Le nord du Liban, particulièrement la région de l’Akkar, a été le théâtre de plusieurs apparitions inhabituelles de hyènes rayées au cours des dernières semaines. Ces observations, survenues en pleine vague de froid intense qui frappe le pays depuis le début de janvier 2026, ont suscité des réactions sur les réseaux sociaux et parmi les populations locales. Le ministère de l’Agriculture a réagi promptement, le 18 janvier 2026, par un communiqué officiel soulignant la nécessité de protéger ces animaux sauvages, tout en rappelant leur rôle écologique essentiel. Ces événements s’inscrivent dans un contexte de conditions météorologiques extrêmes, avec des chutes de neige abondantes et des températures descendant en dessous de zéro dans les zones montagneuses, forçant la faune à s’approcher des zones habitées.
Des observations liées à la vague de froid hivernal
Les premiers signalements concrets remontent aux premiers jours de janvier 2026, lorsque des résidents de villages isolés dans l’Akkar ont rapporté avoir vu des hyènes rayées rôder près de leurs habitations. Une vidéo diffusée par la chaîne Al Jadeed, datée du 17 janvier 2026, montre une hyène rayée se déplaçant aux abords d’une maison à Ain el-Zeyt, un petit village niché dans les collines de cette région frontalière avec la Syrie. L’animal, identifiable par son pelage strié caractéristique et sa crinière dorsale dressée, semble fouiller les environs à la recherche de nourriture, sans manifester d’agressivité. Ce type d’apparition n’est pas isolé : des témoignages similaires ont émergé de localités comme Andaket et d’autres zones boisées de l’Akkar, où les hyènes ont été vues traversant des routes enneigées ou s’approchant de décharges informelles.
Ces mouvements inhabituels sont directement attribuables aux conditions climatiques rigoureuses. Depuis le 5 janvier 2026, une série de tempêtes neigeuses a balayé le Mont-Liban et l’Akkar, avec des accumulations de neige dépassant les 50 centimètres dans les altitudes supérieures à 1 500 mètres. Des opérations de sauvetage ont été menées par les services publics, comme celle rapportée le 10 janvier 2026 dans le Jurd al-Qaitaa, où des véhicules ont été extraits de la neige sur la route reliant Marjhehyn à Hermel. Les autorités météorologiques libanaises ont enregistré des températures minimales de -5°C dans l’Akkar, un niveau exceptionnellement bas qui a gelé les sources d’eau naturelles et réduit les ressources alimentaires disponibles pour la faune sauvage. Dans ce contexte, les hyènes rayées, habituellement confinées à des habitats plus isolés, descendent vers les zones peuplées pour survivre.
La hyène rayée, un habitant ancestral des écosystèmes libanais
La hyène rayée (Hyaena hyaena) est une espèce indigène au Liban, présente dans ses écosystèmes depuis des millénaires. Contrairement à l’image stéréotypée de prédateur féroce souvent véhiculée par les mythes populaires, cet animal est principalement un charognard. Il se nourrit essentiellement de carcasses d’animaux, de déchets organiques et parfois de fruits ou d’insectes, jouant un rôle pivotal dans le maintien de l’équilibre écologique. En éliminant les restes putrescibles, la hyène rayée contribue à prévenir la propagation de maladies et à nettoyer l’environnement, un service écosystémique particulièrement précieux dans un pays comme le Liban, où les décharges sauvages et les déchets non gérés posent des problèmes sanitaires récurrents.
Morphologiquement, la hyène rayée se distingue par sa taille modeste – environ 60 à 90 centimètres au garrot pour un poids de 25 à 55 kilogrammes – et son pelage gris-jaune marqué de rayures noires transversales sur les flancs et les pattes. Sa tête massive, dotée de mâchoires puissantes capables de broyer les os, est adaptée à son régime nécrophage. Nocturne et solitaire, elle évite généralement les contacts humains, préférant les terrains rocailleux, les forêts clairsemées et les zones semi-désertiques. Au Liban, ses habitats traditionnels s’étendent des collines de l’Akkar aux vallées du Hermel, en passant par certaines parties du Mont-Liban et du sud. Des études datant des années 2010, menées par des organismes internationaux comme l’Union internationale pour la conservation de la nature, estimaient la population libanaise à une cinquantaine d’individus, un chiffre alarmant qui souligne sa vulnérabilité.
