Une photo d'ânesse et de son petit. Source: Pixabay
Une photo d'ânesse et de son petit. Source: Pixabay

“On n’a pas un cœur pour les humains et un cœur pour les animaux, on a un cœur ou on n’en a pas”.

Alphonse de Lamartine l’a si bien formulé, rien à rajouter…
Au cours de cette semaine, en marge des menaces takfiristes, de la tempête qui a fait des ravages, des problèmes humanitaires et économiques qui déstabilisent le pays, un incident fâcheux qui a eu lieu dans la localité de Mtein concernant le supplice volontaire infligé à une ânesse, a soulevé un tollé sur les réseaux sociaux.

Dans les détails de l’incident de Mtein, une ânesse a été torturée et maltraitée il y a un mois par six gardiens de nuits employés à la municipalité de Mtein durant toute une nuit d’une manière tellement inhumaine et atroce, causant la mort de cette pauvre bête sous le coup des tortures. L’histoire est tellement infâme que nous vous épargnons un rapport d’étalage de violence gratuite dans ses détails. Le président de la municipalité de Mtein Mme Soraya Zattar Mouawad, fondatrice de l’association APAF et fervente activiste de la cause animale, passera ce lundi dans l’émission de Joe Maalouf sur la LBC à 21h30 (heure de Beyrouth) afin de nous faire part des circonstances et des suites de cet incident.

Les attaques contre les animaux sans défense ne font que s’amplifier, en plus des innombrables cas d’abandons d’animaux domestiques, ce qui a poussé des activistes à se démener, en l’absence d’une loi protégeant les animaux, à lancer plusieurs campagnes afin d’aboutir à l’obtention, il y a moins d’une semaine, de l’approbation par le gouvernement libanais de la loi pour la protection et le bien-être des animaux, grâce aux efforts de Animals Lebanon.

En attendant que cette loi soit approuvée au parlement, un travail laborieux et de longue haleine reste à faire dans la sensibilisation des masses contre la maltraitance des animaux. Parce que le développement et le progrès d’un peuple peut être jugé par la manière dont ce dernier traite les plus faibles que lui, notamment les animaux… et au Liban, on est loin de prononcer ne serait-ce que la première lettre du mot progrès dans ce cas-là.

Par Marie-Josée Rizkallah

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Marie-Josée Rizkallah est une artiste libanaise originaire de Deir-el-Qamar. Versée dans le domaine de l’écriture depuis l’enfance, elle est l’auteur de trois recueils de poèmes et possède des écrits dans plusieurs ouvrages collectifs ainsi que dans la presse nationale et internationale. Écrivain bénévole sur le média citoyen Libnanews depuis 2006, dont elle est également cofondatrice, profondément engagée dans la sauvegarde du patrimoine libanais et dans la promotion de l'identité et de l’héritage culturel du Liban, elle a fondé l'association I.C.H.T.A.R. (Identité.Culture.Histoire.Traditions.Arts.Racines) pour le Patrimoine Libanais dont elle est actuellement présidente. Elle défend également des causes nationales qui lui touchent au cœur, loin des équations politiques étriquées. Marie-Josée est également artiste peintre et iconographe de profession, et donne des cours et des conférences sur l'Histoire et la Théologie de l'Icône ainsi que l'Expression artistique. Pour plus de détails, visitez son site: mariejoseerizkallah.com son blog: mjliban.wordpress.com et la page FB d'ICHTAR : https://www.facebook.com/I.C.H.T.A.R.lb/

1 COMMENTAIRE

  1. Certaine perçons vont faire des actes imbéciles,mais ci la reste ne font rien pour les empêchez elles vont devenir imbéciles eux même.

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