Liban : sous le voile de la souveraineté, les banques libanaises masquent une défense...
Au Liban, les banques brandissent la “souveraineté” comme paravent pour bloquer les réformes exigées par le FMI et protéger leurs actionnaires. En refusant une répartition équitable des pertes du gouffre de 80 milliards de dollars, elles transfèrent la facture aux déposants, aggravent la fuite des dépôts et prolongent l’asphyxie économique.
Terres rares et métaux critiques : la bataille cachée derrière l’économie numérique mondiale
Terres rares, lithium, cobalt et nickel alimentent smartphones, batteries et éoliennes. Leur extraction et surtout leur raffinage sont concentrés, exposant l’économie numérique à des chocs géopolitiques. États-Unis, Europe et Asie bâtissent des plans de sécurisation tandis que le nationalisme minier monte. Transition verte, coûts sociaux, risques environnementaux : la bataille s’intensifie.
L’économie du cash au Liban : comment la guerre financière et la crise bancaire...
Depuis l’effondrement financier de 2019, le Liban a basculé vers une économie du cash. Restrictions bancaires, dollars “lollars”, taux multiples et sanctions ont fait exploser la méfiance. Salariés et retraités s’appauvrissent, tandis que changeurs et importateurs gagnent. L’État perd en fiscalité et contrôle. Le quotidien se réorganise autour des billets.
La bataille de la loi électorale : pourquoi Nabih Berri refuse tout changement sans...
Nabih Berri durcit le ton: les législatives ne se tiendront qu’avec la loi électorale en vigueur, tant que l’accord de Taëf n’est pas appliqué dans toutes ses dimensions (Sénat, scrutin national). Le débat mêle réforme, risque de report, rôle des expatriés et pressions internationales sur le calendrier institutionnel.
Michel Issa, Tom Barrack, Oman : les nouveaux visages de la pression américaine et...
À Beyrouth, l’ambassadeur Michel Issa installe un dialogue sur le Sud et les réformes, pendant que l’émissaire Tom Barrack choque avec l’idée de « joindre le Liban à la Syrie ». Face à la pression américaine, Joseph Aoun cherche un appui arabe via Oman pour préserver des marges de manœuvre.
« Personne ne menace les Libanais » : le bras de fer entre Nabih...
À Aïn el-Tiné, Nabih Berri répond aux propos de l’émissaire américain Tom Barrack et trace une ligne rouge: «Personne ne menace les Libanais». Il défend Taëf, la loi électorale et l’unité nationale, tout en dénonçant pressions économiques et conditionnalités. Un bras de fer feutré avec Washington sur le Sud aussi.
Joseph Aoun, Nabih Berri, Hezbollah : qui tient encore la barre de l’État libanais...
Le Liban gouverne sous un triangle instable: Joseph Aoun mise sur l’armée et la souveraineté, Nabih Berri arbitre Taëf et la loi électorale, le Hezbollah de Naim Kassem résiste entre mécanisme du Sud et pression économique. Dans l’ombre, Nawaf Salam compose avec conditionnalités internationales et risques d’escalade à court terme.
COMMENT LE PARLEMENT A LAISSÉ LES BANQUES ÉCRIRE LA LOI DE LEUR PROPRE FAILLITE
La loi sur la « faille financière » est présentée comme l’outil de la justice pour les déposants, mais elle a été écrite sous l’influence directe des banques. Entre commissions parlementaires sous conflits d’intérêts, alibi du FMI et sacrifices imposés aux épargnants, le texte protège surtout les responsables du système qui a ruiné le pays.
LES DÉPOSANTS FACE AU MUR: LE PROCUREUR FINANCIER PEUT-IL ENCORE QUELQUE CHOSE POUR EUX...
Depuis 2019, les déposants libanais se tournent vers le procureur financier pour contester les restrictions bancaires, les transferts préférentiels et l’opacité du système. L’article analyse le rôle réel du parquet financier, ses limites structurelles et les espoirs déçus d’une justice pénale incapable, seule, de restituer les dépôts aux épargnants piégés.
LE PARLEMENT EN TEMPS DE CRISE: D’ORGANE LÉGISLATIF À THÉÂTRE DES LOBBYS
Depuis l’effondrement financier, le Parlement libanais s’est transformé en théâtre des lobbys bancaires, économiques et étrangers. Dans les commissions, textes sur la faille financière, l’électricité ou les télécoms se réécrivent sous influence, tandis que les déposants, salariés et petits acteurs restent sans voix. Une démocratie parlementaire vidée de son intérêt général.
LA FABRIQUE MÉDIATIQUE DE LA «GUERRE IMMINENTE» AU LIBAN
Au Liban, l’expression « guerre imminente » sature les écrans et les manchettes, alors qu’un cessez-le-feu fragile tient toujours au Sud. Entre breaking news permanent, fuites anonymes, calculs politiques et experts en boucle, cette fabrique médiatique entretient une peur diffuse qui masque en partie les responsabilités internes dans l’effondrement économique et institutionnel.
LE TRIANGLE JOSEPH AOUN – NAWAF SALAM – NAIM KASSEM FACE AU FRONT SUD
Le Liban est désormais structuré autour d’un triangle de pouvoir Joseph Aoun – Nawaf Salam – Naim Kassem. Entre front sud sous cessez-le-feu, crise financière et pressions internationales, ce nouvel équilibre institutionnel tente de préserver la stabilité minimale du pays, tout en révélant les tensions entre sécurité, réformes économiques et rôle de la «résistance».
LE SUD-LIBAN, ENTRE TRÊVE SURVEILLÉE ET PEUR D’UNE NOUVELLE GUERRE
Au Sud-Liban, la trêve reste fragile. Entre maisons éventrées, champs abandonnés et écoles à moitié vides, les habitants reconstruisent leur quotidien sous la menace d’une nouvelle guerre. Le mécanisme de cessez-le-feu de Naqoura documente les incidents, sans dissiper la peur d’un grignotage du territoire ni l’angoisse d’une escalade régionale.
Économie: la bataille de la «fajwa maliyya» et le sort du secteur bancaire
Au Liban, la loi sur la «fajwa maliyya» concentre désormais la bataille autour de la répartition des pertes entre l’État, la Banque du Liban, les banques et les déposants, sur fond d’enquêtes judiciaires, de pressions des bailleurs internationaux et de remise en question du modèle économique rentier.





















