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Revue de presse du 11/09/25: L’opération aérienne ciblée sur Doha

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Le 10 septembre 2025, plusieurs journaux arabes rapportent en Une une attaque aérienne israélienne d’une intensité inédite sur la capitale qatarie Doha. Selon Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025), des frappes israéliennes ont visé des sites abritant des dirigeants de la branche politique de Hamas alors qu’ils participaient à une réunion dans un complexe résidentiel. L’objectif de l’attaque était d’atteindre la haute direction de Hamas, notamment Khalil al-Hayya, dont le fils figure parmi les six morts recensés. Le journal rapporte que l’opération s’est déroulée en plein jour et a ciblé un quartier résidentiel dans la zone diplomatique de la ville.

Al Quds (10 septembre 2025) précise que le raid a été mené par quinze avions de combat israéliens et a visé un bâtiment utilisé occasionnellement pour des réunions de haut niveau du mouvement palestinien. Les frappes ont entraîné des dégâts matériels importants et la mort de plusieurs membres de Hamas ainsi que d’un officier qatari de sécurité chargé de la protection des lieux. Le journal cite également une déclaration officielle de Hamas confirmant que l’ensemble de sa direction a survécu à l’attaque, qualifiant l’opération de tentative d’assassinat politique ratée.

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Réactions officielles du Qatar et réactions internationales

La réaction de Doha a été immédiate. Dans un communiqué cité par Ad Diyar (10 septembre 2025), le ministère qatari des Affaires étrangères a dénoncé une violation flagrante du droit international et un acte de guerre contre un État souverain. Le porte-parole officiel Majed al-Ansari a rejeté les informations selon lesquelles le Qatar aurait été prévenu à l’avance par les États-Unis. Il a affirmé que Doha n’a été informée de l’opération qu’après l’explosion, au moment où les détonations ont été entendues dans toute la ville.

Al Liwa’ (10 septembre 2025) rapporte que le Premier ministre qatari a qualifié l’attaque de Netanyahu d’acte de terrorisme d’État. Selon ses propos, l’État d’Israël cherche à imposer sa domination régionale par la violence et l’intimidation. Il a également affirmé que le rôle de médiateur joué par le Qatar dans les négociations de cessez-le-feu à Gaza ne justifie en rien un tel acte de provocation, d’autant plus que les négociations étaient toujours en cours.

La communauté internationale a réagi par une série de condamnations. Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025) rapporte que le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a dénoncé une atteinte grave à la souveraineté du Qatar et salué le rôle constructif de Doha dans les efforts de paix au Moyen-Orient. Le même journal souligne également que Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien, a exprimé par téléphone au cheikh Tamim ben Hamad al-Thani son soutien total au Qatar. Il a réaffirmé la solidarité de l’Arabie saoudite et dénoncé une violation manifeste des normes diplomatiques et des conventions internationales.

La justification israélienne et les intentions stratégiques

Israël a revendiqué l’attaque sans détour. Dans un communiqué cité par Al Sharq (10 septembre 2025), le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que l’opération visait à éliminer les responsables de l’attaque du 7 octobre 2023. Il a déclaré que les dirigeants du Hamas ne devraient bénéficier d’aucun sanctuaire, quel que soit le pays dans lequel ils se trouvent. Le discours officiel affirme que l’État hébreu assumera désormais pleinement ses opérations de représailles, même sur des territoires réputés neutres.

Al Bina’ (10 septembre 2025) apporte un éclairage stratégique. Le journal évoque un changement profond dans la doctrine israélienne. Il s’agirait non seulement d’une démonstration de force après les échecs militaires récents, notamment sur les fronts de Gaza et du sud Liban, mais également d’un signal clair adressé aux alliés régionaux de la résistance palestinienne. Israël chercherait à dissuader tout soutien extérieur à Hamas en prouvant sa capacité à frapper au cœur des capitales arabes, indépendamment des alliances diplomatiques.

Ad Diyar (10 septembre 2025) va plus loin en analysant cette opération comme une tentative d’effacer les lignes rouges géopolitiques. En choisissant Doha, un acteur diplomatique central, Israël affirme que la distance géographique ou le statut de médiateur ne garantit plus l’immunité. Le journal souligne que cette attaque pourrait inaugurer une nouvelle phase dans le conflit, dans laquelle aucune capitale de la région n’est à l’abri de représailles israéliennes.

Tensions entre Tel Aviv, Washington et Doha

Les relations entre les États-Unis, Israël et le Qatar sont mises à rude épreuve. Al Quds (10 septembre 2025) rapporte que la Maison-Blanche aurait été informée en amont par les services israéliens. Le président Donald Trump aurait exprimé des réserves sur le calendrier de l’opération, mais n’aurait pas opposé de veto. Selon la même source, l’émissaire américain Steve Witkoff aurait contacté Doha durant le raid, sans préciser la nature exacte de l’alerte transmise.

Le journal Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025) confirme que des responsables américains ont tenté de désamorcer la tension après coup. Ils ont exprimé leur volonté de maintenir le Qatar dans son rôle de médiateur. Toutefois, Doha reste sceptique quant à la sincérité de ces garanties. Le gouvernement qatarien craint désormais que sa position diplomatique soit compromise de manière durable.

Répercussions économiques immédiates sur les marchés

L’instabilité provoquée par le raid s’est traduite par des effets immédiats sur les marchés. Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025) détaille les conséquences économiques : les prix du pétrole ont bondi au-delà de 96 dollars le baril, le cours de l’or a atteint un nouveau record à 3674 dollars l’once, tandis que les cryptoactifs ont enregistré 52 millions de dollars de pertes en moins d’une heure. Les investisseurs se sont tournés vers les valeurs refuges, accentuant la volatilité des marchés financiers mondiaux.

Conséquences politiques internes au Liban

Sur le plan local, Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) rapporte que le Premier ministre libanais Nawaf Salam a réaffirmé la neutralité diplomatique du Liban tout en dénonçant l’escalade militaire. Il a exprimé la solidarité de son gouvernement avec Doha et appelé à une coordination arabe renforcée face aux atteintes répétées à la souveraineté régionale. Le président Joseph Aoun, selon Nahar (10 septembre 2025), a convoqué une réunion du Conseil supérieur de défense pour évaluer les risques potentiels d’un élargissement du conflit.

Al Akhbar (10 septembre 2025) précise que certains partis politiques libanais appellent à reconsidérer la politique de non-alignement du Liban. Le journal rapporte également que plusieurs députés ont demandé des explications quant à la position exacte du gouvernement sur le rôle du Hezbollah dans le contexte régional actuel.

Conséquences diplomatiques régionales

Plusieurs capitales arabes envisagent une réunion d’urgence de la Ligue arabe pour condamner l’opération. Ad Diyar (10 septembre 2025) souligne que certains pays, comme l’Algérie et le Koweït, réclament une déclaration conjointe assortie de mesures de rétorsion diplomatique. Le journal rapporte que des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique, dont la Turquie et l’Iran, appellent également à un front commun contre l’impunité israélienne.

Al Sharq (10 septembre 2025) évoque une possible recomposition des alliances, avec un rapprochement accru entre le Qatar, la Turquie et l’Iran, sur fond de désengagement progressif des États-Unis dans les affaires régionales. La possibilité d’une perte de légitimité pour Israël dans certains cercles diplomatiques arabes est également soulevée.

