jeudi, janvier 22, 2026

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Hezbollah et Israël : ennemis ou moteurs réciproques ?

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Il y a des conflits où l’on ne sait plus qui nourrit qui. 
Le duel entre le Hezbollah et Israël fait partie de ces paradoxes de l’histoire : 
deux adversaires jurés qui, en réalité, se justifient mutuellement.

L’ennemi idéal
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Du côté israélien, la menace du Hezbollah joue un rôle central. 
Chaque roquette, chaque discours belliqueux sert de carburant à la machine sécuritaire. 
La société israélienne se soude autour de l’idée d’un danger permanent. 
Le politique, souvent fragilisé à l’intérieur par la contestation sociale ou la corruption, 
retrouve dans “l’ennemi du nord” un argument imparable pour militariser davantage, bâtir des murs, 
développer des armes de pointe et… poursuivre son expansion sécuritaire et territoriale.

Le miroir libanais
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Mais l’inverse est vrai aussi. Sans Israël, que resterait-il au Hezbollah ? 
Son arsenal, ses réseaux, son emprise politique au Liban trouvent leur légitimité dans la promesse de “résistance” 
face à l’État hébreu. Chaque bombardement israélien, chaque violation de l’espace aérien, 
chaque occupation (passée ou présente) devient la preuve tangible que le “parti de Dieu” est indispensable.

Le grand théâtre régional
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Bien sûr, le duel n’est pas fermé sur lui-même. Derrière le Hezbollah, il y a l’Iran, 
qui voit dans ce mouvement un bras avancé sur la Méditerranée. Derrière Israël, il y a les États-Unis, 
fournisseur d’armes, de financements et de couverture diplomatique. 
Entre ces deux pôles, le Liban se délite, coincé entre la fragilité de son État et la force d’une organisation qui le dépasse. 
Et au centre de ce théâtre, les Palestiniens : eux paient le prix le plus lourd, 
coincés entre l’occupation et les discours instrumentalisés de tous les camps.

Le paradoxe
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On pourrait croire que le Hezbollah freine l’expansion israélienne. 
En réalité, il l’accélère parfois, en donnant à Israël l’ennemi parfait. 
Et on pourrait croire qu’Israël affaiblit le Hezbollah. 
Mais chaque incursion, chaque frappe, chaque humiliation renforce le récit du mouvement chiite. 
C’est une boucle infernale : chacun alimente la légitimité de l’autre, 
comme deux ennemis jurés qui ne sauraient plus exister sans se regarder dans le miroir.

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Bernard Raymond Jabre
Bernard Raymond Jabre
Bernard Raymond Jabre, Etudes scolaires à Jamhour puis à l’Ecole Gerson à Paris, continua ses études d’économie et de gestion licence et maitrise à Paris -Dauphine où il se spécialise dans le Master « Marchés Financiers Internationaux et Gestion des Risques » de l’Université de Paris - Dauphine 1989. Par la suite , Il se spécialise dans la gestion des risques des dérivés des marchés actions notamment dans les obligations convertibles en actions et le marché des options chez Morgan Stanley Londres 1988 , et à la société de Bourse Fauchier- Magnan - Paris 1989 à 1991, puis il revint au Liban en 1992 pour aider à reconstruire l’affaire familiale la Brasserie Almaza qu’il dirigea 11 ans , puis il fonda en 2003 une société de gestion Aleph Asset Management dont il est actionnaire à 100% analyste et gérant de portefeuille , de trésorerie et de risques financiers internationaux jusqu’à nos jours.

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