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Karim Souaid annonce des poursuites judiciaires pour récupérer les fonds détournés à la Banque...

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Le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, a annoncé ce 8 janvier 2026, lors d’une conférence de presse au siège de l’institution à Beyrouth, le dépôt d’une plainte pour corruption, enrichissement illicite et détournement de fonds publics visant les pratiques de l’ancienne direction. Sans nommer explicitement Riad Salamé, qui a dirigé la BDL pendant trente ans, M. Souaid a insisté sur la nécessité de recouvrer ces fonds afin de « dégager des liquidités pour rembourser les déposants », tout en affirmant que les banques commerciales n’étaient en rien impliquées dans ces irrégularités.

Cinq ans de silence

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Cinq ans après la crise bancaire, le Liban reste enfermé dans un silence judiciaire qui protège et dilue les responsabilités. Sans juge financier pour nommer l’État, la Banque du Liban et les banques, les déposants deviennent des variables d’ajustement. Sans justice, aucune reconstruction durable n’est possible.

Le recours controversé à l’Or de la Banque du Liban pour absorber les pertes...

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Le projet de loi de Nawaf Salam sur la répartition des pertes place la Banque du Liban au centre du mécanisme, via émissions de titres et absorption de déficits. Cette stratégie est vivement critiquée pour ses conflits d’intérêts et le risque d’épuiser des réserves déjà fragiles, sans traiter les causes structurelles.

Un rapport de l’AUB alerte : les banques libanaises survivront-elles sans renflouement massif –...

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Un rapport de l’AUB publié en octobre 2025 estime à 72 milliards de dollars le trou du secteur bancaire libanais, lié à l’exposition massive à l’État et à la Banque du Liban. Les auteurs comparent des crises internationales et plaident pour une résolution indépendante, des bail-ins au-delà de 100 000 dollars et une évaluation banque par banque.

2019-2024 : En route pour l’effondrement financier final du Liban

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De 2019 à 2024, les dépôts nominaux chutent de 170 à 88,39 milliards USD, les réels de 45-65 à 13-43 milliards USD. En 2024, les dépôts réels (15-49 % des nominaux) reflètent un schéma de Ponzi insoutenable. Le refus des banques en 2020 de restructurer, minimisant les pertes à 20 milliards USD contre 73 milliards USD (FMI), aggrave la crise. Les déposants, limités à 400 USD/mois à taux désavantageux, subissent un "haircut" de 75-90 %, contre 25-50 % possible en 2019 avec collaboration.
Crédit photo le journal libanais Al Akhbar : « A Bas Riad le voleur. A bas le règne du Dollar ». Banderole des manifestants libanais Jeudi 24 octobre 2019 houspillant Riad Salameh, gouverneur de la Banque du Liban. «Riad, le voleur». A bas le règne de la Banque centrale libanaise et le Liban renaitra

L’illusion des dépôts bancaires libanais avant 2019, un cas typique de Ponzi de haute volée

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Le système bancaire libanais fonctionnait comme une pyramide de Ponzi à deux niveaux : les banques attiraient les déposants avec des rendements artificiels (10-15 %), financés par des placements à la BDL, qui elle-même dépendait de nouveaux dollars pour honorer ses engagements à 15-20 %. Les dépôts nominaux de 170 milliards USD n’étaient qu’une façade, soutenue par un schéma de Ponzi d’une ampleur exceptionnelle. Avec une parité réelle estimée à 3 000 LBP/USD en 2018 – contre 1 507,5 LBP/USD nominal – les dépôts réels se situaient entre 45 et 65 milliards USD, soit 26-38 % du total. L’écart de 105-125 milliards USD reflétait une richesse fictive, composée d’intérêts excessifs (40-50 milliards USD), de surévaluation monétaire (10-15 milliards USD), et de profits fictifs ou fraudes (~30-45 milliards USD).
10 and 10 banknotes on brown wooden table

Les banques libanaises offrent des taux d’intérêt records en livre libanaise et répètent les...

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Les banques libanaises, en défaut de paiement depuis 2019, offrent des taux atteignant 45 % sur des dépôts en livre libanaise, reproduisant les pratiques d’ingénierie financière de l’ex-gouverneur Riad Salamé. Ces mécanismes captent les économies des déposants pour financer des spéculations bancaires, sans apporter de solution durable. En l’absence de réformes structurelles et d’accord avec le FMI, cette stratégie profite aux banques tout en exposant les épargnants à des risques accrus liés à l’instabilité économique et monétaire.