Retour au Sud : villages en ruine
Le retour au Sud-Liban ne signifie pas encore le retour à la vie normale. Après l’annonce de la désescalade, des familles déplacées reviennent constater les dégâts dans leurs villages, récupérer des biens et évaluer la possibilité de rester. Mais les maisons détruites, l’absence d’eau et d’électricité, les écoles touchées, les routes dangereuses et les frappes persistantes montrent que la crise continue. La reconstruction devra être civile, sociale et sécuritaire.
Sud-Liban : Israël défie l’accord d’Islamabad
La publication par l’armée israélienne d’une carte désignant une « zone de sécurité » au Sud-Liban intervient au moment le plus sensible de la séquence diplomatique ouverte par l’accord d’Islamabad. En affichant une présence militaire pouvant atteindre dix kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, Israël cherche à imposer un fait accompli sécuritaire alors que le texte signé entre Washington et Téhéran mentionne l’arrêt des opérations sur tous les fronts, y compris au Liban, et la garantie de la souveraineté libanaise.
Hormuz : l’économie mondiale sous tension
Le volet énergétique de l’accord avec l’Iran dépasse le dossier nucléaire. Il concerne le détroit d’Hormuz, les sanctions américaines, les exportations iraniennes, les assurances maritimes et les prix mondiaux du pétrole. Les marchés ont réagi à la perspective d’une réouverture progressive du passage et d’un retour du brut iranien, mais la baisse du baril reste fragile. Pour les pays vulnérables comme le Liban, l’enjeu se mesure dans les carburants, l’électricité et l’inflation.
Retrait israélien : le test libanais
Le retrait israélien du Sud-Liban est devenu le critère central de l’accord régional entre Washington et Téhéran. Un cessez-le-feu ne suffira pas si Israël conserve des positions, une zone de sécurité ou une liberté d’action militaire. Pour Joseph Aoun et Nawaf Salam, la souveraineté libanaise passe d’abord par la libération du territoire et le déploiement de l’armée. Pour le Hezbollah, le retrait doit précéder tout débat sur les armes.
La Syrie refuse le piège libanais
La Syrie refuse d’intervenir au Liban contre le Hezbollah, malgré les appels de Trump, et laisse Israël enlisé dans le front libanais.
À la une: le Liban face au test de l’accord américano-iranien
La presse libanaise du 18 juin place le Liban face au test de l’accord américano-iranien. Entre souveraineté affichée, pression sur Israël, rôle du Hezbollah et exigences du Groupe des sept, Beyrouth cherche à imposer l’État comme seul interlocuteur dans une négociation régionale qui le dépasse encore.
JD Vance avertit Israël sur le Liban
Après les frappes israéliennes sur Beyrouth, JD Vance a envoyé un message inhabituellement ferme à Israël. Le vice-président américain rappelle que les intérêts de Washington et de Jérusalem ne sont pas toujours identiques, au moment où l’administration Trump cherche à préserver le mémorandum conclu avec Téhéran. Cette prise de position place le Liban au centre d’un bras de fer entre la diplomatie américaine, les exigences israéliennes de sécurité et les conditions posées par l’Iran.
Accord d’Islamabad signé à Versailles avec le Liban sous garantie
La signature nocturne du mémorandum d’Islamabad à Versailles donne au Liban une place inattendue dans le règlement entre Washington et Téhéran. La première clause mentionne la fin des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et la garantie de la souveraineté libanaise. Cette formulation ouvre une fenêtre diplomatique majeure, mais son effet dépendra de l’accord final, d’une résolution du Conseil de sécurité et de mécanismes vérifiables sur le terrain.
Mémorandum d’Islamabad : le Liban au cœur du deal Iran-USA
Le mémorandum d’Islamabad entre les États-Unis et l’Iran place le Liban dans la première clause du projet d’accord. Le texte prévoit l’arrêt permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et mentionne la garantie de l’intégrité territoriale et de la souveraineté libanaises. Mais cette formule devra être traduite en mécanismes précis : retrait israélien, retour des déplacés, rôle de l’armée libanaise et surveillance internationale.
Accord Iran-USA : les 14 points d’un deal sous tension
Le projet d’accord en quatorze points entre l’Iran et les États-Unis prévoit un cessez-le-feu général, une période de négociation de soixante jours, la réouverture du détroit d’Ormuz, la levée progressive des sanctions et un programme économique de 300 milliards de dollars. Mais la partie libanaise reste l’un des points les plus sensibles : le Liban est bien mentionné dans le cessez-le-feu, sans garanties publiques claires sur le retrait israélien du Sud ni sur le retour des déplacés.
Trump parle à Damas du Hezbollah
Donald Trump affirme avoir parlé avec le président syrien, Ahmed al-Charaa, de la confrontation avec le Hezbollah. Cette déclaration, rapportée par Reuters, introduit Damas dans le dossier libanais au moment où Washington cherche à préserver son accord avec l’Iran et à contenir les frappes israéliennes au Liban. Pour Beyrouth, cette piste est sensible : elle touche à la souveraineté libanaise, à la mémoire de la tutelle syrienne et au risque d’un arrangement régional conclu sans l’État libanais.
Trump accuse Israël de tuer des civils au Liban
Donald Trump a adressé une critique publique rare à Israël sur ses méthodes militaires au Liban. En dénonçant la destruction d’immeubles résidentiels pour viser des membres du Hezbollah, le président américain place la question des civils libanais au centre d’une séquence diplomatique sensible. Pour Beyrouth, ces propos confirment une réalité vécue depuis des mois : les frappes israéliennes ne touchent pas seulement des objectifs militaires, mais des quartiers entiers.
Sud-Liban : l’accord Iran-USA sous tension alors que Washington commence à faire pression sur...
Le Sud-Liban reste sous haute tension après une nuit de frappes israéliennes et d’échanges de tirs avec le Hezbollah. Mifdoun, Choukine, Rihane, Hadatha-Haris et Kfar Tebnit figurent parmi les secteurs touchés ou signalés par des médias libanais et internationaux. L’Iran prévient qu’une poursuite des attaques israéliennes pourrait menacer la dynamique engagée avec Washington. Les États-Unis, eux, multiplient les signaux de pression sur Israël avant la signature attendue de l’accord.
Le tourisme libanais est-il trop vulnérable ?
Le tourisme libanais a montré une forte capacité de rebond, avec plus de 1,63 million de visiteurs en 2025. Mais la guerre de 2026 révèle une vulnérabilité structurelle : saison courte, dépendance à l’aéroport, réservations tardives, alertes sécuritaires et forte exposition aux chocs régionaux. La diaspora amortit les crises, sans remplacer les visiteurs étrangers. Pour survivre durablement, le secteur doit allonger ses saisons, développer le tourisme intérieur, sécuriser les événements et améliorer sa communication de crise.





