Le précédent stratégique que représente l’attaque

Enfin, Al Bina’ (10 septembre 2025) conclut que cette opération israélienne pourrait constituer un précédent stratégique lourd de conséquences. Elle redéfinit les paramètres de la confrontation entre Israël et les mouvements de résistance palestiniens. Elle interroge également la capacité des États de la région à protéger leurs propres territoires face à des interventions extérieures unilatérales.

Politique locale: stabilité institutionnelle et affirmation de la souveraineté nationale

Resserrement de la coordination entre les têtes de l’exécutif et du législatif

Dans un contexte régional marqué par des tensions sécuritaires, les autorités libanaises ont adopté un ton résolument coordonné. Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) rapporte une séquence politique révélatrice : le président de la République Joseph Aoun a reçu successivement le président de la Chambre Nabih Berri et le Premier ministre Nawaf Salam. Ces rencontres, tenues à Baabda, ont permis d’évaluer les résultats de la dernière session du Conseil des ministres, notamment en ce qui concerne la politique de défense et le dossier sensible de la souveraineté sur l’ensemble du territoire libanais.

Al Liwa’ (10 septembre 2025) mentionne que ces entretiens font suite à la réunion du Conseil des ministres du 5 septembre. Celle-ci a validé une feuille de route sécuritaire visant à renforcer le monopole de l’usage de la force par l’armée libanaise, en conformité avec les principes de l’accord de Taëf. La presse souligne que ce positionnement a été salué par les autorités exécutives et qu’aucun retrait n’est envisagé sur les mesures adoptées.

Clarification des rapports avec le Hezbollah

L’une des résolutions adoptées par le Conseil des ministres, selon Al Sharq (10 septembre 2025), concerne la « limitation de la possession d’armes à l’institution militaire nationale ». Le texte, bien que rédigé dans un langage mesuré, a pour objectif de reprendre le contrôle des zones échappant à la souveraineté directe de l’État. Cette initiative vise indirectement le Hezbollah, dont la structure militaire autonome constitue depuis des années un point de friction dans le débat national.

Le Premier ministre Nawaf Salam, cité par Al Joumhouriyat (10 septembre 2025), a précisé que le gouvernement « respecte les équilibres politiques tout en affirmant la primauté de la légalité institutionnelle sur toute autre autorité parallèle ». Il a également indiqué que « les décisions du Conseil des ministres ne sont pas à géométrie variable, mais relèvent de l’intérêt national supérieur ».

Le journal rapporte aussi que le président de la République Joseph Aoun a confirmé lors de sa rencontre avec Nabih Berri que « la période actuelle impose au Liban un exercice rigoureux de sa souveraineté, notamment au sud du pays où les incidents de sécurité se multiplient ». Ce message a été transmis dans un esprit de consultation continue avec les responsables parlementaires, sans confrontation ouverte.

Soutien au commandement de l’armée et mise en œuvre d’un plan de sécurisation

Le rôle central de l’armée libanaise a été réaffirmé avec vigueur. Nahar (10 septembre 2025) détaille la feuille de route de sécurisation progressive du Sud, dans une première phase de trois mois, jusqu’au fleuve Litani. L’objectif est de redéployer les unités de l’armée dans cette zone et de contrôler l’ensemble des mouvements d’armes en coopération avec la FINUL, mais sans empiéter sur les prérogatives nationales.

Le gouvernement a exprimé la nécessité d’un appui international accru, notamment logistique et financier. Nawaf Salam, toujours selon Nahar (10 septembre 2025), a déclaré que « le Liban ne demande pas l’aumône, mais un soutien à sa structure de sécurité nationale, légitime, souveraine et constitutionnelle ». Il a également insisté sur l’implication directe des ministères concernés pour assurer la disponibilité des ressources.

Le président Joseph Aoun, selon les propos rapportés par Al Liwa’ (10 septembre 2025), a exprimé une pleine confiance dans la capacité de l’armée à gérer cette mission. Il a rappelé que « la sécurité nationale ne peut être fragmentée » et que « seule une chaîne de commandement unifiée garantit l’ordre public ».

Gestion de l’équilibre politique sans rupture avec les composantes parlementaires

Le maintien de l’unité gouvernementale est apparu comme une priorité. Ad Diyar (10 septembre 2025) souligne qu’il n’y a eu aucun retrait de confiance de la part des partis représentés au gouvernement. Le Premier ministre a d’ailleurs confirmé que « le Hezbollah n’a pas quitté la table du dialogue » et que les mécanismes de concertation restent opérationnels.

Le journal ajoute que la session parlementaire prévue dans les prochaines semaines examinera les implications juridiques du plan sécuritaire. Une majorité se dessine pour accompagner la mise en œuvre progressive du contrôle exclusif par l’armée, sans dissolution des alliances politiques existantes.

Les déclarations officielles cherchent à éviter toute escalade. Le ton adopté est conciliant. Selon Al Sharq (10 septembre 2025), il s’agit d’un « langage de désescalade » qui vise à concilier la réalité du terrain avec les impératifs constitutionnels.

Préparation à un repositionnement diplomatique

Face aux tensions régionales accrues, le Liban ajuste aussi sa posture diplomatique. Nahar (10 septembre 2025) indique que le ministère des Affaires étrangères prépare une série d’entretiens bilatéraux avec des pays membres du Conseil de sécurité. L’objectif est de réaffirmer la position officielle du Liban sur la neutralité active et d’écarter tout risque d’implication directe dans des conflits extérieurs.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté de stabilisation. Selon Al Joumhouriyat (10 septembre 2025), Joseph Aoun a insisté pour que le Liban se positionne comme « un acteur responsable de la stabilité régionale, respectueux des résolutions internationales, mais également attaché à la défense de ses intérêts fondamentaux ».

Fonctionnement des institutions et respect du calendrier gouvernemental

Sur le plan administratif, Al Liwa’ (10 septembre 2025) mentionne que la réunion gouvernementale du 5 septembre s’est tenue dans le respect des délais fixés par le secrétariat général du Conseil des ministres. La feuille de route validée inclut également une réforme de la gouvernance administrative, notamment par la réactivation des directions générales dans les gouvernorats et une révision des mécanismes de nomination.

Ad Diyar (10 septembre 2025) signale que le président de la République a demandé un rapport mensuel sur l’état d’avancement des projets votés depuis le début du mandat. Le Premier ministre a chargé ses conseillers de centraliser ces données. Ce suivi renforcé vise à éviter l’accumulation de retards dans les chantiers d’infrastructure et à préparer le terrain à une reprise économique progressive.

Approfondissement de la coordination entre les ministères régaliens

Enfin, une réunion élargie s’est tenue au Palais Grand Sérail en présence des ministres de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice et de la Présidence du Conseil. Nahar (10 septembre 2025) mentionne que cette réunion avait pour but d’unifier les réponses à apporter aux menaces internes et aux pressions extérieures.

Le ministre de la Défense a plaidé pour une simplification des circuits d’approvisionnement des forces armées, tandis que son homologue de la Justice a mis en garde contre l’émergence de zones d’impunité liées à des retards judiciaires. Il a été décidé de convoquer une réunion de coordination interinstitutionnelle chaque quinzaine, afin d’harmoniser les efforts et accélérer les mécanismes de réponse.

