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Le Conseil des relations arabes et internationales condamne les agressions iraniennes contre les États du Golfe et la Jordanie et appelle à une stratégie arabe commune

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Ce mardi 4 mars 2026, le Conseil des relations arabes et internationales a tenu une réunion virtuelle par visioconférence afin d’examiner les développements les plus récents dans la région arabe. La session, organisée en matinée, a réuni plusieurs personnalités arabes de premier plan qui ont adopté à l’issue de leurs échanges un communiqué détaillé portant sur les menaces pesant sur la stabilité des États arabes. Parmi les participants figuraient Mohammed Jassem Al-Sagr, président du Conseil, l’émir Turki Al-Faysal, Iyad Allaoui, Fouad Siniora, Amr Moussa, Marwan Muasher et Hoshyar Zebari. Ce texte, rendu public dans l’après-midi, met l’accent sur la nécessité d’une réponse arabe collective face aux défis sécuritaires actuels.

Un communiqué ferme face à l’escalade régionale

Dans ce document, le Conseil souligne que les conflits armés, les guerres intestines et les violations flagrantes de souveraineté qui secouent actuellement la scène arabe exigent une posture unie et déterminée. Il insiste sur l’élaboration d’une stratégie arabe globale qui place au premier plan les droits légitimes des peuples de la région et qui définit des normes claires en matière de sécurité nationale arabe intégrale. Cette approche, selon les participants, doit garantir la protection tant du présent que de l’avenir de l’espace arabe, ainsi que la préservation de ses ressources et de l’intégrité de ses États.

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Le communiqué met en garde contre les conséquences du vide stratégique qui persiste en l’absence d’une vision politique commune et d’une volonté ferme, en particulier de la part des pays disposant des moyens nécessaires pour impulser ces efforts. Un tel manque d’initiative, avertit le texte, expose la région entière et le destin de ses populations à des risques majeurs. Il facilite la mise en œuvre de projets hostiles visant les intérêts arabes, sous le regard d’une communauté internationale qui tolère parfois le non-respect du droit international et des chartes existantes. Le Conseil évoque également le risque d’une reconfiguration du système international fondée sur des rapports de force inéquitables.

Les participants appellent explicitement à la tenue de rencontres arabes et du Golfe de haut niveau destinées à resserrer les rangs et à surmonter les divergences qui ont, par le passé, affaibli la capacité collective des États arabes à faire face aux projets de redécoupage ou de fragmentation ethnique, communautaire ou confessionnelle. Ces initiatives visent à contrer toute tentative de remodelage des frontières ou des sociétés arabes sur des bases divisives.

La condamnation la plus vive est réservée aux agressions iraniennes récentes qui ont visé les pays du Conseil de coopération du Golfe ainsi que le Royaume hachémite de Jordanie. Le Conseil les qualifie d’atteintes graves à la souveraineté de ces États, de violations manifestes des principes de bon voisinage et d’agressions directes contre les fondements du droit international et de la Charte des Nations unies. Il plaide pour une position arabe et du Golfe intégrée et inébranlable, à la hauteur des défis posés par ces projets jugés déstabilisateurs.

Le contexte immédiat des frappes iraniennes des 28 février et suivants

Les agressions mentionnées dans le communiqué s’inscrivent dans une séquence précise qui a débuté le 28 février 2026. En riposte à des frappes américano-israéliennes intervenues ce même jour, l’Iran a lancé des centaines de missiles balistiques et de drones contre plusieurs États du Golfe et la Jordanie. Les Émirats arabes unis ont été particulièrement touchés, avec plus de 165 projectiles interceptés ou ayant atteint leurs cibles dans la zone de Dubaï, où les installations portuaires ont subi des dommages significatifs. Des raffineries en Arabie saoudite, des terminaux de gaz naturel liquéfié au Qatar, des aéroports au Koweït et à Bahreïn, ainsi que le port de Duqm à Oman ont également été visés.

En Jordanie, plusieurs sites ont été atteints, entraînant des perturbations dans le trafic aérien civil et des dommages sur des infrastructures logistiques. Des ambassades américaines et des bases militaires ont fait partie des objectifs déclarés, mais les retombées ont également touché des zones civiles, y compris des établissements hôteliers emblématiques comme le Burj Al Arab aux Émirats. Le bilan humain fait état de plusieurs morts et de plus d’une centaine de blessés dans l’ensemble des pays du Golfe, selon les premières évaluations diffusées par les autorités locales. Certains États ont réussi à intercepter une grande partie des projectiles grâce à leurs systèmes de défense aérienne, évitant ainsi des pertes plus lourdes, mais les impacts économiques sur les secteurs de l’énergie et du transport maritime restent considérables.

Dès le 1er mars 2026, le Conseil de coopération du Golfe a convoqué une réunion extraordinaire au cours de laquelle les ministres des Affaires étrangères ont condamné unanimement ces opérations et affirmé le droit légitime de riposte en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies. Des communiqués similaires ont été publiés par plusieurs capitales arabes, soulignant la nécessité d’une coordination régionale immédiate. La Ligue arabe a pour sa part exprimé son soutien aux États affectés et appelé à une désescalade tout en réaffirmant le principe de souveraineté territoriale.

