samedi, janvier 24, 2026

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Les conséquences économiques du blocage de la présidentielle au Liban

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Un impact direct sur les réformes économiques
Le vide présidentiel au Liban, qui perdure depuis plus de deux ans, paralyse les réformes économiques indispensables pour redresser le pays. Al-Liwaa (14 décembre 2024) souligne que sans président, le Parlement ne peut pas adopter les lois nécessaires, notamment celles concernant la restructuration bancaire et la mise en œuvre d’un contrôle des capitaux. Ces réformes, exigées par le Fonds monétaire international (FMI) et les bailleurs de fonds internationaux, sont bloquées, retardant ainsi l’octroi des aides vitales pour stabiliser l’économie.

Une dévaluation sans précédent
L’absence de réformes et la crise institutionnelle ont entraîné une dévaluation catastrophique de la livre libanaise. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) rapporte que le taux de change a dépassé 89 000 livres pour un dollar américain, une situation qui aggrave l’inflation et réduit encore davantage le pouvoir d’achat des citoyens. Les prix des produits de base, comme le pain et les médicaments, ont explosé, mettant des millions de Libanais dans une situation de précarité extrême.

Le blocage des investissements étrangers
Les investisseurs internationaux restent méfiants face à l’instabilité politique du pays. Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) explique que l’absence de leadership politique freine tout effort de relance économique, décourageant les projets d’investissement étrangers. Même les investisseurs libanais de la diaspora hésitent à engager des capitaux dans un environnement où les incertitudes prédominent. Ad-Diyar (14 décembre 2024) ajoute que le climat des affaires s’est détérioré, les entreprises locales étant confrontées à des coûts croissants et à une demande en chute libre.

Le secteur bancaire dans l’impasse
Le blocage institutionnel empêche la restructuration du secteur bancaire, un pilier crucial de l’économie libanaise. Selon Al-Akhbar (14 décembre 2024), les banques continuent de restreindre les retraits en devises étrangères et d’appliquer des politiques opaques, alimentant le mécontentement des déposants. Ce manque de clarté sur la réforme bancaire est l’une des principales raisons pour lesquelles les négociations avec le FMI n’ont pas avancé.

Des secteurs vitaux paralysés
Le secteur touristique, autrefois un moteur clé de l’économie libanaise, est gravement affecté par la crise politique. Nida’ Al-Watan (14 décembre 2024) rapporte que les arrivées touristiques ont chuté de manière significative, en particulier celles en provenance des pays du Golfe, traditionnellement une source importante de revenus. De même, Al-Liwaa (14 décembre 2024) souligne que la fermeture des frontières avec la Syrie limite les exportations agricoles et industrielles, aggravant les pertes pour les petits producteurs et les entreprises locales.

Un chômage en hausse constante
Le blocage présidentiel contribue directement à l’augmentation du chômage. Selon Al-Quds Al-Arabi (14 décembre 2024), de nombreuses entreprises, incapables de faire face à la baisse de la demande et à la hausse des coûts, ont été contraintes de licencier ou de réduire leurs activités. Cette situation touche particulièrement les jeunes et les travailleurs non qualifiés, accentuant les inégalités sociales.

Une dépendance accrue aux envois de fonds de la diaspora
La diaspora libanaise continue de jouer un rôle essentiel pour soutenir les familles restées au pays. Al-Araby Al-Jadid(14 décembre 2024) rapporte que les envois de fonds représentent une part croissante des revenus des ménages, mais ces contributions ne suffisent pas à pallier les lacunes structurelles de l’économie. Ad-Diyar (14 décembre 2024) avertit que cette dépendance excessive est insoutenable à long terme et ne remplace pas les réformes nécessaires pour redresser l’économie.

Une économie en péril sans solution politique
Sans résolution rapide du blocage présidentiel, le Liban risque de sombrer encore davantage dans la crise. Al-Sharq Al-Awsat (14 décembre 2024) met en garde contre une détérioration des services publics, comme l’éducation et la santé, déjà au bord de l’effondrement. En l’absence d’un président capable de relancer les institutions et de rassurer les partenaires internationaux, la situation économique pourrait devenir irréversible.

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Newsdesk Libnanews
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