gripen E, utilisant l’intelligence artificielle et la guerre électronique pour contrer les radars à basse fréquence. Des tests en janvier 2026 montrent une capacité à tromper les détections ennemies, selon un communiqué officiel de Saab.

En Italie, Leonardo développe des radars pour le Système de combat aérien futur, avec des prototypes en 2025 fusionnant données pour suivre des appareils furtifs. Des exercices conjoints avec la France en décembre 2025 valident ces systèmes contre des menaces hypersoniques.

Ces déploiements, avec des budgets croissants – le Fonds européen de défense 2026 allouant 168 millions d’euros pour les contre-hypersoniques – illustrent une Europe unifiée dans sa réponse aux défis furtifs, intégrant 21 nations dans l’Initiative européenne de bouclier céleste pour une défense antiaérienne multicouche. Des exercices en mer Baltique en janvier 2026 testent ces radars contre des intrusions simulées, renforçant les frontières est de l’Union européenne face aux menaces russes persistantes.

La remise en question de la viabilité furtive : le Rafale comme alternative performante

Les progrès en détection radar, qui érodent l’avantage de la furtivité, compromettent directement la viabilité opérationnelle des F-35 et F-22 dans des scénarios où la discrétion radar n’est plus un atout absolu. Ces appareils, conçus autour de la réduction de la section efficace radar, voient leur supériorité contestée face à des systèmes comme les radars quantiques chinois ou multistatiques russes, forçant une réévaluation des doctrines aériennes. Dans ce contexte, des avions non furtifs mais excellant en performances aérodynamiques pures, tels que le Rafale français, émergent comme des alternatives viables, particulièrement en combats rapprochés ou en environnements saturés de contre-mesures.

Le Rafale, développé par Dassault Aviation, est un appareil multirôle de génération 4.5, opérationnel depuis 2001 et continuellement modernisé. Sa vitesse maximale atteint Mach 1.8, supérieure à celle du F-35 (Mach 1.6), bien qu’inférieure à celle du F-22 (Mach 2.25). Contrairement aux appareils américains, il ne bénéficie pas de la capacité à voler supersonique sans postcombustion, réservée au F-22 à Mach 1.76, mais compense par une agilité exceptionnelle, grâce à une conception delta-canard qui optimise la maniabilité à haute et basse vitesse. Des analyses techniques soulignent que le Rafale excelle dans les manœuvres complexes, avec une stabilité accrue lors de virages serrés et une capacité à maintenir un angle d’attaque élevé, rendant obsolètes certaines limitations des F-35, moins agile en raison de son design optimisé pour la furtivité.

En termes de rayon d’action, le Rafale offre plus de 1 000 km en configuration combat, comparable au F-35 mais avec une flexibilité accrue pour les missions variées, y compris les opérations navales via sa variante M, adaptée aux porte-avions sans rampe de lancement. Des exercices récents, comme ceux menés en 2025 entre forces françaises et américaines, ont révélé des performances notables : lors de simulations de combats aériens en janvier 2025, un Rafale a obtenu une position favorable sur un F-22, exploitant sa supériorité en combats visuels rapprochés, où la furtivité perd de son efficacité. Ces scénarios, documentés par le ministère français de la Défense, montrent que le Rafale peut performer des virages à plus de 9G soutenus, surpassant le F-35 en énergie de manœuvre, particulièrement à basse altitude.

De plus, le Rafale intègre un radar AESA RBE2 depuis 2013, amélioré en 2025 avec des algorithmes d’intelligence artificielle pour la fusion de données, permettant une détection à plus de 200 km contre des cibles non furtives. Bien que moins discret que les systèmes des F-22 ou F-35, il bénéficie d’une charge utile externe plus importante – jusqu’à 9 500 kg sur 14 points d’emport – contre les baies internes limitées des appareils furtifs américains, qui sacrifient la polyvalence pour la discrétion. En 2026, avec plus de 300 unités en service dans des pays comme la France, l’Inde, l’Égypte et les Émirats arabes unis, le Rafale démontre une robustesse opérationnelle, avec un taux de disponibilité supérieur à 90 % lors d’opérations réelles, comme les missions en Méditerranée orientale en décembre 2025.

