Le ministère libanais des Finances a engagé le traitement d’un stock d’environ 200 000 reçus de paiement non électroniques. Il s’est fixé la fin novembre 2026 pour achever le traitement de ce stock accumulé depuis 2025, selon le compte rendu du premier comité de pilotage du projet FEXTE, rendu public le 28 octobre.
Financé par l’Agence française de développement et mis en œuvre par Expertise France, ce programme de transparence budgétaire doit aider l’administration à retrouver une vision plus complète des comptes publics. Le travail sur les reçus en constitue l’un des chantiers les plus immédiats.
Retrouver les données derrière les paiements
Le volume annoncé donne une idée de la tâche documentaire, sans permettre de chiffrer les sommes concernées. Il ne désigne ni 200 000 contribuables distincts ni autant de dossiers de fraude. Les reçus portent sur des paiements dont les informations doivent être récupérées et traitées par l’administration.
Le retard dans leur enregistrement ne permet donc pas de conclure que l’argent a disparu ou qu’il reste entièrement à encaisser. L’enjeu est de retrouver la trace comptable des opérations et de disposer de données suffisamment fiables pour suivre les recettes.
Ce travail intervient après un diagnostic comprenant plus de 25 entretiens et l’examen de plus de 25 systèmes et applications. Le ministère cherche notamment à rétablir la publication régulière de ses statistiques financières. La dispersion des informations entre directions et outils fait partie des difficultés auxquelles le projet doit répondre.
Un calendrier plus long pour le suivi budgétaire
La fin novembre concerne le traitement des reçus. Le suivi conjoint des recettes et des dépenses obéit à un autre calendrier : le comité a approuvé un travail allant de novembre 2026 à août 2027, rattaché au cadre financier à moyen terme.
À terme, l’administration doit pouvoir suivre ensemble ce que l’État encaisse et ce qu’il dépense. La consolidation des données des établissements publics situés hors du budget doit aussi élargir cette lecture et mieux faire apparaître les risques financiers. Le compte rendu ne présente pas cette intégration comme achevée.
Au-delà du rattrapage des documents de 2025, il s’agit d’organiser une production régulière de l’information, pour éviter qu’un nouveau stock ne s’accumule.
Rapprocher les écritures et les relevés bancaires
La direction du Trésor a proposé de moderniser la collecte électronique et de rapprocher les opérations, les relevés bancaires et les écritures comptables. Elle souhaite également améliorer le traitement des paiements annulés ou rejetés et renforcer les contrôles internes.
Ces propositions doivent encore être distinguées des mesures déjà approuvées. Elles décrivent le fonctionnement recherché, sans établir qu’un système commun est aujourd’hui opérationnel dans toutes les administrations.
Une réunion technique est prévue avant la fin de l’année pour arrêter le choix d’une solution, son coût et son calendrier. D’ici là, le premier rendez-vous reste celui des reçus : fin novembre, le bilan devra préciser combien de pièces ont été traitées et quelles vérifications restent nécessaires.
Ministère libanais des Finances, photographie d’archives. Date de prise de vue non établie. Illustration institutionnelle, sans représentation du traitement des reçus de 2025. © Libnanews.com.


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