En Direct 10 mars

Antoun Sehnaoui, le don qui choque Beyrouth
La présence d’Antoun Sehnaoui au musée de l’Holocauste à Washington a ravivé une vive controverse au Liban. Son geste philanthropique, affiché aux côtés de Morgan Ortagus, est relu à travers la crise bancaire, les dépôts gelés, les bombardements israéliens et le rejet croissant des élites financières dans l’opinion libanaise.

Bombardements israéliens: le bilan grimpe
Les bombardements israéliens au Liban continuent de faire grimper le bilan humain. Selon le ministère de la Santé publique, 2 167 personnes ont été tuées et 7 061 blessées entre le 2 mars et le 15 avril. Les dernières dépêches de la NNA font état de nouvelles frappes israéliennes à Harouf, Qadmous, Qlaila et dans le caza de Bint Jbeil. L’article revient sur l’accumulation quotidienne des pertes, la pression sur les hôpitaux, les critiques des Nations unies et la nécessité de nommer clairement Israël lorsque les frappes lui sont attribuées.

8 avril et plus de 300 morts plus tard, le Liban dépose plainte à l’ONU contre Israël
Le Liban a déposé une plainte urgente auprès du Conseil de sécurité et du secrétaire général de l’ONU après les frappes israéliennes du 8 avril 2026, qui ont visé plusieurs régions du pays, notamment Beyrouth. Plus qu’un geste de protestation, Beyrouth cherche à faire reconnaître juridiquement la gravité des bombardements, à documenter le bilan humain et à empêcher que cette journée ne soit absorbée par le récit plus large de la guerre. La plainte s’inscrit dans une stratégie de pression diplomatique autant que de mémoire officielle.

Iran : négocier sans renoncer à enrichir
En répétant que son droit à enrichir l’uranium est « incontestable » tout en assurant que le niveau de cet enrichissement reste négociable, l’Iran a clarifié sa ligne pour la suite des échanges avec Washington. Téhéran ne cherche pas à fermer la porte, mais à empêcher que la reprise du dialogue soit lue comme un renoncement imposé par la guerre et la pression américaine. Le Pakistan sert désormais de canal de survie diplomatique, tandis que les États-Unis continuent d’exiger un encadrement beaucoup plus dur et durable du programme iranien.

Loi Yadan: la pétition stoppée à l’Assemblée
La pétition contre la loi Yadan a dépassé les 700 000 signatures, un niveau rarement atteint sur la plateforme de l’Assemblée nationale. Pourtant, la commission des Lois a décidé de la classer, écartant l’hypothèse d’un débat spécifique dans l’Hémicycle. La décision repose sur un argument procédural : la proposition de loi sera examinée dès le lendemain en séance publique. Mais l’épisode dépasse la technique parlementaire. Il pose de nouveau la question de la place réelle accordée aux pétitions citoyennes et ravive la controverse sur un texte accusé par ses opposants de menacer la liberté d’expression.

Liban : négocier sans pouvoir céder
Le Liban entre dans des discussions directes avec Israël sans véritable liberté de négociation. Beyrouth réclame d’abord un cessez-le-feu, le retour des déplacés et un allégement de la crise humanitaire, tandis qu’Israël exige des avancées sur le Hezbollah avant toute trêve. Cette asymétrie est aggravée par la période électorale israélienne, qui pousse Benyamin Netanyahou à afficher une ligne dure pour convaincre sa base. Entre divisions internes, mandat institutionnel fragilisé et dépendance financière accrue, l’État libanais cherche moins un accord global qu’un espace pour gagner du temps.

Netanyahou piégé par la guerre iranienne
La guerre contre l’Iran devait replacer Benyamin Netanyahou au centre du jeu politique israélien. Elle a surtout révélé les limites de sa stratégie. Les derniers sondages montrent un premier ministre affaibli, incapable de convertir la dureté de l’opinion en majorité stable. Entre cessez-le-feu contesté, front libanais toujours actif, coût économique élevé et reprise du procès pour corruption, la campagne législative d’octobre s’annonce moins comme un plébiscite sécuritaire que comme un test de crédibilité sur sa capacité à gouverner un pays sous tension permanente.

Carburants au Liban : le mazout mène la hausse
La nouvelle grille des carburants au Liban dessine un mouvement très inégal. L’essence 95 et 98 octane augmente de 10 000 livres, tandis que le mazout bondit de 53 000 livres. Le gaz recule, lui, de 20 000 livres. Derrière cette mise à jour tarifaire, le signal le plus important concerne le diesel, produit central pour les générateurs, une partie du transport et de nombreuses activités économiques. Pour les ménages, la lecture devient donc plus complexe : légère hausse pour la mobilité, soulagement limité sur le gaz, pression renforcée sur les usages liés au mazout.

