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Gébran Bassil affirme la présence du CPL dans l’État malgré son exclusion du gouvernement

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Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gébran Bassil, dont le parti est désormais dans l’opposition après avoir été exclu du gouvernement de Nawaf Salam, a pris la parole vendredi pour réaffirmer la place de son mouvement au sein de l’État libanais. Dans une déclaration publique, Bassil a insisté sur le fait que le CPL reste ancré dans les institutions et prépare les élections de 2026, tout en évoquant un processus de réorganisation interne et des relations maintenues, bien qu’intermittentes, avec le Hezbollah.

Une présence indéfectible dans l’État

Gébran Bassil a souligné avec fermeté que le CPL ne peut être écarté de l’État. « Nous sommes dans l’État et nous ne serons plus jamais hors de l’État », a-t-il déclaré, ajoutant : « Personne ne peut nous en sortir. » Selon lui, bien que son parti ait été exclu du gouvernement actuel dirigé par Nawaf Salam, cette mise à l’écart ne remet pas en question son influence institutionnelle. Bassil a mis en avant les atouts du CPL pour appuyer cette assertion : « Nous pourrions être exclus des prochaines nominations, mais nous avons notre grand bloc parlementaire et nos gens dans l’administration, l’armée et les services de sécurité, la justice, et divers départements de l’État. »

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Cette déclaration reflète la conviction de Bassil que le CPL conserve une présence significative dans les rouages de l’État, malgré son absence de l’exécutif. Le « grand bloc parlementaire » auquel il fait référence désigne les députés élus sous la bannière du CPL lors des élections de 2022, qui lui permettent de peser dans les décisions législatives. De même, ses « gens » dans l’administration, l’armée, les forces de sécurité, le système judiciaire et autres secteurs publics constituent, selon lui, un réseau qui garantit au parti une influence durable, même en dehors du pouvoir exécutif.

Une phase nécessaire avant 2026

Bassil a présenté l’exclusion du CPL du gouvernement comme une étape utile pour le parti. « La phase actuelle est nécessaire et bénéfique pour le CPL en vue des élections de 2026 », a-t-il affirmé, expliquant que cette période permettra au mouvement de « se purifier et de se débarrasser des opportunistes ». Il a insisté sur le fait que cette mise à l’écart offre une opportunité de renouvellement interne, essentielle pour aborder les prochaines échéances électorales avec une organisation renforcée.

« Le processus de purification exige une réorganisation interne, et cela prendra du temps », a-t-il détaillé. Bassil n’a pas précisé les modalités exactes de cette réorganisation, mais il a clairement indiqué qu’elle vise à éliminer les membres ou les pratiques qui auraient nui à la cohérence ou à la crédibilité du CPL. Cette déclaration suggère une volonté de restructurer le parti pour le rendre plus solide et plus attractif pour les électeurs lors des législatives prévues en 2026.

Une stratégie électorale basée sur les alliances

En regardant vers les élections de 2026, Gébran Bassil a abordé la question des alliances politiques. « Lors des prochaines élections, le CPL aura besoin d’alliés, mais d’autres auront également besoin de s’allier avec nous », a-t-il déclaré. Cette remarque met en lumière une stratégie électorale pragmatique : le CPL, avec son bloc parlementaire et sa base électorale, se positionne comme un partenaire incontournable pour toute coalition visant à obtenir une majorité au Parlement.

Bassil a également évoqué les relations avec le Hezbollah, un ancien allié du CPL sous la présidence de Michel Aoun. « La communication avec le Hezbollah n’a pas été rompue, mais elle reste intermittente et temporaire », a-t-il expliqué. Cette précision indique que les contacts entre les deux formations persistent, bien que de manière limitée et sans engagement ferme pour l’avenir. Bassil n’a pas détaillé les raisons de cette intermittence, mais il a laissé entendre que ces échanges pourraient évoluer en fonction des besoins électoraux et politiques à venir.

Une posture d’opposition ancrée dans l’État

La déclaration de Bassil intervient alors que le CPL se retrouve dans l’opposition pour la première fois depuis des années, après avoir été un acteur clé des gouvernements précédents sous Michel Aoun. L’exclusion du parti du cabinet de Nawaf Salam, formé en janvier 2025, marque un tournant, mais Bassil refuse de voir cela comme une marginalisation. « Nous sommes dans l’État et nous ne serons plus jamais hors de l’État », a-t-il répété, insistant sur la permanence de l’influence du CPL malgré cette nouvelle dynamique politique.

Il a reconnu que le parti pourrait être tenu à l’écart des prochaines nominations dans les institutions publiques, un enjeu majeur dans le système libanais où les postes administratifs et sécuritaires sont souvent attribués selon des quotas politiques. Cependant, Bassil a minimisé cet impact en soulignant la présence existante des partisans du CPL dans ces secteurs. « Nous avons notre grand bloc parlementaire et nos gens dans l’administration, l’armée et les services de sécurité, la justice, et divers départements de l’État », a-t-il réitéré, suggérant que cette assise institutionnelle protège le parti contre toute tentative d’exclusion totale.

Une purification pour un retour en force

Bassil a insisté sur l’importance de la phase actuelle pour l’avenir du CPL. « Cette étape est nécessaire et bénéfique pour le CPL en vue des élections de 2026 afin qu’il puisse se purifier et se débarrasser des opportunistes », a-t-il redit, soulignant que ce processus est une priorité immédiate. Il a expliqué que cette « purification » passe par une réorganisation interne, un effort qui, selon lui, « prendra du temps ». Cette répétition met en évidence la centralité de cette démarche dans la vision de Bassil pour revitaliser le parti et le préparer à un retour potentiel au pouvoir.

Le chef du CPL n’a pas nommé les « opportunistes » qu’il vise, mais son propos laisse entendre une volonté de recentrer le mouvement sur ses membres les plus loyaux et idéologiquement alignés. « Le processus de purification exige une réorganisation interne », a-t-il encore affirmé, insistant sur la patience nécessaire pour mener à bien cette transformation avant les élections de 2026.

Les élections de 2026 : un enjeu d’alliances

Bassil a réaffirmé que les élections de 2026 seraient un moment clé pour le CPL. « Nous aurons besoin d’alliés, mais d’autres auront aussi besoin de s’allier avec nous », a-t-il répété, mettant en avant la position stratégique du parti dans le système politique libanais. Cette déclaration reflète une confiance dans la capacité du CPL à attirer des partenaires, grâce à son bloc parlementaire et à sa base électorale, tout en reconnaissant la nécessité de coalitions dans un pays où aucune formation ne peut gouverner seule.

Concernant le Hezbollah, Bassil a maintenu une position nuancée. « La communication avec le Hezbollah n’a pas été rompue, mais elle reste intermittente et temporaire », a-t-il redit, suggérant que cette relation reste ouverte à des évolutions futures. Il n’a pas précisé si cette intermittence est due à des désaccords ou à une stratégie délibérée, mais il a clairement indiqué que le CPL garde un canal de dialogue avec cet acteur majeur.

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