Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, est arrivé au Liban pour une visite officielle de deux jours, dans un contexte marqué par des tensions politiques et sécuritaires croissantes. Après son arrivée au quartier général de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) à Naqoura, dans le sud du pays, Guterres a tenu une réunion élargie avec le commandant en chef de la FINUL, le général Aroldo Lázaro, et les responsables de la mission onusienne.
Soutien aux forces de la FINUL
Lors de cette visite, le secrétaire général a exprimé son soutien et sa reconnaissance aux soldats de la paix de la FINUL pour leur engagement et leur dévouement au cours des 14 mois de conflit qui ont affecté le sud du Liban. Ces derniers ont continué à jouer un rôle crucial dans la surveillance de la ligne bleue, zone stratégique séparant le Liban et Israël, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU.
Dans son discours, Guterres a insisté sur l’importance du maintien de la paix dans cette région sensible, où des tensions frontalières récurrentes et des violations de la trêve continuent de poser des défis.
Programme de la visite : Naqoura et Beyrouth
En plus de sa visite à Naqoura, António Guterres prévoit de se rendre à Beyrouth pour rencontrer les dirigeants libanais. Ces entretiens auront pour objectif de discuter de la situation politique actuelle au Liban, marqué par une vacance prolongée du pouvoir et une crise économique sans précédent. Le secrétaire général abordera également les moyens de renforcer le rôle des Nations unies dans le soutien au pays, notamment à travers des réformes structurelles et l’aide humanitaire.
Un contexte régional et national tendu
Cette visite intervient à un moment critique pour le Liban. Le pays traverse une période de stagnation politique prolongée depuis la fin du mandat du président Michel Aoun en octobre 2022 et la démission de Najib Mikati, laissant le pays sans gouvernement pleinement fonctionnel. Cette vacance politique complique davantage les efforts pour répondre aux crises économiques et sociales qui touchent la population.
Par ailleurs, le sud du Liban reste une zone de tension. La FINUL a récemment signalé des violations israéliennes répétées depuis la conclusion d’un accord de cessez-le-feu en novembre 2024 de la résolution 1701, tandis que des drones de reconnaissance ont été observés survolant les zones de Naqoura et Tyr. Ces activités accentuent la méfiance et renforcent la nécessité d’une médiation internationale pour désamorcer les risques d’escalade.
Un message de paix et de coopération
La tournée de Guterres sur la ligne bleue vise également à évaluer directement la situation sur le terrain et à réitérer l’engagement de l’ONU à garantir la stabilité dans la région. Par cette visite, le secrétaire général espère renforcer la coopération entre les forces de la FINUL et les parties concernées, tout en appelant à une unité internationale pour soutenir le Liban dans cette période critique.
En rencontrant les dirigeants libanais à Beyrouth, Guterres espère encourager les autorités à accélérer la formation d’un gouvernement et à prendre des mesures concrètes pour relever les défis internes et respecter leurs obligations internationales.