Citation et discours des personnalités politiques: affirmation de l’autorité de l’État et discours d’unité nationale

Joseph Aoun : « L’État est le seul garant de la souveraineté nationale »

Dans les heures qui ont suivi la réunion du Conseil des ministres du 5 septembre 2025, le président de la République Joseph Aoun a pris la parole depuis le Palais de Baabda. Ses propos, rapportés par Al Joumhouriyat (10 septembre 2025), se sont concentrés sur la défense des institutions de l’État. Il a déclaré : « L’armée libanaise incarne l’unité nationale et représente la seule autorité légitime sur l’ensemble du territoire. Notre mission est de garantir que plus aucun espace ne soit hors de contrôle ». Cette phrase a été largement reprise comme une réponse indirecte à la persistance de poches d’influence non étatiques, en particulier dans le sud du Liban.

Le président a également salué la discipline des forces armées dans la gestion des incidents frontaliers. Selon Nahar (10 septembre 2025), il a insisté sur la nécessité de « restaurer la confiance dans la fonction publique, au-delà des affiliations politiques ou communautaires ». Il a exhorté les Libanais à « dépasser les calculs partisans pour servir l’intérêt supérieur de la République ».

Nawaf Salam : « Aucun recul sur les décisions de souveraineté »

Le Premier ministre Nawaf Salam a tenu plusieurs déclarations publiques durant la semaine du 5 au 10 septembre 2025. D’après Al Liwa’ (10 septembre 2025), il a affirmé : « Le gouvernement reste ferme sur les principes approuvés en Conseil des ministres. Il n’y aura aucun recul sur la centralisation du port d’armes et le monopole de l’usage de la force par l’État ». Il a ajouté : « Nous gouvernons dans l’intérêt de tous les Libanais, sans exclure personne, mais sans laisser d’ambiguïté sur les responsabilités de chacun. »

Lors d’une interview accordée à un média télévisé, citée dans Ad Diyar (10 septembre 2025), Salam a précisé : « La priorité est de redonner à l’institution militaire sa pleine capacité d’action, ce qui exige un soutien logistique, politique et populaire. » Il a également déclaré que « les réformes sécuritaires sont un préalable indispensable à toute relance économique crédible ».

Déclaration de Nabih Berri : appel au consensus sans dilution des responsabilités

Le président du Parlement Nabih Berri a pour sa part opté pour un ton conciliant, tout en appelant à la rigueur institutionnelle. Selon Al Joumhouriyat (10 septembre 2025), il a déclaré : « Il ne peut y avoir de confrontation entre composantes politiques sur des sujets qui engagent la souveraineté. C’est le rôle de l’État d’assumer ses fonctions régaliennes, et c’est le devoir du Parlement de l’y soutenir pleinement. »

Ce positionnement a été perçu comme une tentative de médiation, dans un contexte où certains milieux politiques s’interrogent sur les implications du plan sécuritaire. Toujours d’après Al Liwa’ (10 septembre 2025), Berri a rappelé que « la stabilité politique est la condition de toute réforme. La diversité libanaise ne doit pas être un obstacle à l’unité de l’État ».

Réaction du Hezbollah : silence institutionnel mais signaux indirects

Aucune déclaration officielle de Naim Kassem, secrétaire général du Hezbollah, n’a été publiée dans les journaux du 10 septembre. Toutefois, plusieurs sources citées par Al Sharq (10 septembre 2025) indiquent que le parti n’a pas publiquement contesté les résolutions du gouvernement. Ce silence est interprété par certains observateurs comme un signal de prudence dans un climat régional tendu.

Une source proche du mouvement, anonymement citée par Ad Diyar (10 septembre 2025), a affirmé que « le Hezbollah suit de près l’évolution des décisions gouvernementales et reste attaché au dialogue national comme seule voie possible ». Cette formule, volontairement vague, n’a pas été clarifiée par d’autres canaux officiels.

Discours de réassurance de la part du ministre de la Défense

Le ministre libanais de la Défense a également pris la parole après la réunion interinstitutionnelle organisée au Grand Sérail. D’après Nahar (10 septembre 2025), il a affirmé : « Il ne s’agit pas de cibler un groupe en particulier, mais de faire appliquer l’État de droit sur l’ensemble du territoire. Les forces armées ne sont au service d’aucune faction, mais du drapeau libanais. »

Il a insisté sur la nécessité de fournir aux militaires des équipements adéquats, évoquant une sollicitation de partenaires internationaux, notamment pour la maintenance des véhicules blindés et des capacités de surveillance frontalière.

Voix de la société civile : soutien critique

Des représentants de la société civile ont également réagi aux discours officiels. Al Liwa’ (10 septembre 2025)mentionne une déclaration conjointe de plusieurs organisations non gouvernementales appelant à « une mise en œuvre rapide et transparente des décisions sécuritaires, dans le respect des libertés publiques ». Le communiqué souligne que « la restauration de l’autorité de l’État est une nécessité, mais ne peut se faire au détriment des droits fondamentaux ».

Langage politique et normalisation du discours institutionnel

L’ensemble des déclarations publiées dans la presse du 10 septembre 2025 montre un alignement formel du langage politique autour de la centralité de l’État. Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) note que cette évolution du discours est le résultat de plusieurs mois de coordination discrète entre la présidence, la primature et certains pôles du Parlement. L’utilisation systématique des termes « monopole de la force », « continuité de l’État » et « souveraineté indivisible » traduit un effort de normalisation du champ lexical officiel.

L’objectif semble être de créer un socle de consensus minimal autour du rôle des institutions, en particulier dans un moment où les risques d’embrasement régional sont élevés.

Appels à la solidarité nationale face aux défis extérieurs

Les dirigeants politiques ont également mobilisé la rhétorique de l’unité nationale. Nahar (10 septembre 2025) cite Joseph Aoun : « Nous faisons face à des défis que seul un État fort, légitime et rassemblé peut surmonter. » Nawaf Salam a pour sa part déclaré : « Notre solidarité interne est la meilleure réponse aux menaces extérieures. »

Ces phrases sont considérées comme des tentatives de consolider le front intérieur dans une période de forte incertitude géopolitique.

Diplomatie: repositionnement libanais dans un contexte de déséquilibre régional

Renforcement des liens avec le Qatar après l’attaque israélienne

À la suite du raid israélien sur Doha, la diplomatie libanaise a adopté un ton de soutien explicite envers le Qatar. Selon Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025), le ministre libanais des Affaires étrangères a contacté son homologue qatari pour exprimer la solidarité totale du Liban. Dans un communiqué officiel relayé par Ad Diyar (10 septembre 2025), le ministère a qualifié l’attaque israélienne de « violation grave de la souveraineté d’un État frère » et de « dangereux précédent en matière de droit international ». Ce positionnement s’inscrit dans une continuité stratégique du Liban, qui considère le Qatar comme un partenaire clé dans les dossiers régionaux, notamment en ce qui concerne la reconstruction de Gaza et le soutien logistique à l’armée libanaise.