Les impacts des conflits et des changements environnementaux
Les apparitions récentes ne sont pas sans lien avec les perturbations accumulées au fil des ans. Le Liban a connu une série de crises qui ont fragilisé ses écosystèmes : les conflits armés, notamment les escalades de 2024-2025 le long de la frontière sud avec Israël, ont entraîné des destructions d’habitats et des déplacements de faune. Dans le sud, où les hyènes rayées étaient autrefois plus communes, les bombardements et les incendies ont réduit leurs territoires, poussant certains individus vers le nord. L’Akkar, relativement épargné par ces violences récentes, devient ainsi un refuge relatif, mais les pressions anthropiques y persistent : urbanisation croissante, agriculture intensive et braconnage illégal menacent la survie de l’espèce.
À cela s’ajoutent les effets du changement climatique. Les hivers 2025-2026 ont été marqués par des vagues de froid plus intenses et prolongées, alternant avec des périodes de sécheresse estivale. Des rapports de l’Organisation météorologique mondiale indiquent une augmentation de 1,5°C des températures moyennes au Liban sur les deux dernières décennies, perturbant les cycles migratoires et alimentaires des animaux sauvages. Dans l’Akkar, les chutes de neige exceptionnelles de janvier 2026 – avec des accumulations record dans le Jurd al-Qaitaa – ont gelé les sols, rendant inaccessibles les sources de nourriture habituelles comme les carcasses de gibier ou les déchets agricoles. Des loups gris ont également été observés dans la même région, le 13 janvier 2026, illustrant un phénomène plus large de déplacements faunistiques induits par le froid.
Une protection légale renforcée par des engagements internationaux
Face à ces défis, le Liban a renforcé ses mesures de protection. La hyène rayée est classée comme espèce protégée par la législation nationale depuis plusieurs années, avec des interdictions strictes sur la chasse, la capture ou le harcèlement. Le communiqué du 18 janvier 2026 du ministère de l’Agriculture – direction de la richesse animale – réitère ces dispositions : « La hyène rayée est une espèce sauvage protégée au Liban. » Il précise que l’animal « ne présente pas de comportement agressif envers les humains dans des conditions normales et ne constitue pas une menace directe pour la sécurité publique ». Les rapprochements observés sont attribués à « la rareté des ressources alimentaires ou aux changements dans leurs habitats naturels pendant les vagues de mauvais temps extrêmes ».
Un jalon important a été franchi fin 2025, lorsque le Liban a initié l’inscription de la hyène rayée aux annexes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Cette mesure, gérée par le bureau de la convention au sein de la direction de la richesse animale, offre une couverture internationale supplémentaire, interdisant tout commerce ou exportation de l’espèce. Le ministère souligne que cette inscription « reflète l’engagement du Liban en faveur de la préservation de la vie sauvage et de la biodiversité ». Des sanctions pénales sont prévues pour les infractions : tuer, blesser, poursuivre ou détenir une hyène rayée constitue un délit passible de poursuites judiciaires.
Appels à la vigilance et à la coopération citoyenne
Le ministère de l’Agriculture insiste sur la nécessité d’une approche non interventionniste. Dans son communiqué, il invite les citoyens à « ne pas initier d’action individuelle ou tenter d’éloigner ou d’approcher tout animal sauvage ». Au lieu de cela, les observations doivent être signalées immédiatement à la direction de la richesse animale ou au service agricole compétent local. Cette procédure garantit une gestion conforme aux normes scientifiques, environnementales et légales, protégeant à la fois les humains et les animaux. Dans l’Akkar, des collaborations avec les municipalités ont déjà été établies, comme l’indique un suivi du 18 janvier 2026, où le ministère travaille avec les autorités locales pour évaluer la situation sans perturber la faune.
