Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a dirigé une série de réunions d’urgence aujourd’hui au Grand Sérail, au cœur de Beyrouth, pour évaluer les répercussions humanitaires et économiques de l’intensification des frappes israéliennes contre le Liban. Ces rencontres ont réuni plusieurs acteurs clés du gouvernement ainsi que des représentants des Nations Unies, alors que la situation sur le terrain devient de plus en plus préoccupante.
Une réponse humanitaire d’urgence
Lors de la première réunion, Mikati s’est entretenu avec Imran Riza, coordinateur résident des Nations Unies et coordonnateur des affaires humanitaires au Liban. Les discussions ont porté sur l’aide humanitaire actuellement apportée par l’ONU face aux conséquences désastreuses de l’agression israélienne, qui a provoqué d’importants déplacements de population et des destructions d’infrastructures dans plusieurs régions du pays, notamment dans le sud.
Riza a réitéré l’engagement de l’ONU à intensifier ses efforts pour fournir une assistance vitale, soulignant la nécessité d’une action rapide pour éviter une catastrophe humanitaire à plus grande échelle. Le Premier ministre Mikati a exprimé sa gratitude pour ce soutien, tout en appelant à une mobilisation internationale accrue pour faire face à l’ampleur de la crise.
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Gestion des conséquences financières
La deuxième réunion a réuni le ministre des Finances, Youssef Khalil, et Wassim Mansouri, gouverneur par intérim de la Banque du Liban. Cette rencontre a permis de faire le point sur la situation financière critique du pays, aggravée par la guerre en cours. Déjà fragilisé par une grave crise économique depuis plusieurs années, le Liban voit ses finances encore plus affectées par les bombardements israéliens, qui touchent des zones économiques stratégiques.
Les discussions ont porté sur les moyens de maintenir la stabilité financière, tout en assurant une gestion des fonds nécessaires à la réponse humanitaire. Le Premier ministre et les responsables financiers ont évoqué la mise en place de mesures exceptionnelles pour limiter les impacts sur le système bancaire et les réserves publiques.
Hébergement des déplacés : une priorité nationale
Dans une autre réunion cruciale, Mikati a échangé avec Nasser Yassin, ministre en charge de la coordination du Comité national de gestion des catastrophes et des crises. Le ministre Yassin a présenté un rapport détaillé sur la situation des déplacés internes, un des principaux défis actuels du gouvernement. À la suite des frappes israéliennes, des milliers de Libanais ont été contraints de quitter leurs foyers, cherchant refuge dans des écoles et des bâtiments publics.
« Le nombre d’écoles utilisées comme abris a atteint 150, et le nombre de déplacés s’élève désormais à plus de 16 500 personnes, » a déclaré Yassin. Il a également précisé que la Haute Commission de Secours, sous les directives du Premier ministre, a été chargée de poursuivre et d’intensifier l’aide fournie aux personnes déplacées, notamment en termes de nourriture, de soins médicaux et d’hébergement.
Une crise qui s’aggrave
Alors que le gouvernement s’efforce de répondre aux défis immédiats, l’escalade des hostilités entre Israël et le Hezbollah continue de déstabiliser le pays. Les frappes israéliennes s’intensifient et les civils, en première ligne de ce conflit, subissent de plein fouet les conséquences des bombardements. Les infrastructures civiles, y compris des écoles, sont touchées, aggravant encore la situation humanitaire.
Le Liban, déjà plongé dans une crise économique sans précédent, doit désormais faire face à une nouvelle urgence, celle d’une guerre qui menace de plonger le pays dans une situation encore plus dramatique. La mobilisation des agences internationales et des organisations humanitaires est plus que jamais nécessaire pour prévenir une crise humanitaire de grande ampleur.
En conclusion, les réunions de crise tenues au Grand Sérail illustrent la gravité de la situation actuelle au Liban. Entre la gestion des déplacés, la stabilisation financière et la réponse humanitaire, le gouvernement doit faire face à des défis multiples et urgents, alors que le conflit continue de s’intensifier.



