Le ministre de l’Énergie et de l’Eau du gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes, le Dr. Walid Fayyad, a signé une licence d’exploration en faveur de la société norvégo-américaine TGS, en présence de son représentant régional, Fawaz Mourad.
Cette licence permet la réalisation d’une étude sismique 3D sur une superficie de 1300 km² dans le bloc n°8. En vertu de cette licence, les données précédentes seront également retraitées à l’échelle de l’ensemble des eaux libanaises, à l’aide de techniques modernes et avancées. De plus, l’intégration complète des études antérieures sera effectuée afin de les présenter aux compagnies internationales d’exploration, dans une optique de promotion et de commercialisation des cycles d’octroi de licences en mer libanaise.
Fayyad a affirmé que « cet événement s’inscrit dans une nouvelle phase de l’histoire du Liban, similaire à la période fondatrice que le pays a connue lors de la déclaration de l’Indépendance. Cette période nécessite une plus grande maturité de la part des responsables politiques libanais dans l’approche des échéances fondamentales à venir, au premier rang desquelles l’élection présidentielle, la formation du prochain gouvernement, le rétablissement du bon fonctionnement institutionnel et la mise en œuvre des réformes nécessaires ». Il a misé sur « l’unité nationale et la relance économique », espérant que « la période qui s’ouvre soit une période de stabilité ».
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
Il a annoncé que « le ministère de l’Énergie est entièrement prêt à contribuer à la relance économique durant la prochaine phase, en particulier dans les secteurs du pétrole et du gaz, qui serviront de levier pour l’économie à moyen et long terme ».
Il a souligné que « TGS compte parmi les plus grandes sociétés mondiales spécialisées dans les études géophysiques, notamment après la fusion récente avec PGS cette année et l’acquisition de la société Spectrum en 2019 ». Et de poursuivre : « Les sociétés d’exploration géophysique PGS et Spectrum avaient, en vertu de contrats approuvés par le gouvernement libanais entre 2006 et 2013, mené des études sismiques 3D couvrant environ 80% de la zone économique exclusive libanaise, d’une superficie approximative de 15 000 km². Ces données ont été présentées aux compagnies énergétiques mondiales, ce qui a suscité un intérêt croissant et rapide de la part de ces entreprises pour investir dans l’exploration pétrolière et gazière en mer libanaise, via les cycles d’octroi de licences ».
Abordant l’importance de cet événement, il a déclaré : « La licence accordée aujourd’hui inclut une étude sismique 3D couvrant près de 1300 km² au sud du Liban, dans le bloc n°8. Ce bloc est le seul, parmi les dix, à ne pas avoir fait l’objet précédemment d’une étude sismique 3D, car nous n’avions pas encore procédé à la délimitation de la frontière maritime. Aujourd’hui, à l’issue de cette guerre, nous relançons les travaux de prospection en mer, en commençant par cette licence qui permettra un repérage, notamment dans le bloc n°8. »
Il a indiqué que « ce qui distingue l’offre de TGS, c’est qu’elle ne se contente pas de mobiliser les investissements des sociétés intéressées par les données, mais qu’elle s’engage également à financer la moitié du coût des études et à contribuer à leur commercialisation ». Il a ajouté : « À cet égard, nous comptons sur l’attrait exercé sur les compagnies internationales, notamment françaises et américaines, surtout après l’approbation de l’accord sur le cessez-le-feu que nous espérons historique et fondateur d’une nouvelle ère de stabilité au Liban ».
Il a poursuivi : « Dans le cadre du deuxième cycle d’octroi de licences, le consortium formé par TotalEnergies, Qatar Energy et ENI a soumis une offre d’exploration dans les blocs n°8 et n°10. Cependant, les conditions n’étaient pas pleinement réunies, d’autant plus que le Conseil des ministres a fixé, au début de cette année, deux conditions pour l’octroi de ces licences. La première est de raccourcir la durée d’exploration, et la seconde est d’augmenter la part de l’État en cas de découverte commerciale, sur proposition du ministre de l’Énergie et de l’Eau, sur la base de la recommandation de l’autorité compétente. Mais si le consortium ne s’engage pas à respecter ce que le Conseil des ministres a décidé, les blocs 8 et 10 ne lui seront pas attribués. »
Il a souhaité que « dans cette nouvelle phase, le consortium TotalEnergies-Qatar Energy-ENI réponde à ces exigences et que l’actuel cycle d’octroi de licences, comme le troisième cycle en cours, suscite l’intérêt des grandes compagnies internationales, à leur tête les compagnies américaines, mais également d’autres venues d’Orient comme d’Occident ».
Il s’est exprimé sur « la vision positive à l’égard de l’économie libanaise » et a fait le pari « d’un nouvel élan qui conduira à d’importants investissements dans le secteur du pétrole et du gaz, et par la suite, dans le secteur de l’énergie ».
De son côté, Mourad a prononcé un discours dans lequel il a affirmé : « TGS a soutenu le développement du secteur pétrolier et gazier au Liban depuis 2006. Nous étions présents depuis le début et nous sommes heureux de poursuivre notre soutien à la promotion du cycle d’octroi de licences actuel et de ceux à venir. Nous remercions le ministre de l’Énergie et de l’Eau, le Dr. Walid Fayyad, de nous avoir accordé la licence pour obtenir des données supplémentaires en mer, conformément à la demande d’autorisation que nous avions soumise ».
Il a ajouté : « Le Liban offre une opportunité prometteuse, car sa zone maritime est déjà couverte par des données sismiques récentes en 2D et 3D obtenues auparavant par TGS. Le nouvel engagement de TGS vise à tirer le meilleur parti de ces données existantes et à fournir un ensemble homogène de données indispensables à l’exploration. La nouvelle étude fournira des données sismiques 3D inédites, comblant ainsi les lacunes géologiques du bloc n°8 et les reliant à la couverture maritime 3D existante, avec la garantie de la présence de réservoirs d’hydrocarbures prometteurs, étayée par des découvertes récentes dans la région avoisinante ».
Il a poursuivi : « L’importance de la licence d’exploration réside maintenant dans le gain de temps permis par la méthode des études sismiques multi-clients (Multi-Client 3D Seismic Surveys). Cela signifie que le bloc n°8 sera prêt à être proposé selon la même approche « forage ou abandon » (Drill or Drop) que celle appliquée aux autres blocs mis en adjudication, y compris le bloc n°10, ce qui réduit d’environ une année le délai nécessaire pour effectuer des relevés avant de décider de forer ».
En réponse à une question, Fayyad s’est déclaré optimiste quant au fait que « le Liban devienne un État pétrolier en matière de gaz, s’appuyant sur des découvertes déjà existantes et avérées dans les régions qui nous entourent. Il n’y a aucune raison pour que la mer du Liban ne recèle pas de gaz, puisqu’il y en a en abondance dans les pays voisins », estimant que « nous devons déployer plus d’efforts en matière de travail et d’investissement ».
Fayyad s’est dit confiant que « le Liban, grâce à cette stabilité, connaîtra des investissements dans le domaine du pétrole et du gaz, soutenus par les lois en vigueur dans le pays ».



