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Le marché automobile libanais en hausse de 36,52 % en juillet 2024 malgré la crise économique

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Le marché automobile libanais a enregistré une croissance notable de 36,52 % en glissement annuel (YOY) d’ici à juillet 2024, atteignant un total de 5 312 véhicules vendus. Selon les sources du marché, cette expansion marque une tendance à la reprise, bien que les chiffres restent inférieurs à ceux de 2019, avant que la crise économique n’affecte lourdement le secteur.

Ventes mensuelles en juillet 2024

En juillet 2024, 1 278 voitures ont été vendues. Les marques KIA et MG se sont imposées comme les leaders du marché, avec respectivement 230 et 218 véhicules écoulés au cours de ce mois. La demande croissante pour ces marques est liée à leur offre de véhicules adaptés aux contraintes économiques actuelles, notamment des modèles plus économiques en carburant.

Montée des véhicules non-gazole

Un aspect notable de ce rapport est l’augmentation des ventes de véhicules non-gazole, qui comprennent les voitures hybrides, hybrides rechargeables et entièrement électriques. En juillet 2024, 150 véhicules de ce type ont été vendus, ce qui reflète l’intérêt croissant des consommateurs pour des options plus écologiques et moins dépendantes du carburant traditionnel, dont le prix ne cesse de fluctuer en raison de la crise.

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Fluctuations du marché automobile depuis 2019

Depuis le début de la crise économique en 2019, le marché des voitures de tourisme a connu des fluctuations importantes. Avant la crise, de nombreux véhicules étaient encore achetés grâce à des chèques à prix réduits, permettant aux consommateurs d’accéder plus facilement au marché des voitures neuves. Cependant, avec la dépréciation continue de la livre libanaise et l’absence d’options de financement, l’achat de voitures neuves est devenu plus difficile pour les Libanais.

Les ventes de voitures neuves restent bien en deçà des niveaux de 2019, année où environ 40 000 véhicules avaient été vendus sur l’ensemble du territoire. En 2023, les ventes avaient chuté drastiquement, atteignant moins de 10 000 véhicules sur l’année, un effondrement dû en grande partie à la dévaluation monétaire, la crise bancaire et l’absence de crédit à la consommation.

Facteurs limitant la demande de voitures neuves

La principale contrainte actuelle pour l’achat de véhicules est l’absence quasi-totale d’options de financement, les banques libanaises ayant drastiquement réduit les prêts aux particuliers. La forte dépréciation de la livre libanaise par rapport au dollar américain a également rendu les voitures neuves beaucoup plus chères pour la majorité des Libanais, dont les salaires sont souvent restés libellés en livres malgré la hausse du coût de la vie.

Les voitures dans la balance commerciale

Les importations de voitures représentent une part importante de la balance commerciale du Liban, bien que celle-ci ait diminué au cours des dernières années en raison de la crise économique et monétaire. En 2019, les importations de voitures représentaient environ 10 % des importations totales du pays, mais ce chiffre a baissé en raison de la baisse des ventes et des difficultés financières rencontrées par les importateurs et les acheteurs. Toutefois, avec la reprise récente des ventes de voitures, cette part pourrait à nouveau augmenter en 2024, bien que les pressions sur la balance des paiements restent importantes en raison de la forte dépendance aux importations.

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Newsdesk Libnanews
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