Tag: responsabilité politique
La peur du post‑religieuxL’Iran et la fin du sacré politique au XXIᵉ siècle
L’Iran incarne une rupture: la contestation ne vise pas seulement un régime, mais le sacré comme fondement du pouvoir. Au-delà de la répression, c’est la peur d’un Iran post-religieux qui inquiète les voisins et l’ordre mondial. Un monde sans alibi, où le pouvoir rend des comptes.
Pas de troïka, mais une coordination: comment Baabda, Aïn el-Tiné et le Grand Sérail...
Accusée de ressusciter une « troïka », l’entente entre Baabda, Aïn el-Tiné et le Grand Sérail est présentée comme une simple coordination de travail. Joseph Aoun revendique un rôle d’arbitre, défend le dialogue avec Nabih Berri et Nawaf Salam, et relie cette méthode à des dossiers clés: législatives, réforme bancaire et sécurité.
Justice pour le 4 août : en 2025, l’enquête avance… mais le système continue...
En 2025, l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth reprend officiellement sous l’impulsion du juge Tarek Bitar. Mais malgré des avancées procédurales et une coopération internationale accrue, le système libanais continue de neutraliser toute responsabilité politique réelle. L’impunité demeure, cinq ans après le drame du 4 août 2020.
Les déposants : derniers garants ou derniers sacrifiés ?
Au Liban, l’effondrement financier a transféré les pertes vers ceux qui n’avaient ni pouvoir ni responsabilité : les déposants. Sous couvert de « haircut » et de « bail-in », l’épargne a été confisquée pour couvrir fautes publiques et paris bancaires, menaçant le contrat social et la justice, aujourd’hui encore.
LA FABRIQUE MÉDIATIQUE DE LA «GUERRE IMMINENTE» AU LIBAN
Au Liban, l’expression « guerre imminente » sature les écrans et les manchettes, alors qu’un cessez-le-feu fragile tient toujours au Sud. Entre breaking news permanent, fuites anonymes, calculs politiques et experts en boucle, cette fabrique médiatique entretient une peur diffuse qui masque en partie les responsabilités internes dans l’effondrement économique et institutionnel.
Visite du pape et réception à Baabda: le malaise derrière la mise en scène
La réception de la visite du pape à Baabda révèle un profond malaise entre la mise en scène religieuse et une société libanaise épuisée par la crise. L’éditorial interroge la présence d’une élite jugée responsable de l’effondrement et l’illusion d’un « miracle » venu de l’extérieur dans le pays actuel.
Un toast à l’oubli : le Liban et sa mémoire effacée
Cinq ans après l’explosion du port de Beyrouth, le Liban semble sombrer dans un oubli collectif organisé. Ni commémoration digne, ni justice, ni réforme. Loin de faire mémoire, le pays célèbre l’oubli, entre champagne et insouciance, tournant le dos aux victimes et aux leçons du passé.
Crise bancaire au Liban : vers une restructuration différenciée sans transparence
Le Liban introduit une classification bancaire (Alpha, Beta, Gamma) sans cadre public clair, alimentant l’inquiétude sur une restructuration opaque. L’inaction du gouverneur de la Banque centrale et les liens d’intérêts entre politique et banques suscitent de vives critiques. Dans un contexte de pertes massives, d’absence de loi bancaire, et de méfiance populaire, cette segmentation apparaît comme une tentative d’éviter les réformes structurelles exigées depuis le début de la crise.