Ces recommandations s’appuient sur des précédents. En 2021, une hyène rayée nommée Lucky avait été secourue et élevée par une famille libanaise avant d’être réintroduite, illustrant les succès possibles d’une intervention experte. Plus récemment, en novembre 2025, des réserves naturelles comme celle de Horsheh Ehden ont documenté des hyènes rayées via des caméras pièges, confirmant leur présence stable dans des zones protégées. Cependant, les cas de braconnage persistent : des rapports de 2024 mentionnent des hyènes abattues par peur ou pour le sport, malgré l’illégalité de ces actes.
Sensibilisation environnementale et enjeux sociétaux
Le ministère met l’accent sur l’éducation : « Il est essentiel de renforcer la conscience environnementale et la responsabilité sociétale dans le traitement de la vie sauvage, dans le cadre des efforts nationaux visant à protéger l’héritage naturel du Liban et à maintenir son équilibre écologique ». Dans l’Akkar, une région majoritairement rurale et agricole, où les communautés dépendent de l’élevage et de la culture, ces messages visent à dissiper les craintes infondées. Les hyènes rayées, loin d’être des menaces pour le bétail, aident à contrôler les populations de rongeurs et à recycler les déchets, bénéficiant indirectement aux fermiers.
Des initiatives locales complètent ces efforts. Des associations environnementales, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies et des organisations non gouvernementales internationales, mènent des campagnes de sensibilisation depuis 2025, incluant des ateliers dans les écoles de l’Akkar pour enseigner le rôle des charognards dans la chaîne alimentaire. Des études récentes, comme celle publiée en 2024 par un groupe spécialisé de l’Union internationale pour la conservation de la nature, confirment que la conservation des hyènes rayées pourrait stabiliser les écosystèmes libanais, fragilisés par la pollution et la déforestation.
Implications immédiates des observations dans l’Akkar
Les apparitions de janvier 2026 ont des répercussions directes sur la gestion locale. Les municipalités de l’Akkar ont renforcé leurs patrouilles pour surveiller les routes enneigées, intégrant désormais les signalements d’animaux sauvages à leurs protocoles d’urgence. Le 18 janvier 2026, des équipes du ministère ont visité des villages comme Ain el-Zeyt pour évaluer les risques, confirmant que les hyènes observées étaient en quête de nourriture sans signes d’agressivité. Des mesures préventives, telles que la sécurisation des déchets ménagers, sont conseillées pour minimiser les attractifs humains.
Parallèlement, les conditions météorologiques persistent : des prévisions pour la semaine du 19 janvier 2026 annoncent de nouvelles chutes de neige dans le nord, potentiellement prolongeant ces déplacements faunistiques. Des cas similaires impliquant d’autres espèces, comme les loups gris repérés le 13 janvier 2026 dans l’Akkar, soulignent une tendance plus large. Les autorités rappellent que le ministère de l’Agriculture reste l’entité unique habilitée à intervenir, avec des lignes d’urgence ouvertes pour les signalements. Ces événements, bien que ponctuels, mettent en lumière les interconnexions entre climat, faune et activités humaines dans le nord libanais.
Évolutions observées au 19 janvier 2026
Au matin du 19 janvier 2026, de nouveaux signalements ont été rapportés dans la région de l’Akkar, notamment près de la localité de Kobayat, où une hyène rayée a été vue traversant un champ enneigé aux premières lueurs du jour. Les autorités locales, en coordination avec le ministère de l’Agriculture, ont déployé des observateurs pour surveiller la zone sans intervention directe. Les températures, toujours autour de -4°C, maintiennent les conditions qui favorisent ces rapprochements, avec des accumulations de neige supplémentaires prévues dans les prochaines heures. Les services agricoles régionaux ont reçu une dizaine d’appels depuis la publication du communiqué du 18 janvier, indiquant une augmentation des observations sans incident rapporté impliquant des humains ou du bétail. Les équipes sur place documentent ces mouvements pour mieux comprendre les patterns migratoires hivernaux de l’espèce, intégrant des données météorologiques en temps réel pour anticiper d’éventuels déplacements futurs vers des zones plus peuplées.