Al Quds (10 septembre 2025) rapporte que Joseph Aoun a personnellement adressé une lettre de solidarité à l’émir du Qatar, soulignant que « le Liban connaît la valeur de la souveraineté nationale et ne peut rester silencieux devant une telle agression ». Cette déclaration a été perçue comme un signal clair du rapprochement diplomatique entre Beyrouth et Doha dans un contexte régional en recomposition.

Posture de neutralité active vis-à-vis des conflits régionaux

Le positionnement diplomatique du Liban face aux tensions croissantes dans la région s’inscrit dans une stratégie de neutralité active. Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) indique que le ministère des Affaires étrangères prépare une série de messages à destination des chancelleries occidentales et arabes. Le but est de réaffirmer la volonté du Liban de ne pas être entraîné dans les conflits armés qui opposent divers acteurs régionaux.

Cette position est notamment liée aux menaces d’élargissement du conflit après l’opération israélienne à Doha. Le Liban, selon Al Bina’ (10 septembre 2025), souhaite éviter toute interprétation erronée de ses alliances. L’État cherche à préserver son rôle de pays neutre, sans pour autant abandonner ses soutiens traditionnels. Cette équation délicate est au cœur de l’agenda diplomatique de Joseph Aoun et de Nawaf Salam.

Consultations multilatérales en vue d’une résolution de crise

Face aux développements récents, le Liban a intensifié ses consultations multilatérales. Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025) mentionne que l’ambassadeur libanais auprès des Nations unies a demandé une audience au Conseil de sécurité afin de faire inscrire à l’ordre du jour la question des violations de souveraineté dans la région. Cette initiative vise à attirer l’attention sur la nécessité de protéger les États arabes contre les incursions extérieures.

En parallèle, Ad Diyar (10 septembre 2025) signale que le chef de la diplomatie libanaise s’est entretenu avec ses homologues turc et égyptien. Ces échanges ont porté sur l’avenir de la médiation régionale et sur les risques d’effondrement du consensus diplomatique autour du conflit israélo-palestinien. Le Liban, selon le journal, propose la relance d’un comité diplomatique arabe chargé de réévaluer les mécanismes de médiation collective.

Revalorisation des relations bilatérales avec la Syrie et l’Irak

Le gouvernement libanais a également mis l’accent sur la consolidation de ses liens avec ses voisins directs. Al Bina’ (10 septembre 2025) rapporte que le ministre de l’Intérieur libanais a reçu une délégation syrienne venue discuter de la sécurité frontalière et de la régulation des flux migratoires. Bien que la question des réfugiés syriens n’ait pas été traitée publiquement, des sources diplomatiques anonymes citées par le journal affirment que le Liban cherche à obtenir des garanties sur la stabilité des régions frontalières.

Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) signale également une rencontre à Beyrouth entre des représentants du gouvernement libanais et une délégation irakienne. Cette réunion a porté sur la relance des échanges commerciaux bilatéraux et sur un éventuel soutien logistique irakien à certaines infrastructures libanaises, notamment dans le domaine de l’électricité. Le président Joseph Aoun a salué cette visite comme « un signal positif dans un environnement régional tendu ».

Attente stratégique vis-à-vis de Washington et Paris

Le Liban n’a pas encore reçu de réaction officielle de la part des États-Unis à la suite de sa déclaration de solidarité envers Doha. Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025) indique que la diplomatie libanaise s’interroge sur la position américaine, perçue comme ambiguë. Le ministère libanais des Affaires étrangères aurait sollicité un échange direct avec la Maison-Blanche via l’ambassade du Liban à Washington.

De son côté, Ad Diyar (10 septembre 2025) rapporte que des contacts sont en cours avec le Quai d’Orsay. La France, traditionnellement proche du Liban, a exprimé sa préoccupation après les frappes israéliennes sur Doha, mais sans condamnation explicite. Le Liban espère que Paris jouera un rôle modérateur, notamment dans les enceintes multilatérales, pour contenir les effets déstabilisateurs de l’opération israélienne.

Consolidation de l’image du Liban comme acteur diplomatique responsable

Face aux développements géopolitiques récents, le gouvernement libanais cherche à projeter une image de responsabilité et de maturité diplomatique. Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) note que le ministère des Affaires étrangères a diffusé une note verbale à l’ensemble des missions diplomatiques étrangères à Beyrouth. Ce document insiste sur l’attachement du Liban au droit international et à la résolution pacifique des différends.

Le président Joseph Aoun, dans un échange informel rapporté par Al Quds (10 septembre 2025), aurait affirmé que « le Liban veut se positionner comme une plateforme régionale de dialogue, et non comme un maillon faible exposé aux jeux d’influence ». Cette phrase, citée dans un encadré politique du journal, illustre la volonté du Liban de sortir d’un rôle passif pour assumer une fonction diplomatique structurée.

Diversification des partenariats et diplomatie économique

Le Liban explore également de nouvelles pistes en matière de diplomatie économique. Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025) mentionne que des négociations ont été entamées avec des institutions financières du Golfe pour obtenir un soutien à des projets de modernisation portuaire. Le gouvernement envisage également de renforcer sa coopération avec des pays d’Asie du Sud-Est, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.

La diplomatie libanaise cherche ainsi à ne pas se limiter à une logique d’assistance ou d’aide humanitaire. Elle tente d’inscrire ses relations extérieures dans une dynamique de partenariat, ce qui constitue un changement notable par rapport aux pratiques des dernières années.

Politique internationale: fractures diplomatiques et recomposition des alliances régionales

Conséquences globales de l’attaque israélienne sur Doha

L’attaque israélienne du 9 septembre 2025 sur Doha constitue un point de rupture dans les équilibres diplomatiques régionaux. Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025) rapporte que l’opération a été perçue comme une escalade stratégique majeure, dépassant le simple cadre de la confrontation entre Israël et Hamas. En frappant la capitale d’un pays membre du Conseil de coopération du Golfe, Israël a relancé les tensions entre les puissances régionales et ouvert un nouveau front dans le champ diplomatique mondial.

Al Quds (10 septembre 2025) souligne que cette opération a immédiatement modifié les équilibres au sein du monde arabe. Plusieurs chancelleries, dont celles de l’Algérie, de l’Irak et du Koweït, ont exprimé leur condamnation ferme. Elles ont qualifié les frappes de « transgression inadmissible des normes diplomatiques ». Le journal précise que ces réactions ont été accompagnées d’une demande de réunion d’urgence du Conseil ministériel de la Ligue arabe.

Divisions au sein du Conseil de sécurité des Nations unies

Al Bina’ (10 septembre 2025) rapporte que la tentative du Qatar d’inscrire l’incident à l’ordre du jour du Conseil de sécurité a suscité des désaccords profonds entre les membres permanents. La Russie et la Chine ont soutenu la demande qatarienne en appelant à une condamnation claire des frappes. En revanche, les États-Unis et le Royaume-Uni ont adopté une posture attentiste. Selon le journal, l’administration américaine dirigée par Donald Trump a justifié sa position par la nécessité de préserver l’équilibre stratégique au Proche-Orient.

Cette situation illustre l’impasse diplomatique dans laquelle les grandes puissances se trouvent face à l’unilatéralisme israélien. Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025) précise que plusieurs pays non alignés, notamment le Brésil et l’Indonésie, ont proposé la création d’une commission d’enquête indépendante. Cette initiative a été accueillie favorablement par le Qatar, mais sans résultat immédiat.

