Edito: La journée mondiale de la langue arabe entre traditions et modernité
La Journée mondiale de la langue arabe met en lumière le rôle de l’arabe au Liban, une langue riche en héritage littéraire et culturel mais confrontée à des défis face à la mondialisation.
L’image du Mercredi: La place des Canons, autrefois vivante
Si l’image nous montre une place animée, verdoyante et pleine de vie, le contraste avec l'El Burj d'aujourd'hui est saisissant. La guerre civile libanaise (1975-1990) a laissé des cicatrices profondes dans la ville, et la place a perdu son rôle central. Aujourd'hui, le lieu autrefois verdoyant et orné d'une fontaine est bien souvent vide et sec. La fontaine, jadis symbole de fraîcheur et de vie urbaine, ne s'y trouve même plus, et la place semble presque abandonnée par rapport à son passé prospère.
La culture libanaise : un souffle de résilience dans une tempête économique
La culture libanaise, malgré une crise économique étouffante, redéfinit ses contours à travers des initiatives locales et le soutien de la diaspora. Des fresques murales à Beyrouth, des performances de rue, et des plateformes numériques connectent artistes et publics dans un élan de résistance. Si l’exil des talents affaiblit la scène, une énergie créative émerge, prête à réinventer la culture comme outil de résilience et de transformation dans un Liban en mutation.
Arados et l’histoire partagée entre le Liban et la Syrie : racines phéniciennes et...
Arados, Byblos et Tyr incarnent une histoire commune entre la Syrie et le Liban, témoins d’une civilisation phénicienne qui a marqué l’histoire de l’humanité. Cependant, face à des revendications territoriales contemporaines liées à des interprétations messianiques, préserver cet héritage devient un enjeu culturel et historique crucial. Les vestiges de ces cités reflètent un patrimoine partagé qui transcende les frontières modernes et constitue une base pour renforcer les liens et valoriser une mémoire universelle.
Héritage en équilibre : Quand un régime islamiste redéfinit le patrimoine syrien
Avec la transition politique en Syrie, la préservation du patrimoine culturel, islamique et préislamique, devient cruciale pour l’identité nationale. Un régime islamiste pourrait investir dans des restaurations emblématiques comme la grande mosquée des Omeyyades, tout en valorisant les traditions immatérielles. Malgré les défis financiers et religieux, des initiatives pragmatiques et inclusives peuvent faire de cet héritage un moteur de réconciliation et de résilience, réunissant les Syriens autour de leur histoire commune.
Patrimoine syrien et libanais : quels points communs, quelle histoire commune ?
Le patrimoine commun du Liban et de la Syrie, incarné par des sites comme Palmyre, Baalbek et Arados, reflète une histoire d’échanges culturels et économiques qui transcendent les frontières. Des traditions artisanales et culinaires aux monuments antiques, cet héritage riche témoigne d’une coexistence millénaire. Face aux défis modernes, la préservation de ce patrimoine partagé est essentielle pour renforcer les liens entre les deux nations et transmettre leur histoire aux générations futures.
L’image du Mercredi: Les habitants du Mont Liban à travers l’imagination occidentale du début...
Les costumes, très colorés et ornés de motifs exagérés, reflètent l'image que l'Occident se faisait des habitants des montagnes du Liban. Ici, les turbans et les vêtements amples sont caractéristiques de cette interprétation stylisée et théâtrale de l'Orient, souvent associée à des récits de bravoure, de mystère, et d’exotisme. Cette perception était renforcée par des écrivains, explorateurs, et artistes qui façonnaient des récits romancés autour de ces populations, créant ainsi une imagerie souvent éloignée de la réalité locale.
Un patrimoine en péril: Les métiers en voie de disparition au Liban
Le Liban, pays de contrastes et de diversité culturelle, a toujours été le berceau de nombreuses traditions artisanales. Des villages de montagne aux souks animés des grandes villes, des générations d’artisans ont perpétué des métiers qui reflètent le savoir-faire et l’identité libanaise. Cependant, à l’heure actuelle, beaucoup de ces métiers sont en voie de disparition, victimes de la modernisation, de la mondialisation et, plus récemment, de la crise économique sévère qui frappe le pays.
L’image du Mercredi: Le port de Beyrouth en 1860
Cette photographie de Gustave Le Gray, datée de 1860, est bien plus qu'un simple témoignage visuel ; elle capture un instant figé dans l'histoire de Beyrouth. Réalisée à l’aide de la technique au collodion sur papier albuminé, une méthode novatrice à l’époque, elle révèle non seulement l’expertise du photographe, mais aussi l’importance que Beyrouth commençait à revêtir à cette époque en tant que centre névralgique du commerce méditerranéen.
La Sainte Barbe au Liban : entre foi, traditions et légende
La Sainte Barbe, ou "Eid il-Burbara", est une fête emblématique au Liban. Célébrée le 4 décembre, elle mêle traditions religieuses et culture populaire. Selon la légende, sainte Barbe serait originaire de Baalbek et aurait été martyrisée pour sa foi. Les Libanais honorent cette sainte par des déguisements, des chants, la préparation de la "Burbara" et le semis de blé. Une célébration qui transcende les confessions et unit les communautés dans un esprit de partage et de résilience.
L’enfance malgré tout : le premier roman poignant de Chaker Bou Abdalla
L’Enfance malgré tout de Chaker Bou Abdalla explore les tensions entre traditions et émancipation au Liban. À travers l’histoire de Nahla, une jeune fille déterminée à briser les barrières de son village pour construire sa vie à Beyrouth, ce roman offre un regard poignant et poétique sur les rêves, les injustices sociales et le poids des traditions. Une œuvre universelle qui résonne au-delà des frontières libanaises. Disponible dès décembre 2024 chez les Éditions Jets d’Encre.
Edito: Notre-Dame de Paris, le symbole intemporel d’une France
Notre-Dame, aussi aujourd'hui, incarne le flambeau du renouveau. Après avoir flambé et sombré dans les flammes, elle porte désormais ce symbole d’une France qui, malgré les épreuves, ne cesse de se relever et de se réinventer. Ses pierres blanches, lumineuses, sont une promesse d’avenir et aussi aussi aux français mais aussi au monde entier, un exemple que tout reste possible. Nous pouvons tous renaitre même si on set touché par les malheurs, tant qu'il y a de la vie, de la sueur, du sang aussi que ces compagnons à travers les âges, de l'an 1000 à aujourd'hui ont offert. C'est cela, le message.
Mémoires de guerre : comment le Liban capture l’histoire de ses conflits
travers le journalisme, le cinéma et les plateformes numériques, le Liban documente ses conflits pour préserver la mémoire collective. Des récits poignants des déplacés aux témoignages capturés par des réalisateurs et des écrivains, cette documentation est essentielle pour éclairer les générations futures. Pourtant, le processus est freiné par des restrictions, un manque de financements et des défis logistiques. Les initiatives participatives, comme les archives numériques, offrent une perspective unique, mais soulèvent aussi des enjeux éthiques. Cet article explore comment le Liban capte l’histoire de ses guerres pour transformer les blessures en mémoire vivante.
L’image du Mercredi: Beyrouth avant la photographie
Ce dessin, conservé précieusement par la Bibliothèque nationale de France, évoque un Beyrouth d’autrefois, une ville encore modeste, baignée par la Méditerranée et dominée par son majestueux château, aujourd'hui disparu. À cette époque, la forteresse médiévale veillait encore sur le port, un vestige des Croisades, témoin des siècles d’histoire qui avaient forgé cette ville.




