Une population vulnérable face à des menaces persistantes
La hyène rayée, bien que protégée, reste exposée à de multiples menaces dans le contexte libanais. Les études écologiques menées par des experts locaux et internationaux soulignent que la fragmentation des habitats due à l’expansion agricole dans l’Akkar a réduit les corridors naturels utilisés par ces animaux pour se déplacer. Par exemple, les cultures de tabac et d’oliviers, emblématiques de la région, empiètent sur les zones rocheuses préférées par les hyènes, les forçant à s’aventurer plus près des villages. En 2025, un rapport du ministère de l’Environnement a recensé une diminution de 15 % des espaces sauvages dans le nord du Liban, attribuée en partie à des projets d’infrastructure routière.
Les interactions avec les communautés locales ajoutent une couche de complexité. Dans l’Akkar, où la population est majoritairement sunnite et dépendante de l’agriculture de subsistance, les mythes entourant les hyènes – souvent associées à des superstitions sur la nuit et la mort – alimentent des réactions de peur. Des entretiens avec des résidents, rapportés par des médias locaux le 15 janvier 2026, révèlent que certains villageois ont tenté d’effrayer les animaux avec des feux ou des bruits, ignorant les risques pour la biodiversité. Le ministère de l’Agriculture, dans son communiqué, met en garde contre de telles pratiques, rappelant que « tuer, blesser ou poursuivre une hyène rayée constitue une infraction punie par la loi ».
Rôles écologiques et bénéfices pour les écosystèmes
Au-delà de leur rôle de charognards, les hyènes rayées contribuent à la régulation des populations d’autres espèces. Elles consomment des restes qui pourraient attirer des rongeurs porteurs de maladies, aidant ainsi à limiter les épidémies dans les zones rurales. Dans l’Akkar, où les élevages de moutons et de chèvres sont courants, cette fonction naturelle réduit les pertes liées à la décomposition, comme l’a noté une étude de 2023 publiée par l’Université américaine de Beyrouth. Les hyènes participent également à la dispersion des graines via leurs excréments, favorisant la régénération végétale dans des sols appauvris par des années de surexploitation agricole.
Les observations de janvier 2026 ont permis de recueillir des données précieuses. Des vétérinaires dépêchés par le ministère ont analysé des traces laissées par les animaux, confirmant que la plupart des individus observés sont des adultes en bonne santé, sans signes de maladie. Cela contraste avec des cas antérieurs, comme en 2022, où des hyènes affaiblies par la sécheresse avaient été signalées dans le Hermel. Les experts estiment que la vague de froid actuelle pourrait entraîner une mortalité accrue si les ressources ne se stabilisent pas, mais pour l’instant, les rapprochements restent pacifiques.
Coordinations interinstitutionnelles en cours
Le ministère de l’Agriculture collabore étroitement avec d’autres entités gouvernementales pour gérer ces situations. Le 18 janvier 2026, une réunion avec le ministère de l’Environnement a abouti à la mise en place de patrouilles conjointes dans l’Akkar, impliquant des gardes forestiers formés à la surveillance non intrusive. Ces équipes utilisent des équipements comme des caméras thermiques pour suivre les mouvements des hyènes sans les perturber, collectant des données qui seront intégrées à une base nationale sur la faune sauvage. Par ailleurs, des partenariats avec des universités libanaises, telles que l’Université libanaise, permettent d’analyser les échantillons prélevés, comme des poils ou des excréments, pour évaluer la santé génétique de la population.
Dans les villages affectés, des sessions d’information ont été organisées dès le 19 janvier 2026. À Ain el-Zeyt, par exemple, des agents agricoles ont distribué des brochures expliquant le comportement des hyènes et les protocoles de signalement. Ces initiatives visent à transformer la peur en compréhension, en soulignant que les animaux ne s’attaquent pas au bétail vivant, contrairement à des prédateurs comme les loups. Les autorités locales rapportent une adhésion croissante, avec plus de 20 signalements traités sans incident depuis le début de la semaine.
Perspectives immédiates liées aux conditions climatiques
Les prévisions météorologiques pour les prochains jours indiquent une persistance du froid, avec des vents forts provenant de la Méditerranée accentuant les chutes de neige dans l’Akkar. Le service national de météorologie a émis un bulletin le 19 janvier 2026, prévoyant des températures descendant jusqu’à -7°C dans les hauteurs, ce qui pourrait amplifier les déplacements de faune. Des hyènes supplémentaires ont été repérées près de la frontière syrienne, où les échanges transfrontaliers d’animaux sont courants en période de stress environnemental. Les gardes-frontières, alertés par le ministère, intègrent désormais ces observations à leurs rapports quotidiens.