Détroit d’Ormuz : le déminage américain en trompe-l’œil
Washington affiche une reprise en main du détroit d’Ormuz, mais les faits publics racontent une histoire plus fragile. Les États-Unis ont lancé une mission de sécurisation et peuvent sans doute ouvrir un passage temporaire sous protection, avec des drones et des escortes. En revanche, ils ont retiré leurs anciens dragueurs de mines de Bahreïn, misent sur des LCS dont la transition reste incomplète et sortent progressivement de la logique des hélicoptères spécialisés. Le vrai enjeu n’est donc pas l’entrée de deux destroyers dans le détroit, mais l’écart entre une démonstration de présence et la capacité réelle de déminer durablement l’ensemble du goulet.

Liban : négocier sous les frappes israéliennes?
Le Liban entre dans une séquence diplomatique rare, mais profondément déséquilibrée. À Washington, un canal direct s’ouvre entre représentants libanais et israéliens sous médiation américaine. Pourtant, les frappes continuent au Sud et dans la Békaa, tandis qu’Israël place déjà la sécurité de sa frontière nord et le désarmement du Hezbollah au cœur de l’agenda. Beyrouth tente d’obtenir un cessez-le-feu préalable. Le Hezbollah rejette, lui, toute négociation menée pendant que la guerre continue de fixer le rapport de force.

Détroit d’Ormuz : des navires sanctionnés passent
Le passage du Rich Starry, pétrolier sanctionné par les États-Unis, puis l’approche du Murlikishan, autre navire visé par Washington, placent le détroit d’Ormuz au centre d’un nouveau test de crédibilité. Le dispositif américain vise officiellement les navires liés aux ports iraniens, sans fermer totalement le transit vers les ports non iraniens. Cette nuance juridique et militaire pèse déjà sur les assureurs, les armateurs et les marchés de l’énergie, dans un corridor où transite encore une part décisive du pétrole et du GNL mondiaux.

Le pont de Qasmiyeh, symbole d’un Sud libanais sous pression
Le pont de Qasmiyeh a été frappé de nouveau, isolant le sud du Litani avant une réouverture partielle par l’armée libanaise.

Quatre soldats libanais tués dans des frappes israéliennes
Quatre soldats libanais ont été tués le 8 avril dans des frappes israéliennes à Saïda, Baalbeck et dans le Hermel, selon l’armée libanaise.

Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes
Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes qui ont fait au moins 182 morts et 890 blessés mercredi.

Liban : ce qu’il faut retenir ce matin après 24 heures de feu
Au matin du 9 avril, le Liban se réveille après l’une des journées les plus meurtrières de cette phase de guerre. Les frappes israéliennes de mercredi ont fait au moins 182 morts selon un bilan provisoire du ministère de la Santé, et 254 selon la Défense civile. Beyrouth a été frappée, le Sud reste sous le feu, et le pont de Qasmiyeh a aggravé l’isolement de zones entières. Dans le même temps, Paris, Londres, Madrid, Canberra et l’ONU plaident pour inclure le Liban dans le cessez-le-feu, sans infléchir pour l’instant la ligne israélo-américaine.

Air France prolonge la suspension de ses vols vers le Moyen-Orient jusqu’au 3 mai
Air France prolonge jusqu’au 3 mai 2026 la suspension de ses vols vers Beyrouth, Tel-Aviv, Dubaï et Riyad.

Correctif — Israël dit avoir tué le secrétaire de Naïm Qassem dans une frappe à Beyrouth
Correctif : Israël affirme avoir tué à Beyrouth Ali Youssouf Harchi, secrétaire personnel et neveu de Naïm Qassem.

Réactions internationales face à la situation au Liban : le cessez-le-feu à l’épreuve
Les réactions internationales face à la situation au Liban ont pris un tour plus net après les frappes israéliennes massives du 8 avril. Le Royaume-Uni veut étendre le cessez-le-feu au Liban. La France juge qu’aucune trêve ne sera crédible sans Beyrouth. La Chine appelle au respect de la souveraineté libanaise. L’ONU alerte sur un grave danger pour la paix régionale. Mais les États-Unis continuent d’affirmer que le Liban n’est pas inclus dans l’accord avec l’Iran. Le pays devient ainsi le principal test de la crédibilité de la désescalade régionale.

Échec diplomatique israélien : l’écrasement du Liban pour torpiller le cessez-le-feu
L’annonce d’un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran a brièvement laissé espérer une désescalade régionale incluant le Liban. Mais la séquence s’est inversée en quelques heures. Alors que le Pakistan, l’Iran et plusieurs capitales européennes soutenaient que le Liban devait entrer dans le champ de la trêve, Israël puis les États-Unis ont affirmé l’inverse. Dans la foulée, l’armée israélienne a mené ses frappes les plus meurtrières sur le Liban dans cette phase de guerre. Vu depuis Beyrouth, cette journée révèle un échec diplomatique israélien aussitôt compensé par une logique d’écrasement destinée à torpiller le cessez-le-feu.

Revue de presse: le Liban sous pression maximale entre intensification des frappes et bataille pour ses accès vitaux
La presse arabe décrit un Liban sous pression maximale, entre intensification des frappes, menace sur le passage de Masnaa, lourdes pertes humaines et bataille diplomatique pour ses accès vitaux. Cette revue de presse libanaise montre comment la guerre déborde du front pour toucher la souveraineté, l’économie et la cohésion intérieure.

