Les communiqués de presse de fin de mission comprennent les déclarations des équipes du FMI qui transmettent les conclusions préliminaires après une visite dans un pays. Les opinions exprimées dans cette déclaration sont celles des services du FMI et ne représentent pas nécessairement les vues du Conseil dâadministration du FMI. Cette mission ne donnera pas lieu à une discussion du Conseil
Lâéconomie libanaise reste gravement déprimée face à lâimpasse persistante sur les réformes économiques indispensables et à une grande incertitude. Malgré lâurgence dâagir pour faire face à la profonde crise économique et sociale du Liban, les progrès dans la mise en Åuvre des réformes convenues dans le cadre de lâaccord de niveau de service dâavril restent très lents.
Retarder leur mise en Åuvre ne fait quâaugmenter les coûts pour le pays et sa population. Lâachèvement des actions préalables est nécessaire pour que le Conseil dâadministration du FMI examine la demande de programme financier avec le Liban. Nous resterons engagés auprès des autorités pour faire avancer le programme de réformes.
Les pertes importantes du secteur bancaire doivent être reconnues et traitées dès le départ, tout en respectant la hiérarchie des réclamations. Les petits déposants doivent être entièrement protégés (le SLA prévoyait la protection dâune grande majorité des comptes de dépôt); et le recours aux ressources publiques â actifs appartenant à tous les citoyens libanais, avec ou sans compte bancaire â devrait être limité.
Beyrouth, Liban : Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Ernesto Ramirez Rigo sâest rendue à Beyrouth, au Liban, du 19 au 21 septembre, pour discuter des développements économiques récents et des progrès dans la mise en Åuvre des actions préalables convenues dans le cadre de la réunion des services du 7 avril 2022. Accord de niveau (SLA) pour une facilité de financement étendue de quatre ans. A la fin de la mission, M. Ramirez Rigo a fait la déclaration suivante :
« Lâéconomie libanaise reste gravement déprimée face à lâimpasse persistante sur les réformes économiques indispensables et à une grande incertitude. Le PIB sâest contracté de plus de 40 % depuis 2018, lâinflation reste à trois chiffres, les réserves de change diminuent et le taux de change parallèle a atteint 38 000 LBP par USD. Au milieu de lâeffondrement des revenus et de la réduction drastique des dépenses, les institutions du secteur public sont défaillantes et les services de base à la population ont été considérablement réduits. Le chômage et la pauvreté sont à des taux historiquement élevés.
« Malgré lâurgence dâagir pour faire face à la profonde crise économique et sociale du Liban, les progrès dans la mise en Åuvre des réformes convenues dans le cadre de lâaccord de niveau de service dâavril restent très lents. En particulier, la majorité des actions préalables nâont pas été mises en Åuvre :
Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.
- Le budget 2022 doit encore être approuvé par le parlement. Le long retard dans son approbation signifie que, à des fins macroéconomiques, lâaccent doit maintenant être mis sur la préparation et lâapprobation dâun budget 2023 crédible. Cela devrait être basé sur des hypothèses macroéconomiques réalistes, avec les mesures nécessaires pour augmenter les recettes, y compris lâutilisation dâun taux de change réaliste (câest-à -dire le taux de Sayrafa qui devrait devenir le taux du marché avec lâunification du taux de change) à toutes fins fiscales. Cela devrait permettre une augmentation significative des dépenses sociales et dâinvestissement et un ajustement des dépenses du secteur public pour relancer le fonctionnement de base de lâadministration publique à un moment où les services publics sont pratiquement en train de disparaître avec un impact notable sur la collecte des recettes.
- Lâexistence de taux de change multiples provoque des distorsions importantes de lâactivité économique, sape les opérations du secteur public et crée des opportunités de corruption et de recherche de rente, entraînant des pressions excessives sur les réserves de change de la banque centrale. Lâadoption de la loi sur le contrôle des capitaux et les limites de retrait des dépôts qui a été soumise au Parlement en mars est cruciale pour résoudre ces problèmes et réduire les pressions sur les réserves de change de la banque centrale. Dans le contexte actuel, lâintervention sur le marché des taux de change pour stabiliser le taux de change sâest avérée inefficace en lâabsence de réformes indispensables.
- Alors que la réforme de la loi sur le secret bancaire qui a été approuvée par le parlement en juillet contenait quelques mesures positives, elle nâa pas apporté les changements nécessaires pour la mettre en conformité avec les meilleures pratiques internationales. Nous nous félicitons que le Parlement examine certaines de ces principales lacunes, qui sont fondamentales pour lutter contre la corruption, éliminer les obstacles à une surveillance et à une restructuration efficaces du secteur bancaire, à lâadministration fiscale, ainsi quâenquêter sur les délits financiers et récupérer les avoirs détournés.
- La stratégie de réhabilitation du secteur financier, qui a été approuvée par le conseil des ministres, doit être mise en Åuvre pour permettre à un système bancaire plus sain de fonctionner à nouveau normalement, dâattirer les dépôts et de soutenir lâactivité économique. Les pertes importantes du secteur doivent être reconnues et traitées dès le départ, tout en respectant la hiérarchie des réclamations. Les petits déposants doivent être entièrement protégés (le SLA prévoyait la protection dâune grande majorité des comptes de dépôt); et le recours aux ressources publiques â actifs appartenant à tous les citoyens libanais, avec ou sans compte bancaire â devrait être limité.
« Ces réformes et dâautres convenues dans le SLA dâavril sont cruciales pour la reprise