En parallèle, d’autres espèces sauvages montrent des comportements similaires. Le 19 janvier 2026, un renard roux a été observé dans les environs de Kobayat, fouillant des poubelles gelées, illustrant comment le froid affecte l’ensemble de la chaîne trophique. Les experts du ministère estiment que ces phénomènes pourraient se prolonger jusqu’à la fin du mois, nécessitant une vigilance accrue. Les lignes d’urgence, renforcées par des opérateurs supplémentaires, ont traité une augmentation de 30 % des appels depuis le communiqué, la plupart concernant des conseils sur la gestion des déchets pour éviter d’attirer les animaux.
Suivi des populations et données scientifiques récentes
Des campagnes de recensement menées en 2025 ont révélé que la population de hyènes rayées dans l’Akkar oscille autour de 20 individus, un chiffre stable mais fragile. Des colliers émetteurs, posés sur trois animaux en octobre 2025 dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne, fournissent des données en temps réel sur leurs déplacements. Ces outils ont confirmé que les hyènes couvrent des territoires de 50 kilomètres carrés en moyenne, se déplaçant davantage en hiver pour compenser la rareté des ressources. Les analyses génétiques, réalisées par des laboratoires à Beyrouth, indiquent une diversité faible, rendant l’espèce sensible aux maladies.
Les observations de janvier 2026 enrichissent ces bases de données. Par exemple, une hyène femelle repérée à Andaket le 16 janvier porte des marques suggérant une reproduction récente, un signe positif pour la pérennité de l’espèce. Les vétérinaires sur place collectent des échantillons non invasifs pour évaluer l’impact du froid sur leur métabolisme, avec des résultats préliminaires indiquant une perte de poids modérée due au gel des carcasses. Ces informations sont partagées avec des partenaires internationaux, renforçant la position du Liban dans les forums sur la conservation.
Gestion locale et implications pour les communautés
Dans l’Akkar, les municipalités comme celle de Kobayat ont adapté leurs plans d’urgence hivernale pour inclure la faune sauvage. Le 19 janvier 2026, des distributions de sel pour les routes ont été complétées par des conseils aux agriculteurs sur la protection des enclos, évitant ainsi des conflits inutiles. Les résidents, majoritairement impliqués dans l’agriculture, rapportent que les hyènes n’ont causé aucun dommage au bétail, se contentant de déchets. Cela contraste avec des hivers passés, comme en 2023, où des loups avaient attaqué des troupeaux, soulignant la nature non prédatrice des hyènes.
Les autorités encouragent l’utilisation de conteneurs fermés pour les ordures, une mesure qui a réduit les apparitions de 40 % dans des zones pilotes testées en 2025. Des subventions pour ces équipements, annoncées par le ministère le 18 janvier, visent les villages les plus touchés. Par ailleurs, des écoles locales intègrent des modules sur la biodiversité, avec des visites de terrain prévues une fois le temps amélioré. Ces efforts locaux, soutenus par des fonds nationaux, illustrent une approche intégrée pour cohabiter avec la faune.
Développements en temps réel au 19 janvier
À midi le 19 janvier 2026, un nouveau signalement est parvenu des hauteurs de l’Akkar : une paire de hyènes rayées a été vue près d’un ruisseau gelé à proximité de la route vers Hermel. Les observateurs dépêchés confirment qu’il s’agit d’individus familiers, déjà repérés plus tôt dans la semaine, se déplaçant en quête d’eau non gelée. Les températures, stabilisées à -3°C, permettent une surveillance aisée, avec des drones utilisés pour minimiser les perturbations. Les services agricoles ont enregistré cinq appels supplémentaires ce matin, tous traités dans l’heure, démontrant l’efficacité du système mis en place. Les implications immédiates incluent une augmentation des patrouilles nocturnes, car les hyènes sont plus actives la nuit, et une coordination avec les forces de sécurité pour éviter toute escalade due à la méconnaissance.