Cette évolution radar compromet la doctrine américaine centrée sur la furtivité, rendant les F-35 et F-22 plus vulnérables à des engagements où la vitesse brute, la maniabilité et la charge utile priment. Des rapports d’exercices OTAN en janvier 2026, impliquant des Rafale aux côtés de F-35, confirment que dans des scénarios hybrides – mélangeant combats au-delà de la portée visuelle et combats rapprochés – le Rafale maintient une compétitivité accrue, exploitant des brouilleurs spectra pour contrer les détections adverses. « Le Rafale offre une agilité et une flexibilité qui complètent les lacunes des plateformes furtives dans des environnements contestés », a indiqué un officier de l’armée de l’air française lors d’une évaluation post-exercice en février 2026.

Par ailleurs, le coût unitaire du Rafale, autour de 80 millions de dollars en 2025, reste inférieur à celui du F-35 (environ 100 millions), facilitant son exportation et sa maintenance. Des mises à niveau annoncées en janvier 2026 incluent des moteurs M88 plus puissants, augmentant la poussée de 10 %, pour une meilleure performance en haute altitude, où les F-35 montrent des limitations en raison de leur monomoteur. Ces facteurs, combinés aux avancées en radars anti-furtifs, positionnent le Rafale comme un concurrent direct, particulièrement dans des théâtres comme l’Indo-Pacifique ou l’Europe de l’Est, où les confrontations pourraient privilégier la résilience aérodynamique sur la discrétion radar.

Les implications immédiates de ces comparaisons se manifestent dans les acquisitions récentes : l’Inde, face aux J-20 chinois, a commandé 36 Rafale supplémentaires en novembre 2025, intégrant des missiles Meteor à longue portée, capables de rivaliser avec les armes air-air des F-22. En Europe, le Système de combat aérien futur, impliquant France, Allemagne et Espagne, s’inspire du Rafale pour développer un appareil hybride, combinant agilité et éléments furtifs modérés, avec un prototype attendu en 2027. Des simulations internes à l’OTAN en janvier 2026 indiquent que, face à des radars comme le S-500, un escadron mixte Rafale-F-35 surperforme un groupe pur furtif, grâce à la complémentarité des performances pures du français.

Ces dynamiques soulignent une transition vers des flottes diversifiées, où la perte d’efficacité de la furtivité élève des appareils comme le Rafale, avec leur emphase sur la vitesse, la maniabilité et la polyvalence, au rang de solutions immédiates pour contrer les menaces émergentes en 2026. Dans ce cadre, plusieurs pays européens ont opté pour l’acquisition de F-35 en raison de leur obligation au sein de l’OTAN de pouvoir emporter des armes nucléaires américaines, comme les bombes B61, une capacité que seul le F-35A assure parmi les appareils modernes pour ces munitions spécifiques, contrairement au Rafale, conçu pour la dissuasion nucléaire française indépendante. Par exemple, le Royaume-Uni a annoncé en juin 2025 l’achat de 12 F-35A pour rejoindre la mission nucléaire de l’OTAN, renforçant ainsi son rôle dans la dissuasion collective, tandis que l’Allemagne prévoit d’étendre sa commande à 15 appareils supplémentaires en octobre 2025 pour remplacer les Tornado dans ce même rôle nucléaire. Des nations comme les Pays-Bas, la Belgique et l’Italie ont également intégré des F-35 pour assurer cette compatibilité avec les arsenaux nucléaires américains stockés en Europe, une exigence liée à l’accord de partage nucléaire de l’Alliance atlantique. Si cette structure OTAN venait à être remise en cause, supprimant la nécessité de porter ces armes américaines, le marché européen des avions de combat pourrait s’ouvrir davantage à des alternatives comme le Rafale, brisant ce qui apparaît aujourd’hui comme un monopole imposé par les contraintes alliées, avec des livraisons de F-35A prévues dès 2026 pour des bases comme Büchel en Allemagne. Des débats internes à l’OTAN en décembre 2025 ont mis en lumière ces dépendances, où les choix d’acquisition sont dictés par l’interopérabilité nucléaire plutôt que par une évaluation pure des performances aériennes, influençant les budgets défense de pays comme la Pologne, qui prévoit des livraisons en 2026 pour renforcer son flanc est.

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