Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a publié vendredi un message à l’occasion du Nouvel An persan, dans lequel il a baptisé 2026 « l’année de l’économie de résistance sous le signe de l’unité nationale et de la sécurité nationale ». La déclaration, diffusée sur sa chaîne Telegram, intervient alors que l’Iran reste engagé dans une guerre régionale qui pèse sur ses infrastructures, son économie et son appareil d’État.
Dans ce texte, Khamenei a aussi démenti toute responsabilité iranienne dans les attaques ayant visé la Turquie et Oman. Il a affirmé que ni les forces armées de la République islamique ni les forces alliées du « Front de la résistance » n’avaient mené ces opérations, tout en mettant en cause Israël. Reuters rapporte que ce démenti figurait explicitement dans le message écrit publié vendredi.
Le guide suprême a également appelé le Pakistan et l’Afghanistan à améliorer leurs relations, en suggérant que l’Iran pourrait contribuer à un rapprochement entre les deux pays. Ce passage inscrit sa prise de parole dans un registre régional plus large, au-delà du seul front militaire immédiat.
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Autre élément marquant du message : Mojtaba Khamenei a affirmé que « l’ennemi » était « vaincu » et que le gouvernement iranien « reste en place », selon Reuters. Cette formulation vise à afficher une continuité du pouvoir à Téhéran, dans un contexte de guerre et après les frappes qui ont touché le sommet de l’État iranien ces dernières semaines.
Cette intervention est l’une des prises de parole les plus importantes du guide suprême depuis son arrivée à la tête de la République islamique après la mort d’Ali Khamenei. Reuters rappelait déjà cette semaine que Mojtaba Khamenei avait rejeté des propositions de désescalade transmises à Téhéran par des intermédiaires. Son message de vendredi confirme une ligne articulée autour de la résistance économique, du maintien de l’ordre intérieur et du refus d’endosser publiquement certaines attaques régionales attribuées à l’Iran ou à ses alliés.