Position ambiguë des États-Unis face à l’opération israélienne

La position de Washington reste volontairement floue. Selon Ad Diyar (10 septembre 2025), la Maison-Blanche n’a pas condamné l’attaque, mais a exprimé des réserves sur la « manière » dont l’opération a été menée. Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale aurait déclaré que « tout État a le droit de se défendre contre des menaces avérées, mais que la stabilité régionale reste une priorité stratégique des États-Unis ». Ce langage, jugé insuffisant par de nombreux partenaires arabes, a contribué à l’élargissement du fossé diplomatique entre Washington et plusieurs capitales du Golfe.

Le président Donald Trump, selon Al Quds (10 septembre 2025), aurait personnellement validé la diffusion d’un communiqué appelant les parties à la retenue. Toutefois, aucun mot n’a été prononcé sur le caractère illégal ou disproportionné des frappes israéliennes. Ce silence a été interprété par de nombreux observateurs comme un feu vert implicite à l’action de Tel Aviv.

Resserrement des relations entre Israël et l’Inde dans le contexte régional

La presse mentionne aussi un développement parallèle : le renforcement du partenariat stratégique entre Israël et l’Inde. Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025) rapporte que dans les heures suivant l’opération à Doha, le Premier ministre indien a appelé son homologue israélien pour exprimer sa solidarité et discuter d’une coopération renforcée dans les domaines de la cybersécurité et du renseignement. Cette synchronisation a été perçue comme un signe de l’émergence d’un nouveau pôle diplomatique centré sur la sécurisation régionale, au détriment des médiations traditionnelles.

Réaction iranienne et polarisation autour de l’axe de la résistance

L’Iran a immédiatement réagi par la voix de son ministre des Affaires étrangères. Al Bina’ (10 septembre 2025) cite un extrait de son discours à Téhéran dans lequel il accuse Israël d’avoir franchi une ligne rouge. Il affirme que « la sécurité de Doha est liée à celle de l’ensemble de la région, et toute atteinte à cette sécurité sera considérée comme une déclaration de guerre contre l’axe de la résistance ». Cette déclaration a été relayée par les médias proches du Hezbollah et interprétée comme une menace implicite d’élargissement du conflit à d’autres théâtres.

Ad Diyar (10 septembre 2025) indique que les autorités iraniennes ont renforcé leur dispositif militaire dans le sud-ouest du pays. Par ailleurs, des consultations diplomatiques ont été engagées avec la Syrie et l’Irak pour évaluer les réponses possibles à l’attaque israélienne. Ce réalignement stratégique fait craindre un embrasement plus large du conflit israélo-palestinien, dans lequel les acteurs régionaux pourraient être entraînés malgré eux.

Posture défensive de l’Arabie saoudite et tentative de recentrage

Contrairement à l’Iran, l’Arabie saoudite a adopté une posture plus mesurée. Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025)rapporte que le prince héritier Mohammed ben Salmane a exprimé son soutien au Qatar, tout en appelant à la retenue. Il a réaffirmé « l’attachement du Royaume à l’unité des pays du Golfe et au respect de leur souveraineté ». Cette position vise à préserver les équilibres internes du CCG, mis à rude épreuve depuis l’opération.

Selon Al Quds (10 septembre 2025), Riyad cherche à maintenir son rôle de pivot diplomatique tout en évitant un alignement trop explicite sur l’un ou l’autre des blocs. Cette stratégie prudente vise à sauvegarder les relations avec Washington et Tel Aviv, sans aliéner les autres membres du Golfe.

Mobilisation des pays non alignés pour une médiation multilatérale

En dehors du Moyen-Orient, plusieurs États membres du Mouvement des non-alignés ont appelé à la désescalade. Ad Diyar (10 septembre 2025) rapporte que l’Afrique du Sud, le Vietnam et le Mexique ont lancé une initiative de médiation collective. Ils proposent une réunion extraordinaire à Nairobi sous l’égide de l’Union africaine et de la Communauté des États latino-américains. Cette proposition n’a pour l’instant reçu aucun soutien des grandes puissances, mais elle témoigne d’une volonté croissante de régionaliser les efforts de paix.

L’Europe marginalisée dans la gestion du conflit

L’Union européenne a réagi avec lenteur et sans consensus. Selon Al Sharq Al Awsat (10 septembre 2025), seule l’Espagne a condamné clairement l’opération israélienne. Les autres pays membres se sont contentés d’appeler à une désescalade. La cheffe de la diplomatie européenne aurait proposé une mission d’enquête, mais sans calendrier ni engagement ferme. Ce manque de clarté renforce la perception d’un affaiblissement de la capacité européenne à jouer un rôle de stabilisateur dans la région.

Changement de paradigme stratégique au Moyen-Orient

L’ensemble des développements relayés dans la presse du 10 septembre 2025 suggère un changement profond du paradigme stratégique régional. Al Bina’ (10 septembre 2025) parle de « glissement tectonique des alliances », marqué par l’érosion des médiations traditionnelles, la montée en puissance de coalitions ad hoc et la volatilité croissante des positions diplomatiques.

L’opération israélienne à Doha a révélé l’absence d’un cadre collectif de sécurité régionale et mis en évidence les limites des structures multilatérales existantes. En l’absence de mécanismes de régulation fiables, chaque acteur semble désormais privilégier une stratégie unilatérale, fondée sur la dissuasion ou l’anticipation préventive.

Économie: ajustements monétaires et tentative de relance interne sous pression extérieure

Stabilisation relative de la livre libanaise dans un contexte d’incertitude politique

Dans son édition du 10 septembre 2025, Nahar rapporte une stabilisation temporaire du taux de change de la livre libanaise, maintenue autour de 89 000 livres pour un dollar sur le marché parallèle. Cette stabilisation n’est toutefois pas le fruit d’un rebond structurel, mais plutôt d’interventions ponctuelles de la Banque du Liban, dirigée par Karim Souaid. Al Akhbar (10 septembre 2025) précise que la Banque centrale aurait injecté l’équivalent de 85 millions de dollars sur le marché entre les 2 et 7 septembre afin de contenir une pression spéculative accrue.

La stratégie suivie par Souaid consiste à amortir les fluctuations sans pour autant compromettre les réserves restantes. Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) indique que ces opérations de régulation monétaire s’appuient sur une nouvelle approche plus transparente, qui vise à publier chaque semaine les volumes de dollars mobilisés et leur destination sectorielle.

Indice des prix à la consommation : tensions persistantes sur l’alimentation et les carburants

Sur le plan de l’inflation, Ad Diyar (10 septembre 2025) publie une estimation non officielle de la variation mensuelle de l’indice des prix à la consommation, évaluée à 4,7 % en août 2025. Cette hausse concerne en priorité les produits alimentaires de base (pain, sucre, huile) ainsi que les carburants, notamment à la suite de la reprise partielle de la demande régionale après l’allégement de certains embargos.

Al Liwa’ (10 septembre 2025) note que la hausse du prix du carburant a été accentuée par la fermeture temporaire du port de Tripoli, à la suite de travaux de maintenance. Cette interruption logistique a provoqué une concentration de la distribution via le port de Beyrouth, déjà saturé, ce qui a renchéri les coûts de transport. Le journal évoque également une tension persistante sur les prix des médicaments, aggravée par la lenteur de mise en œuvre de la réforme des subventions.