Liban : le point ce matin à 10h30
Au Liban, la matinée du 7 avril est marquée par de nouveaux bombardements dans le Sud, une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth et des victimes parmi les secouristes. À 10h30, le pays fait face à une guerre plus dispersée, plus meurtrière et politiquement de plus en plus déstabilisatrice.

Carburants : la France se tend, Beyrouth nie
Carburants : la France subit des ruptures partielles, tandis qu’au Liban le calme officiel masque le coût réel du diesel et de l’électricité.

Liban : 1 497 morts et 4 639 blessés depuis le 2 mars
Le bilan de l’offensive israélienne au Liban atteint 1 497 morts et 4 639 blessés depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé. Entre frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bombardements au Sud et déplacements massifs, la pression humanitaire et sanitaire s’aggrave sur l’ensemble du pays.

L’OPEP+ augmente sa production sur fond de choc pétrolier
L’OPEP+ annonce une hausse de production de 206 000 barils par jour dès mai 2026, mais le choc pétrolier lié à la guerre autour de l’Iran et aux tensions dans le détroit d’Ormuz limite sa portée réelle. Plus qu’un apport massif, cette décision apparaît comme un signal stratégique aux marchés mondiaux.

Séisme en Méditerranée orientale : une secousse ressentie au large d’une zone gazière sensible
Un tremblement de terre de magnitude préliminaire 4,6 a été signalé lundi matin en Méditerranée orientale, au large du Liban-Sud. S’il n’existe à ce stade aucun indice de dégâts, la secousse attire l’attention en raison de sa localisation dans le bassin levantin, une zone maritime à fort enjeu énergétique où se concentrent exploration offshore, rivalités régionales et espoirs gaziers pour le Liban.

Le CPL appelle le Hezbollah à ne pas se cacher parmi les déplacés
Le CPL appelle le Hezbollah à ne pas se cacher parmi les déplacés civils et les familles hôtes, estimant que leur présence accroît les risques pour la population. Dans un Liban frappé par la guerre et les déplacements massifs, le parti place la protection des civils, la paix civile et le tissu national.

Iran-Golfe : l’heure du basculement
Guerre Iran : bombardements, menaces de Trump, Ormuz, Golfe et Israël, le point le plus complet sur l’escalade en cours.

Liban : 48 heures de guerre totale
Liban : le point le plus actualisé sur 48 heures de bombardements, FINUL, Aïn Saadé, Jnah, Ghobeiry et ripostes du Hezbollah.

Détroit d’Ormuz : le signal discret d’un passage français
Un cargo de CMA CGM a franchi le détroit d’Ormuz en affichant « owner France », signe d’une tolérance discrète de l'Iran dans une zone sous haute tension.

Israël revendique 3.500 frappes au Liban
Israël dit avoir frappé 3.500 cibles au Liban en un mois, sur fond de lourd bilan humain, frappes contre les secours et risque d’occupation du Sud.

L’Iran annonce avoir abattu un deuxième F-35 américain
L’Iran affirme avoir abattu un deuxième F-35 américain au-dessus de son territoire. Mais faute de confirmation officielle américaine et face à des images contestées, l’annonce reste incertaine. Entre démonstration militaire, guerre informationnelle et bataille des preuves, cet épisode illustre l’escalade aérienne et narrative qui secoue désormais la région entière.

Liban, Israël, Iran, Yémen, Golfe : le point en 24 heures
Liban, Israël, Iran, Yémen, Golfe : le point factuel sur les frappes, bilans et tensions maritimes des dernières 24 heures.

Après les piques de Trump, Macron hausse le ton
Emmanuel Macron répond aux attaques personnelles de Donald Trump et l’accuse de fragiliser l’Otan sur fond de crise avec l’Iran.

Joseph Aoun obtient l’appui néerlandais à son initiative
Joseph Aoun reçoit l’appui des Pays-Bas à son initiative de négociation, à l’aide aux déplacés et au renforcement de l’armée libanaise.

Mort de ses parents à Beyrouth : Ali Cherri porte plainte contre Israël
Mort de ses parents à Beyrouth : Ali Cherri dépose une plainte contre Israël en France pour un crime de guerre.

Gebran Bassil appelle à une protection intérieure du Liban
Gebran Bassil appelle à une protection intérieure du Liban face au danger existentiel créé par la guerre régionale. Le chef du CPL plaide pour un accord national, rejette toute guerre civile, critique l’absence de stratégie de défense et affirme que la protection réelle du pays doit venir d’abord de l’intérieur.

Ormuz : l’Europe ose dire non à Washington
Ormuz et la guerre contre l'Iran révèlent une Europe plus indépendante face à Washington, entre crise énergétique, tensions sur l’OTAN et réarmement accéléré.

États-Unis accusés de crime de guerre en Iran
Les États-Unis sont accusés de crime de guerre en Iran après des frappes sur des civils, une école et des infrastructures sensibles.

Liban : le point à 9 h 32 ce jeudi matin
Liban : à 9 h 32, le point complet sur les frappes, le bilan humain et les combats des dernières 24 heures.
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