Dans la région frontalière de Rmeish, au Sud-Liban, une manifestation a eu lieu aujourd’hui, menée par les habitants de la localité, avec à leur tête le père Njeeb Al-Ameel, prêtre de la paroisse. Les manifestants se sont rassemblés devant le poste de gendarmerie local pour exprimer leur refus catégorique de la décision de l’État d’évacuer cette installation. Ils ont lancé un appel fervent au gouvernement libanais pour qu’il ne les « abandonne pas comme par le passé » et qu’il ne les laisse pas seuls face à leur sort.
Un sentiment d’abandon historique
Le sentiment d’abandon exprimé par les résidents de Rmeish fait écho à un ressentiment ancien envers l’État libanais, accusé de négliger les régions frontalières, notamment lors des périodes de conflit avec Israël. L’absence de soutien tangible et la faiblesse des infrastructures locales renforcent ce sentiment d’isolement.
Les autorités, quant à elles, justifient parfois ces décisions par des contraintes logistiques ou sécuritaires en raison du conflit entre Israël et le Hezbollah, mais pour les habitants de Rmeish, ces explications ne suffisent pas à apaiser leurs craintes. La confiance envers l’État est déjà érodée par des années de marginalisation perçue, et ce nouvel épisode vient raviver les tensions entre la population et les autorités centrales.
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Un appel au gouvernement pour une intervention urgente
Le père Njeeb Al-Ameel, en tête du mouvement de protestation, a appelé le gouvernement à réévaluer sa décision et à ne pas répéter les erreurs du passé. « Nous demandons au gouvernement de ne pas nous abandonner à notre sort, comme il l’a fait auparavant. Nous avons besoin de protection, surtout dans cette région frontalière vulnérable, » a-t-il déclaré devant les manifestants.