Budget de l’État et équilibres fiscaux fragiles

Al Akhbar (10 septembre 2025) analyse le projet de budget 2026 en cours d’examen au sein du ministère des Finances. Le texte prévoit un déficit public estimé à 5,8 % du PIB, en baisse par rapport à 7,2 % en 2024. Cette réduction repose toutefois sur des hypothèses optimistes en matière de recettes douanières et de redressement fiscal. Le journal souligne que les rentrées liées à la TVA restent très faibles, faute d’un redémarrage notable de la consommation.

La masse salariale de la fonction publique, selon Nahar (10 septembre 2025), absorbe encore plus de 35 % des dépenses primaires, tandis que les transferts vers Électricité du Liban restent élevés malgré l’augmentation du tarif moyen. Le gouvernement s’est engagé à réduire ces transferts dans le cadre des discussions avec les bailleurs de fonds internationaux, notamment la Banque mondiale et le FMI.

Reprise partielle des exportations industrielles

En matière de commerce extérieur, Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) rapporte une reprise partielle des exportations libanaises de produits agroalimentaires, notamment vers la Jordanie, l’Égypte et l’Irak. Cette dynamique s’explique par la compétitivité accrue de la production locale, devenue moins chère en devises fortes. Toutefois, le secteur industriel reste confronté à d’importants obstacles, notamment l’instabilité énergétique et la difficulté d’accès au crédit bancaire.

Le journal signale que la part des exportations industrielles a progressé de 12 % entre juin et août 2025, selon les chiffres préliminaires de la Chambre de commerce de Beyrouth. Les principales hausses concernent les conserves alimentaires, les articles d’hygiène et certains produits plastiques.

Bilan bancaire contrasté : retour partiel à la confiance mais plafonnement des dépôts

Du côté bancaire, Ad Diyar (10 septembre 2025) souligne que les banques libanaises ont enregistré une légère hausse des dépôts en livres libanaises, traduisant un début de retour de confiance. Cependant, les dépôts en devises restent plafonnés par les mesures de contrôle des capitaux toujours en vigueur. Les retraits en espèces restent soumis à des quotas stricts, et les virements à l’étranger sont quasiment impossibles, sauf autorisation spéciale.

La restructuration du secteur bancaire, selon Al Liwa’ (10 septembre 2025), progresse lentement. Moins de 30 % des établissements ont finalisé leur plan de recapitalisation. Le ministre des Finances a annoncé la publication prochaine d’un audit consolidé du secteur, mais sans en préciser la date. Les discussions avec le FMI incluent la mise en place d’un fonds de défaisance pour isoler les actifs toxiques des bilans bancaires.

Classement des entreprises : résilience du secteur technologique

Un dossier publié dans Nahar (10 septembre 2025) dresse un état des lieux des entreprises libanaises les plus performantes au premier semestre 2025. Le secteur technologique domine ce classement, avec plusieurs startups spécialisées dans la fintech, les logiciels éducatifs et les solutions cloud. Le journal mentionne notamment la société « Cedars Tech », qui a signé un contrat avec une université saoudienne pour développer une plateforme d’enseignement à distance. Son chiffre d’affaires a progressé de 37 % sur six mois.

Le secteur pharmaceutique reste également actif, notamment via des partenariats avec des laboratoires jordaniens. En revanche, le secteur du commerce de détail affiche un net recul, affecté par la baisse du pouvoir d’achat et les tensions logistiques. Al Akhbar (10 septembre 2025) souligne que plus de 180 magasins ont fermé entre avril et août 2025 dans la seule région de Beyrouth.

Investissements étrangers en recul malgré les réformes

Al Liwa’ (10 septembre 2025) note que le flux d’investissements directs étrangers reste très faible. Les incertitudes politiques, la lenteur des réformes structurelles et le climat régional ont découragé plusieurs projets dans le secteur du tourisme et des infrastructures. Une délégation d’investisseurs libanais expatriés a été reçue par le président Joseph Aoun, mais aucune annonce concrète n’a été faite, selon le compte rendu du journal.

Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) rapporte que le ministère de l’Économie prépare un plan d’incitations fiscales pour les entreprises étrangères qui souhaiteraient établir un siège régional au Liban. Ce projet inclurait des exonérations d’impôts sur les bénéfices pendant cinq ans et un accès prioritaire aux infrastructures logistiques.

Perspectives conditionnées à l’aboutissement du programme avec le FMI

Enfin, Nahar (10 septembre 2025) rappelle que l’ensemble des indicateurs économiques reste suspendu à la conclusion d’un accord définitif avec le Fonds monétaire international. Les discussions, entamées en 2022, piétinent en raison des réticences du Parlement à adopter certaines mesures jugées impopulaires, telles que la réforme de l’administration fiscale et la privatisation partielle d’Électricité du Liban.

La mission du FMI attendue à Beyrouth à la fin septembre pourrait relancer les négociations. En attendant, les experts s’accordent à dire que l’économie libanaise reste en situation de sous-performance chronique, avec une croissance projetée à 0,4 % pour 2025 selon les dernières estimations internes citées par Al Akhbar (10 septembre 2025).

Justice: poursuites pour corruption, enquêtes sur assassinats et tensions dans la magistrature

Relance de l’enquête sur les détournements de fonds publics

Al Akhbar (10 septembre 2025) rapporte que la Cour des comptes a relancé plusieurs dossiers de détournement de fonds publics datant de la période 2010-2020. L’un des dossiers prioritaires concerne le ministère des Travaux publics et les surcoûts liés aux contrats d’entretien routier dans le nord du pays. Le juge d’instruction financier a convoqué plusieurs anciens hauts fonctionnaires, dont deux anciens directeurs généraux, pour des interrogatoires prévus les 12 et 13 septembre.

Le journal précise que le magistrat en charge de l’enquête a obtenu de la Banque du Liban des relevés bancaires confirmant l’existence de virements suspects vers des sociétés-écrans immatriculées à Dubaï. Ces éléments s’ajoutent à des témoignages d’anciens fonctionnaires ayant évoqué des pressions politiques pour approuver certains marchés sans appel d’offres.

Procédure disciplinaire contre un ancien ministre de l’Énergie

Selon Ad Diyar (10 septembre 2025), l’Inspection centrale a transmis au parquet financier un rapport accablant contre un ancien ministre de l’Énergie pour « manquements graves à la probité administrative ». Il est accusé d’avoir validé l’achat de fuel auprès de fournisseurs non certifiés, ce qui aurait coûté plus de 75 millions de dollars à l’État libanais entre 2018 et 2020. Le rapport évoque également l’absence de contrôle de qualité et de conformité environnementale.

L’affaire, relancée après la publication de documents confidentiels par un ancien cadre du ministère, pourrait déboucher sur l’ouverture d’un procès public. Al Liwa’ (10 septembre 2025) indique que la présidence de la Cour de cassation a demandé à la direction du contentieux de l’État de se constituer partie civile, afin de réclamer un dédommagement officiel pour le préjudice subi.