Les figures de proue du Conseil et leur poids dans le monde arabe

La crédibilité du communiqué émane directement du profil des participants à la visioconférence. Mohammed Jassem Al-Sagr, qui préside le Conseil depuis sa création, est une personnalité koweïtienne reconnue pour son engagement en faveur du dialogue interarabe. L’émir Turki Al-Faysal, membre de la famille royale saoudienne, a dirigé les services de renseignement de son pays pendant de longues années avant d’occuper les fonctions d’ambassadeur aux États-Unis et au Royaume-Uni. Son expertise en matière de sécurité régionale confère un poids particulier à l’analyse collective.

Iyad Allaoui, ancien Premier ministre irakien, apporte l’expérience d’un dirigeant ayant affronté les défis de la reconstruction post-conflit et de la lutte contre les ingérences extérieures. Fouad Siniora, ancien chef du gouvernement libanais, a géré des crises sécuritaires majeures et reste une voix écoutée sur les questions de stabilité levantine. Amr Moussa, qui a occupé le poste de secrétaire général de la Ligue arabe, possède une connaissance approfondie des mécanismes de coopération régionale et des négociations internationales. Marwan Muasher, ancien ministre jordanien des Affaires étrangères, représente la perspective d’un État directement affecté par les tensions frontalières et les flux de réfugiés. Enfin, Hoshyar Zebari, ancien ministre irakien des Affaires étrangères, a négocié de nombreux accords bilatéraux et multilatéraux au plus haut niveau.

La réunion de ce 4 mars, tenue à distance pour des raisons de sécurité et d’efficacité, illustre la volonté de ces acteurs de maintenir un canal de dialogue actif malgré les contraintes géographiques et les agendas nationaux chargés.

Vers un renforcement de l’unité arabe face aux menaces extérieures

Le communiqué insiste sur la nécessité de dépasser les clivages qui ont historiquement entravé l’action arabe collective. Il évoque les risques de fragmentation sur des bases ethniques, confessionnelles ou communautaires, processus que le texte attribue à des stratégies extérieures visant à redessiner la carte régionale. Les participants rappellent que seule une coordination étroite entre les États du Golfe et l’ensemble du monde arabe permettra de préserver l’intégrité territoriale et de protéger les ressources économiques vitales, notamment dans le domaine énergétique.

Les agressions du 28 février et des jours suivants ont démontré, selon le Conseil, la vulnérabilité partagée des États arabes face à des acteurs non arabes disposant de capacités balistiques avancées. Les interceptions réalisées par les systèmes de défense des Émirats, de l’Arabie saoudite et de la Jordanie ont évité un bilan plus dramatique, mais elles soulignent également la dépendance actuelle à des technologies souvent acquises auprès de partenaires extérieurs. Le texte appelle implicitement à une plus grande autonomie stratégique dans ce domaine.

Les violations des principes de bon voisinage et de la Charte des Nations unies sont au cœur de la condamnation. Le Conseil rappelle que les attaques ont visé indistinctement des objectifs militaires et civils, entraînant des perturbations dans le commerce maritime international et des hausses temporaires des cours du pétrole observées dès le 1er mars. Ces faits, documentés par les autorités des pays concernés, constituent selon les participants une rupture claire avec les obligations internationales souscrites par tous les États de la région.

La situation sécuritaire actuelle dans la région au 4 mars

Au lendemain de la réunion virtuelle du Conseil, les États du Golfe et la Jordanie ont maintenu un niveau d’alerte élevé. Les autorités émiraties ont annoncé le renforcement des patrouilles aériennes autour des installations portuaires de Dubaï et Abu Dhabi, tandis que les services saoudiens ont procédé à des inspections systématiques des sites pétrochimiques. Au Qatar, la protection des terminaux de gaz naturel liquéfié a été accrue avec le déploiement de batteries supplémentaires de missiles sol-air.

La Jordanie a renforcé ses dispositifs de surveillance le long de sa frontière orientale et a coordonné avec les partenaires du Golfe des échanges d’informations en temps réel sur les mouvements aériens suspects. Plusieurs capitales ont par ailleurs demandé la convocation d’une session urgente du Conseil de sécurité des Nations unies afin de présenter les éléments de preuve recueillis sur les origines des projectiles utilisés. Le 3 mars, des consultations bilatérales ont été engagées entre Riyad, Abou Dhabi, Manama et Amman pour harmoniser les positions avant toute nouvelle réunion du Conseil de coopération du Golfe.

Ces mesures immédiates s’ajoutent aux déclarations officielles déjà publiées par les ministères des Affaires étrangères concernés, qui ont toutes réaffirmé le droit à l’autodéfense tout en appelant à la retenue pour éviter une spirale incontrôlable. Les aéroports de la région fonctionnent sous restrictions temporaires, et les compagnies aériennes ont ajusté leurs trajectoires pour contourner les zones à risque identifiées depuis le 28 février. Les ports de Dubaï et de Duqm ont repris partiellement leurs activités, mais sous surveillance renforcée des garde-côtes.

Dans ce cadre, le communiqué du Conseil des relations arabes et internationales s’inscrit comme une contribution diplomatique supplémentaire à la mobilisation régionale en cours. Les participants ont souligné que les consultations se poursuivent au plus haut niveau entre les États directement affectés et que de nouvelles initiatives de coordination sont attendues dans les prochains jours. Les infrastructures touchées font l’objet d’évaluations techniques détaillées, avec des équipes d’experts dépêchées sur site pour quantifier les dommages et planifier les réparations nécessaires. Les échanges d’informations entre les services de renseignement des pays du Golfe se sont intensifiés, permettant une mise à jour continue de la carte des menaces balistiques.

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