Joseph Aoun : président dans la tempête, pilier de l’unité nationale
Joseph Aoun incarne une présidence de stabilité et de continuité dans un Liban politiquement fragmenté. En s’appuyant sur l’institution militaire et un langage de loyauté républicaine, il structure sa fonction autour de l’ordre et du consensus. Les soutiens européens et arabes à l’armée viennent renforcer sa légitimité. Loin des querelles politiques, il adopte un rôle institutionnel fort, recentré sur l’essentiel : l’unité nationale et le respect des équilibres étatiques.
Le FMI insiste sur des réformes structurelles à Beyrouth : bras de fer autour...
La mission du FMI à Beyrouth début juillet a réitéré ses exigences : réforme bancaire, renforcement de la Banque du Liban et fin des subventions. Le programme propose la création d’une bad bank, la réduction du déficit public et une transparence budgétaire accrue. Ces recommandations se heurtent aux résistances de la classe politique libanaise, divisée sur l’ampleur des réformes à adopter pour débloquer l’aide internationale et stabiliser l’économie.
Naim Kassem rejette toute discussion sur le désarmement du Hezbollah
Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem, a catégoriquement rejeté toute négociation sur le désarmement de son mouvement. Dénonçant une pression américaine qu’il qualifie de « chantage diplomatique », il accuse le gouvernement libanais de compromettre l’équilibre national. Son discours marque une ligne rouge ferme contre toute tentative d’affaiblir la résistance armée, dans un climat politique tendu où la souveraineté de l’État est plus que jamais questionnée.
Le général Rodolphe Haykal célèbre l’anniversaire de l’armée dans un message d’unité nationale
À l’occasion du 80e anniversaire de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal a livré un message fort en faveur de l’unité et de la souveraineté nationale. Soulignant la neutralité absolue de l’institution militaire, il a évoqué la nécessité d’une autorité sécuritaire unique sur tout le territoire. Ce discours, salué pour sa clarté, intervient dans un contexte politique tendu et soulève des implications sur l’équilibre des forces internes au Liban.
Heures critiques à Baabda : le Conseil des ministres menacé par la discorde sur...
Le Conseil des ministres libanais s’apprête à débattre du désarmement des groupes armés non étatiques, un sujet sensible relancé par Nawaf Salam. L'absence annoncée de plusieurs ministres chiites pourrait faire échouer la réunion. Ce bras de fer politique révèle les tensions persistantes autour de la souveraineté de l’État et la question du monopole de la violence légitime, dans un contexte de pressions internationales croissantes et d’équilibres internes fragiles.
Le blocage du budget 2025 : un symptôme d’un système institutionnel paralysé
L’absence persistante de budget au Liban pour l’année 2025 révèle un profond blocage institutionnel. Entre divisions politiques, inefficacité administrative et pression des bailleurs de fonds, l’État fonctionne sans cap économique clair. Ce vide budgétaire affaiblit les services publics, retarde les aides internationales et aggrave la crise sociale. Le budget devient le révélateur d’un système incapable de se réformer, condamné à l’improvisation et à l’opacité.
Offensive des banques libanaises au Parlement : une stratégie de pression pour infléchir la...
Alors que le Liban prépare une loi cruciale sur la restructuration bancaire, les banques intensifient leur lobbying au sein des commissions parlementaires. Des amendements substantiels ont été introduits sous leur influence, modifiant profondément l’équilibre initial du projet. Cette pression soulève des interrogations sur l’indépendance législative et la protection des déposants face aux intérêts bancaires. Le débat se cristallise autour des responsabilités dans la répartition des pertes du secteur.
Banques libanaises : le chantier incertain d’une restructuration à hauts risques
Le Liban s’engage dans une restructuration bancaire cruciale, marquée par une répartition controversée des pertes entre l’État, les banques et les déposants. Le projet de loi prévoit la garantie des dépôts inférieurs à 100 000 dollars, mais laisse planer l’incertitude sur les montants supérieurs. La mise en place d’une entité de défaisance, les classifications bancaires floues et l’absence d’audit judiciaire soulèvent de vives critiques dans un climat de défiance généralisée.
Le Liban pleure Ziad Rahbani : une journée de recueillement pour un géant de...
Le Liban a rendu un vibrant hommage à Ziad Rahbani, figure majeure de la scène culturelle arabe, disparu à l’âge de 69 ans. De Hamra à Bikfaya, des milliers de Libanais ont accompagné l’artiste dans un dernier adieu mêlant ferveur populaire et émotion. Compositeur, satiriste, dramaturge, il laisse derrière lui une œuvre monumentale, miroir critique de la société libanaise.
Joseph Aoun face aux attentes populaires et au blocage des institutions
Joseph Aoun, élu avec une large majorité en janvier 2025, voit sa présidence fragilisée par son silence sur les dossiers cruciaux : justice, sécurité, réforme institutionnelle. Alors que les attentes populaires se font pressantes, l’absence d’initiatives concrètes alimente les critiques. Entre immobilisme et calcul politique, son image s’émiette au moment où le système institutionnel libanais, paralysé, exige une parole forte au sommet de l’État.
Un choc transatlantique : les lourdes conséquences de l’accord commercial UE–USA à 15 %
Signé en urgence le 27 juillet 2025, l’accord commercial UE–USA fixe des droits de douane à 15 % sur les exportations européennes, évitant les 30 % menacés par Trump. Derrière ce compromis, un coût élevé : pertes pour les PME exportatrices, hausse des prix pour les consommateurs, tensions intra-européennes. L’engagement de 1350 milliards de dollars en investissements et achats d’énergie américaine provoque un débat houleux sur la souveraineté économique européenne.
Un compromis sous haute tension : l’accord commercial UE–USA à 15 % de taxes
Signé à Turnberry le 27 juillet 2025, l’accord commercial UE–USA impose un taux de 15 % sur les exportations européennes, évitant de justesse une guerre tarifaire avec Washington. Ce compromis, annoncé par Ursula von der Leyen et Donald Trump, inclut un volet énergétique colossal. Si l’Allemagne salue un accord salvateur, la France crie à la capitulation. L’Union européenne entre dans une ère commerciale dominée par la stratégie américaine.
PME en détresse : le secteur privé libanais vacille et les banques sont montrées...
Le secteur privé libanais traverse une crise sans précédent, marquée par la fermeture de 35 % des PME dans le Mont-Liban. L’absence de crédit bancaire, la volatilité du taux de change, et la chute de la consommation plongent les entreprises dans une spirale de déclin. Face à cette hémorragie, le gouvernement reste inactif, tandis que les banques bloquent tout financement. La fracture économique entre centre et périphéries s’approf
Audit de la Banque du Liban : l’ultimatum français
La France conditionne tout soutien futur au Liban à la publication complète de l’audit de la Banque du Liban. Si l’exercice est en cours, il reste entravé par le manque de coopération de plusieurs banques. L’impasse alimente les tensions internes et internationales, freinant les réformes exigées par le FMI. Cet audit, devenu un enjeu politique central, cristallise les résistances d’un système institutionnel fragmenté, incapable à ce jour d’assurer une transparence effective.





