Enquête sur un assassinat politique à Saïda : nouvelles preuves génétiques

L’affaire de l’assassinat du journaliste Samir Khalil, tué par balles à Saïda en juin 2024, connaît un rebondissement. Nahar (10 septembre 2025) révèle que le juge d’instruction militaire a reçu les résultats d’un second test ADN, pratiqué sur des échantillons retrouvés sur l’arme du crime. Ces analyses, réalisées dans un laboratoire indépendant en Allemagne, auraient confirmé l’implication d’un suspect déjà incarcéré pour une autre affaire.

Les enquêteurs s’interrogent toutefois sur l’identité des commanditaires. Al Bina’ (10 septembre 2025) mentionne que plusieurs pistes convergent vers un groupe opérant dans les zones frontalières sud. Le parquet militaire pourrait requalifier les faits en acte terroriste, ce qui élargirait le champ des procédures judiciaires et permettrait des perquisitions sans autorisation préalable du juge civil.

Tensions entre juges et ministère de la Justice sur les nominations

Al Akhbar (10 septembre 2025) rapporte une vive tension entre le Conseil supérieur de la magistrature et le ministère de la Justice à propos des nominations de juges. Le blocage porte notamment sur la désignation du président de la Cour d’appel de Beyrouth, poste vacant depuis août. Selon les magistrats, le ministère tente d’imposer un candidat jugé proche d’un parti politique influent.

Cette situation a provoqué une suspension symbolique des audiences pendant une heure dans plusieurs tribunaux, à l’appel du Syndicat des magistrats. Nahar (10 septembre 2025) cite une déclaration du président du syndicat : « La justice ne peut fonctionner sous pression politique. La séparation des pouvoirs est un pilier de l’État de droit que nous défendrons coûte que coûte. »

Mise en examen d’un député pour favoritisme dans les marchés publics

Un député du nord du Liban, membre d’un grand parti parlementaire, a été officiellement mis en examen pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics. Ad Diyar (10 septembre 2025) indique que l’affaire concerne la rénovation de plusieurs écoles publiques dans la région de Zgharta. Le député aurait favorisé une entreprise appartenant à un proche, en contrepartie d’un financement occulte de sa campagne législative.

Le dossier, ouvert à la suite d’un signalement de l’Inspection générale des finances, pourrait déboucher sur une levée de l’immunité parlementaire si la demande est validée par la commission compétente. Al Liwa’ (10 septembre 2025)signale que des dissensions internes au sein du Parlement rendent ce scénario encore incertain.

Réforme judiciaire : désaccords sur l’indépendance du parquet

Par ailleurs, la réforme du système judiciaire reste en suspens. Nahar (10 septembre 2025) consacre un encadré à la proposition de loi sur l’autonomie du parquet, présentée par un groupe de députés indépendants. Le texte prévoit de soustraire le ministère public à l’autorité hiérarchique directe du ministre de la Justice, afin d’éviter les interférences politiques.

Al Akhbar (10 septembre 2025) souligne que le projet est combattu par plusieurs blocs parlementaires, qui y voient un risque de dérive corporatiste. La Commission des lois n’a pas encore tranché, mais la question suscite un vif débat au sein de la communauté juridique.

Surpopulation carcérale et conditions de détention alarmantes

Al Bina’ (10 septembre 2025) attire l’attention sur la situation dramatique dans les prisons libanaises. Selon un rapport confidentiel de la Direction générale des prisons, 73 détenus dorment sur le sol à Roumieh faute de lits disponibles. La prison centrale fonctionne à 240 % de sa capacité, avec des conditions d’hygiène jugées catastrophiques.

Le ministre de l’Intérieur a annoncé un plan de rénovation de plusieurs établissements pénitentiaires, mais sans calendrier précis. Ad Diyar (10 septembre 2025) souligne que les associations de défense des droits humains dénoncent une absence de volonté politique réelle. Le journal évoque également le cas de plusieurs mineurs incarcérés avec des adultes, en violation flagrante des normes internationales.

Société: dégradation des conditions de vie et résilience des structures sociales

Pauvreté généralisée et précarisation des classes moyennes

Selon Al Akhbar (10 septembre 2025), plus de 72 % des ménages libanais vivent désormais sous le seuil de pauvreté monétaire. Cette estimation, fondée sur les données croisées de l’UNICEF et de la Banque mondiale, confirme l’effondrement du pouvoir d’achat, même dans les couches historiquement stables de la population. Ad Diyar (10 septembre 2025) précise que la classe moyenne urbaine est particulièrement touchée, notamment les employés du secteur privé dont les salaires n’ont pas été ajustés à l’inflation.

Le journal rapporte le cas d’un instituteur dans une école privée de la région de Zahlé, rémunéré 160 dollars mensuellement, dont la moitié est consacrée au transport. Ces situations se généralisent dans les grandes villes, où le coût de la vie dépasse largement les capacités salariales, y compris pour les professions diplômées.

Exode scolaire silencieux dans les établissements publics

Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) consacre un article à l’état préoccupant du secteur éducatif. Près de 13 000 élèves auraient quitté l’école publique entre juin et septembre 2025, en raison de l’incertitude sur la réouverture des établissements, du manque de manuels et de la grève persistante des enseignants. Le journal indique que les familles les plus fragiles se tournent vers des alternatives informelles, telles que les cours communautaires ou les réseaux de tutorat bénévole.

Al Bina’ (10 septembre 2025) évoque aussi la fatigue des enseignants, confrontés à des salaires insuffisants, à l’absence de couverture sociale et à des conditions de travail dégradées. Plusieurs syndicats ont annoncé une journée de grève le 15 septembre pour protester contre l’absence de réponse du ministère de l’Éducation.

Crise des soins médicaux et défaillance des structures hospitalières

Sur le front de la santé, Nahar (10 septembre 2025) rapporte une saturation chronique des hôpitaux publics, notamment à Beyrouth, Tripoli et Saïda. Le manque de médicaments, la fuite du personnel médical et la suspension de certains programmes de soins ont affecté l’ensemble des filières, en particulier la pédiatrie, la cardiologie et l’oncologie.

Al Akhbar (10 septembre 2025) signale que plusieurs cliniques privées refusent désormais les patients couverts par les mutuelles publiques, faute de remboursement. Une enquête révèle que plus de 60 % des soins sont réglés intégralement par les patients, ce qui exclut les familles à revenus faibles ou instables. Le ministère de la Santé reconnaît une crise mais évoque des négociations en cours avec les bailleurs internationaux pour une aide d’urgence ciblée.

Logement et explosion des loyers dans les zones urbaines

La crise du logement s’accentue dans plusieurs quartiers de Beyrouth et de Tripoli. Al Bina’ (10 septembre 2025) met en lumière la flambée des loyers dans les zones proches des établissements scolaires ou universitaires. Des studios de 30 mètres carrés se louent désormais plus de 300 dollars mensuels, un montant inabordable pour la majorité des jeunes ménages.

La loi sur les baux anciens, toujours en suspens, empêche toute régulation cohérente du marché. Ad Diyar (10 septembre 2025) rapporte que plusieurs projets de construction sont bloqués en raison de litiges juridiques ou de l’absence de garanties bancaires. L’Ordre des ingénieurs estime que plus de 45 % des permis délivrés depuis janvier 2024 n’ont pas été concrétisés sur le terrain.

Migrants et réfugiés : tensions dans les services sociaux

La présence de plus de 1,5 million de réfugiés syriens continue de peser sur les infrastructures publiques. Nahar (10 septembre 2025) souligne que les écoles et centres de soins situés dans la plaine de la Békaa et au nord du pays sont saturés. Le journal mentionne plusieurs cas de tensions communautaires autour de la répartition des aides humanitaires. Des incidents ont été rapportés à Minieh et Bar Elias, où des habitants ont bloqué l’accès de camions de l’UNHCR.

Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) précise que le gouvernement libanais discute avec les agences onusiennes d’un plan de réorganisation des aides basé sur des critères de résidence légale, ce qui pourrait exclure plusieurs milliers de réfugiés en situation irrégulière.

Croissance des inégalités et recul des services sociaux

Les écarts entre régions se creusent fortement. Al Akhbar (10 septembre 2025) note que le taux d’abandon scolaire dans les districts de Akkar et Hermel dépasse les 35 %, contre moins de 10 % dans les quartiers centraux de Beyrouth. Le journal évoque une fracture territoriale profonde qui alimente la défiance vis-à-vis des institutions.

Les services sociaux, pourtant centralisés, peinent à couvrir le territoire. Ad Diyar (10 septembre 2025) signale que les antennes du ministère des Affaires sociales dans le Sud ne sont plus opérationnelles depuis juin, faute de personnel et de moyens. Le Programme national de soutien aux familles vulnérables n’a pas distribué d’aide depuis mars 2025, selon un audit interne cité anonymement.

Solidarité locale et mobilisation des ONG face à l’effondrement des institutions

Face à cette déstructuration, des formes de résilience apparaissent. Al Bina’ (10 septembre 2025) met en avant le rôle accru des organisations locales, notamment dans la distribution de nourriture, de matériel scolaire ou de médicaments. À Bourj Hammoud, une coopérative a mis en place un système d’échange de services basé sur des points, permettant aux habitants de se procurer des produits de première nécessité.

Al Akhbar (10 septembre 2025) note également que les églises, mosquées et associations religieuses prennent en charge un nombre croissant de foyers sans ressources. Cette mobilisation, bien que non coordonnée, permet d’atténuer localement certaines formes de précarité.

Culture: création littéraire, scènes musicales et agenda des événements artistiques au Liban

Publications récentes et vitalité de la production littéraire

Malgré une crise économique persistante, la scène littéraire libanaise reste active. Nahar (10 septembre 2025) signale la sortie du dernier roman de l’écrivain Bilal el-Azmeh, intitulé « Tracés de sel », publié aux éditions Dar Al Fikr. Ce roman, ancré dans le Beyrouth d’après-guerre, mêle récit intime et analyse sociale. Le journal souligne la finesse stylistique de l’auteur, saluée lors de la présentation de l’ouvrage à la Bibliothèque nationale.

Al Liwa’ (10 septembre 2025) évoque quant à lui la réédition du recueil de poésie « Sous les arbres de Tyr » de Racha Hamdan, qui s’impose comme une référence contemporaine dans la poésie féminine arabophone. Plusieurs critiques littéraires interrogés y voient un signal fort de la résilience de l’édition libanaise, malgré l’effondrement de la chaîne du livre et les coûts d’impression prohibitifs.

Art contemporain et expositions en galeries

La scène artistique beyrouthine continue de proposer une offre diversifiée. Al Joumhouriyat (10 septembre 2025)consacre un encadré à l’exposition « Formes en fragments » de la plasticienne Randa Karam, inaugurée à la galerie Tanit à Mar Mikhael. L’exposition, qui réunit peintures, installations et céramiques, explore les recompositions du corps féminin dans un environnement urbain en ruine.

Ad Diyar (10 septembre 2025) signale par ailleurs la tenue d’une exposition collective à la galerie Artlab, regroupant des jeunes diplômés de l’Académie libanaise des beaux-arts. L’événement, soutenu par l’Institut français, met l’accent sur les nouvelles pratiques numériques, notamment la vidéo immersive et la création générative à partir de logiciels libres.

Concerts et retour des scènes musicales locales

Après plusieurs années de programmation ralentie, les scènes musicales locales reprennent progressivement. Al Akhbar (10 septembre 2025) rapporte que le groupe de rock alternatif Mashrou’ Leila, après plusieurs années de silence, a annoncé une tournée acoustique à travers le Liban. Le premier concert s’est tenu le 8 septembre au théâtre Monnot à guichet fermé. La presse évoque un public « intergénérationnel et ému » par le retour de cette formation emblématique.

Dans le domaine de la musique traditionnelle, Al Liwa’ (10 septembre 2025) met en avant la prestation du oudiste Ziad Chami lors d’un concert donné à Tyr dans le cadre du festival « Musiques d’Orient ». L’artiste a interprété des maqâms classiques en hommage au compositeur Sayyed Darwish. Le journal souligne l’importance de ces événements pour maintenir vivantes les traditions musicales dans un contexte de déstructuration culturelle.

Théâtre et écriture dramatique engagée

Le théâtre libanais, bien que fragilisé, reste une scène de réflexion politique. Nahar (10 septembre 2025) couvre la première de la pièce « Le dernier juge » de l’auteur et metteur en scène Hicham Jaber, jouée à l’Espace Zoukak. L’œuvre explore les dilemmes moraux d’un magistrat confronté à la corruption généralisée dans une république fictive fortement inspirée du Liban contemporain. Le spectacle a été salué pour son texte percutant et sa mise en scène minimaliste.

Al Akhbar (10 septembre 2025) consacre une chronique à la montée de formes hybrides de théâtre documentaire et de performance sociale. Le journal cite notamment les créations de la compagnie Douroub, qui mêle témoignages de réfugiés syriens et scènes improvisées jouées par des amateurs dans des espaces non conventionnels.

Cinéma indépendant : projections et résidences

Dans le domaine du cinéma, Ad Diyar (10 septembre 2025) annonce la projection en avant-première du film « Nuits de Tripoli » du réalisateur Elias Yammine, dans le cadre du cycle « Cinéma et ville » au Metropolis Sofil. Le long-métrage, tourné en noir et blanc, retrace la dérive nocturne de deux adolescents dans les ruelles de Mina. La critique souligne la maîtrise de la photographie et l’authenticité du traitement social.

Al Joumhouriyat (10 septembre 2025) fait état de la sélection du documentaire « Résonances de l’exil » de Nadine Abi Saad au Festival international de Carthage. Le film, réalisé avec le soutien du Fonds libanais pour le cinéma indépendant, interroge la mémoire de la guerre à travers les archives sonores et les voix de migrants dispersés à travers le monde arabe.

Agenda culturel : expositions, festivals et événements à venir

Plusieurs événements sont programmés dans les semaines à venir. Al Liwa’ (10 septembre 2025) annonce l’ouverture le 15 septembre de la 24e édition de la Foire internationale du livre francophone de Beyrouth au Biel, avec la France comme invitée d’honneur. Plus de 80 maisons d’édition sont attendues, malgré les difficultés logistiques.

Al Akhbar (10 septembre 2025) signale également le retour du Festival de théâtre de Hammana, prévu du 17 au 24 septembre, avec une programmation axée sur les écritures contemporaines arabes. Parmi les spectacles attendus figure « Corps barricades » de l’artiste tunisienne Leïla Taktak.

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